213- Confessions au concessionnaire (11JUL26 3/3) !
Sans fioritures ou presque, je vous conduis dans le dernier volet de cette série de trois textes, une visite au garage mécanique d'un concessionnaire automobile, pour mon char. Je dois avouer bien humblement que ce n'est que ce point de mon histoire qui est véridique.
Puis, dans cette part de vérité, j'inclus les protagonistes et héroïnes bien en chair qui y exposent leur silhouette, sans tomber dans l'œil d'un aveugle.
La raison d'être de cette trilogie est de vous partager mon émoi intérieur à avoir côtoyé ces dames fantasmagoriques l'espace d'un après-midi. Aussi, je voulais vous offrir des textes à trois niveaux d'intensité… de désir… si je peux dire ça de même.
Si ce n'est pas déjà fait, vous avez du rattrapage à faire avant de vous attaquer à ce conte : le texte 210 qui est une lente randonnée vers la tension charnelle, le volet 211 qui est un moment d'ascension rapide de chaleur et de plaisir bourrelesque. Finalement, pour ce dernier numéro, on se trouve catapulté directement dans un volcan de plaisir physique, hihihi !
Je me suis donné un scénario pour développer une histoire tant soit peu dans le domaine réaliste… ou pour des péripéties plausibles dans un film pour adulte… sans avertissement style « basé sur des faits réels ». Guuuurlp, basé sur les faits véridiques pour les personnages et les lieux de scénarisation uniquement, on s'entend bien là-dessus.
Je vais essayer d'y appliquer ma source de réalisme habituelle, soit cette domination douce qui me fait grandement capoter à imaginer. On y va, j'arrête drette-là avec mon interminable préface, place à ces faits non vécus… hihihi !
Je jette un dernier coup d'œil vers mon taxi-navette, une version plus fringante du modèle d'auto que je possède. J'avais compris le message ce midi : mon chauffeur ne tenait surtout pas à savoir que Jojo, la directrice du service mécanique, était une femme extrêmement chaude.
L'homme de peu de mots tenait aussi à ce que je me ferme la trappe, et j'aurais bien voulu le voir monter le volume de la radio pour compenser le silence. Arrivé au garage, un signe de tête est suffisant comme remerciement pour le dérangement.
La porte coulissante conduisant au comptoir de service s'ouvre dès mon arrivé, mais… mon cœur fait faux bond.
— Monsieur, vous êtes venu reprendre votre véhicule ? dit l'homme sec derrière le comptoir du service mécanique.
— Oui… oui… bien sûr. Zoé n'est pas là ? que je demande avec une hésitation mal camouflée.
— Elle a quitté et demain c'est congé pour elle. Est-ce que je peux vous aider pour autre chose ? Votre véhicule ?
— Justement. Je suis venu payer pour les entretiens.
— C'est parfait. Je m'en occupe. Voilà vos clés.
Alors que l'homme s'affaire dans ses papiers, je lève le nez par-dessus son épaule pour découvrir qu'il n'y a plus personne, la fourmilière du début d'après-midi est sans vie… et rien qui pourrait me confirmer que Jojo m'attend quelque part.
C'est la mort dans l'âme que je réalise qu'il n'y aura pas de retrouvailles telles que je me les étais imaginées.
— Tenez monsieur. Le total avec les taxes est ici. De quelle façon voulez-vous payer ?
— Si Jojo avait été là, je lui aurais dit en nature, hihihi. Mais entre gentlemen, ça va être par Visa.
Le visage impassible du commis m'indique deux choses : soit ma tentative de blague douteuse est plate et inappropriée, soit il ne porte vraiment pas Jojo dans son cœur. Probablement que c'est un peu des deux.
Après avoir broché mon reçu de transaction à la facture, l'homme soulève un papier et esquisse un sourire énigmatique, le premier depuis mon arrivée.
— Monsieur, Marie-Luce aimerait vous rencontrer. Elle a une proposition à vous faire, m'annonce-t-il comme s'il lisait un verdict. Allez vous annoncer à Sylviane à la réception, elle va vous arranger ça.
Trop bizarre, tout ça. Une chance que ce n'est qu'une proposition et non un trouble majeur lié à ma voiture. Disons que je connais cette tactique de vendeur : ils veulent soi-disant te racheter ta bagnole pour t'en vendre une nouvelle.
Je traverse la salle d'attente vide où, plus tôt dans l'après-midi, Jojo m'avait donné bien des frissons sur les divans de cuirette. Tout est vide maintenant, la directrice ne m'y attend plus les cuisses croisées.
Même la salle de montre est pratiquement déserte à cette heure de début de soirée. Je ne perds pas de temps, les autos en démonstration ne me lèvent aucune passion. Magasiner un char, il n'y a vraiment rien de plaisant là-dedans.
— Est-ce qu'on vous a répondu ? demande une femme que je n'avais pas remarquée, cachée derrière son double écran.
Tout juste avant de répondre, je détaille savoureusement la propriétaire de cette voix basse aux relents féminins assumés.
— En fait non, dis-je à celle qui est assise à la réception. Le service m'a avisé que madame Marie-Luce aimerait me rencontrer.
La femme, sûrement de la cinquantaine bien dépassée, hoche la tête, ses cheveux blancs et courts bougent à peine. Son tailleur deux pièces noir lui va comme un gant et colle parfaitement à son rôle.
— Madame Marie-Luce est disponible. Son bureau est à gauche en haut de l'escalier ici.
En me pointant l'escalier, elle se lève, me présentant sans le vouloir sa grande silhouette généreusement arrondie. J'en prends note, dans les deux sens du terme.
— Heu… merci. C'est quoi, son rôle ici, à Marie-Luce ?
— Elle est la directrice des ventes de la succursale. Notre patronne, si vous voulez. Allez-y sans crainte, elle est en réunion avec madame Jojo, mais je crois qu'elles vous attendent toutes les deux.
Double salive avalée. Je me pose vraiment des questions sur ce qui se dessine, sans trop me faire d'idées non plus. Parce que des idées, j'en ai déjà plein la tête, et elles vont toutes dans le même sens.
Arrivé en haut de l'escalier, la fameuse directrice des ventes m'accueille à l'extérieur de son bureau, par une chaleureuse poignée de main et un sourire à me faire ramollir comme du beurre au micro-ondes.
— Merci d'avoir répondu à ma requête. André, mon aviseur technique que vous avez rencontré, a bien fait son travail, dit-elle de sa voix flûtée. Venez à mon bureau, j'ai quelque chose à vérifier avec vous.
L'image du beurre fondu, il n'y a pas plus concret que ça en ce moment. À regarder madame la directrice, ma salive s'épaissit d'adrénaline et ma pression sanguine se fait plus forte au niveau… du bas du corps.
Marie-Luce, ouf, est une femme que l'on dit, dans le langage courant, forte ! Elle est délicieusement très enrobée, sans bourrelets excessifs, juste des formes moelleuses qui imposent une évidente force de caractère.
Contrastant avec l'image de marque de voiture dominée par le noir, la directrice a opté pour une tenue entièrement blanche : des pantalons ajustés pratiquement translucides et une blouse ouverte sur… sa féminité. Ses cheveux lisses sortant d'un brushing sont le seul contraste offert, à l'instar de sa silhouette plantureuse. Sobre elle est, mais redoutablement efficace.
Oh oui, une érection impatiente se forme en la regardant et j'espère sincèrement qu'elle ne remarque pas mon trouble intérieur et… en surface !
La porte se referme derrière moi, je me retrouve pris en sandwich entre Marie-Luce et Jojo qui est assise sur un fauteuil devant le bureau.
— Je crois que vous connaissez assez bien ma cheffe au service à la clientèle, lance Marie-Luce en s'assoyant sur le coin de son bureau.
— Je confirme que je connais ce client, répond Jojo en me toisant de la tête aux pieds. Il est très réactif de sa personne. Un peu trop, même.
Je déglutis, sachant pertinemment que je vais passer dans le tordeur.
— J'ai une preuve bien réelle que vous avez importuné mes employées en signant une requête en tant qu'admirateur enthousiaste de femmes rondes. C'est bien la première fois qu'un client s'expose ainsi en ligne, dit la directrice au visage impénétrable.
— Mais… moi et Jojo, nous nous sommes expliqués. Je pense qu'elle a apprécié mes explications, contre toute attente, dis-je pour offrir ce qui ressemble vaguement à une défense.
Lorsque je me retourne vers Jojo, sa blouse noire est déboutonnée, laissant deviner des seins lourds sans soutien qui s'appuient sur un gros ventre généreux, encadrés par les pans de tissu écartés.
Il m'est impossible de demeurer impassible. Mon corps se raidit de tension devant un afflux de sang gagnant les coins excitables de mon anatomie. Marie-Luce ne laisse transparaître aucune émotion, alors que Jojo affiche un sourire de satisfaction tranquille depuis son fauteuil.
— On n'a jamais eu ça ici, un client qui outrepasse les limites de la bonne conduite. Puis… tu viens de me confirmer ce que Jojo raconte… un petit bout de peau et te voilà… dur.
— Heu… ben… je ne sais plus… bafouillé-je. Je ne me contrôle plus.
Jojo conserve son sourire, mais son regard se fait plus sérieux pendant que la directrice reste immobile sur le coin du bureau, observant la scène comme si elle évaluait un dossier… sauf que le dossier, c'est moi.
— On ne parle pas ici d'une simple incompréhension, dit Marie-Luce calmement. On parle d'un comportement qui a rendu certaines employées mal à l'aise.
Jojo croise les bras sans agressivité, dégageant davantage de son autorité tranquille. Ses gros seins s'écrasent doucement sous ses avant-bras, ajoutant une autre couche à ma réactivité… corporelle.
— Regarde-moi quand je te parle, ordonne Marie-Luce. Je ne comprends pas, tu es revenu ici comme si de rien n'était.
Ce n'est clairement pas une explosion de colère de sa part, c'est autre chose. Je jauge que ça ressemble à une forme de contrôle lente et calculée. Probablement une mise en scène tout ça, surtout avec le leurre de la proposition pour m'attirer dans les mailles de leurs… beaux ongles manucurés.
— Dis-moi… tu es conscient de ce que tu dégages quand tu parles aux gens ici ? Parce qu'on a eu deux versions de toi aujourd'hui. Le client normal… et le client qui perd ses moyens dès qu'il est un peu déstabilisé.
Je place discrètement mes mains devant mon pantalon, sachant que la forme de mon érection est difficilement dissimulable. Disons que je veux éviter de transgresser les notions de consentement… même si c'est moi qui pourrais être une victime.
Marie-Luce laisse un silence s'installer, alors que je remarque les deux femmes échanger un regard, une conversation tactique.
— On va être claires, dit Marie-Luce. Tu n'es pas ici pour être humilié. Tu n'es pas ici non plus pour garder le silence comme si rien ne s'était passé. Tu as attiré notre attention. Maintenant, on veut voir si tu es capable de rester cohérent.
Jojo pose ses mains sur ses genoux, ce qui fait gonfler sa poitrine vers l'avant dans un moelleux qui m'hypnotise complètement.
— Arrête de te laisser déconcentrer par ma cheffe pis écoute-moi bien, parce que tu as deux options. Soit tu repars maintenant et on oublie tout ça. Soit tu restes… et tu fais exactement ce qu'on te dit.
Le silence qui suit pèse une tonne, comme leurs deux corps réunis. Marie-Luce croise les bras, faisant saillir davantage sa silhouette en sablier sous le blanc de sa blouse. Elle n'a pas besoin de hausser la voix, son autorité est bien plus redoutable que n'importe quelle colère.
— Je… je reste, dis-je dans un souffle.
— Bien sûr que tu restes, dit-elle comme si elle n'en avait jamais douté.
Jojo se lève lentement de son fauteuil, son gros ventre retombe alors qu'elle se met en mouvement dans ma direction. Bien sûr, je ne perds pas des yeux la poitrine lourde se balançant dans cette danse hypnotique qui m'a déjà mis à genoux mentalement cet après-midi.
La cheffe du service s'arrête à quelques centimètres, suffisamment proche pour que je sente sa chaleur corporelle… qui a pour effet de lancer des spasmes irraisonnables dans ma verge tendue.
— Tu vas nous regarder. Rien d'autre pour l'instant. Tu bouges quand on te le dit. C'est compris ?
J'acquiesce, incapable de formuler quoi que ce soit d'intelligent. Mes yeux ne savent plus où se poser, ma tête me répète sans relâche que c'est un guet-apens pour que mon corps soit prêt à cette soumission.
Marie-Luce s'approche à son tour et me tourne lentement autour comme elle l'avait fait plus tôt, sauf que cette fois-ci, il n'y a plus aucun prétexte professionnel dans son regard.
— On sait très bien ce que tu es venu chercher ici aujourd'hui, murmure-t-elle près de mon oreille. Et ce n'est pas juste une permutation de pneus.
Marie-Luce revient se poser sur le coin du bureau, croisant ses longues jambes avec une aisance qui trahit l'habitude d'avoir le contrôle.
— Tu peux t'asseoir, dit-elle en désignant le fauteuil devant elle. Pas à côté de Jojo, ici, devant.
Je m'exécute sans me poser de question. Me retrouver ainsi face aux deux femmes, observé, jaugé, c'est à la fois inconfortable et terriblement enivrant… je capote intérieurement comme je ne l'ai jamais fait.
— Il rougit, remarque Jojo avec amusement, en venant s'appuyer contre le bureau près de sa patronne.
— C'est mignon, répond Marie-Luce sans sourire, mais avec quelque chose dans les yeux qui ressemble à de la satisfaction. Qu'est-ce que tu regardes en ce moment ?
— Vous deux, dis-je honnêtement, tout en cachant que le chemisier ouvert est mon poin focal.
— Plus précisément.
Je déglutis.
— Tout… tout ce que vous êtes.
Jojo échange encore ce regard avec sa patronne, ce regard de connivence féminine qui m'exclut complètement de la décision qui vient d'être prise silencieusement entre elles.
— Bonne réponse, dit finalement Marie-Luce.
Elle se lève du bureau et s'approche lentement, me fixant droit dans les yeux.
— Tu restes parce que tu veux ça. On le sait. Tu n'es pas rebuté par nos corps. Tu les regardes comme si c'était exactement la plus belle chose depuis la création de l'humanité. Tu ne nous vois pas comme… des carrosseries de chars.
Jojo se place derrière moi. Ses mains lourdes se posent sur mes épaules et descendent lentement sur ma poitrine. Elle presse son gros ventre chaud et mou contre mon dos.
— Tu vas nous toucher là où on te dit de toucher, chuchote Jojo à mon oreille. Tu commences par les gros lolos de madame la directrice.
Jamais, dans tous mes scénarios d'auto-caresses, je n'ai imaginé pareil histoire. Pourtant, ici dans ce bureau de concessionnaire automobile, ça dépasse l'imaginable pendant que Marie-Luce déboutonne entièrement sa blouse blanche et retire son soutien-gorge.
Ses gros seins lourds et tombants apparaissent, la peau se tend sur des bourrelets qui descendent jusqu'à son ventre. Je manque de m'évanouir, avant que Marie n'attrape ma main et la pose directement sur son sein gauche.
— Serre… ressent tous les reliefs… je sais que tu ne demandes que ça.
Justement, je serre… c'est… sans égal ! La chair déborde entre mes doigts comme une pâte chaude, une sensation unique pour mes terminaisons nerveuses, surtout que j'entends Marie-Luce pousser un petit soupir de satisfaction.
— Maintenant l'autre main sur mon ventre. Passe-la dessous, entre les plis.
Elle n'a vraiment pas besoin de me le dire deux fois. Ma main tremblante glisse sous le gros bourrelet qui pend sur son pantalon, une peau chaude et légèrement moite qui m'accueille sans façon.
Mais, je dois avoir mal interprété la consigne, je n'ai pas le droit de m'y attarder. Ma main est guidé plus bas, jusqu'à ce que mes doigts touchent le bord d'un élastique qui s'identifie aisément.
— Tire tout en bas, à une main.
Lâche pas mes gros seins.
Je ne sais pas trop comment je m'y suis pris, mais je complète la besogne sans à-coup et sans aide. Ça aurait été tout autre pour la brassière pense-je.
Le string se roule à mi-cuisse pour laisser apparaître, ouf, son sexe rasé, encadré de gros replis du ventre et de ceux de ses cuisses épaisses.
De la sueur perle sur mes tempes, se mutant en torrent d'eau lorsqu'elle écarte… les jambes. Je regarde, je grave tout dans mon cerveau, même si des chattes à gros replis de peau de femmes rondes, je connais bien.
— Mets deux doigts dedans. Caresse en me regardant.
C'est complètement débile, me dis-je, mais je n'entends pas refuser, glissant mes doigts sur la vulve d'abord, puis dans un vagin déjà très mouillé. Ooooh, cette moiteur de vagin excité, c'est l'une des sensations les plus exquises que je connaisse !
La directrice garde les yeux sur moi, calme et dominante comme si elle signait un bon de commande.
— Plus profond. Courbe les doigts. Oui… comme ça !
J'ai tellement le goût de me masturber en même temps, cette tentation est ce qu'il y a de plus fort dans le kaléidoscope de feelings qui me prennent d'assaut.
Derrière moi, Jojo m'enlace plus fort, écrasant ses seins lourds contre mon dos avec toute la chaleur d'une couverture de flanelle en janvier, hooooolala !
Détectant une transgression des règles de ne faire que ce qu'elles me demandent, Jojo prend les devants en passant une main sur ma cuisse et attrapant ma queue par-dessus mon pantalon.
— Tu bandes aussi dur que tantôt. C'est bien d'être aussi réactif et TDAH de la queue ! Lève-toi que je la voie, j'en ai eu un mini avant-goût tout à l'heure.
Elle défait le trio ceinture, bouton et zipper d'une seule main avec une efficacité qui me laisse… sans mots. Je fige pendant qu'elle sort mon sexe et commence à le caresser lentement, sans hâte, le serrant juste assez pour que chaque contact déverse des ondes électriques dans tout mon corps.
Marie-Luce, devant mon apparente rigidité, pousse mes doigts plus profond à l'intérieur d'elle, m'obligeant à émerger de ma torpeur.
— Tu vas me lécher maintenant. À genoux !
OMG ! Je ne savais pas comment je pouvais me laisser embarquer dans ce genre de domination. Je me surprends à m'agenouiller presque machinalement. Son gros ventre me tombe presque sur la tête, ce qui, dans les circonstances, me convient parfaitement.
Elle écarte davantage ses cuisses dodues et écrase mon visage directement contre sa chatte, huuuuum !
J'en hume ce parfum de femme… chaude… avec cette pointe épicée de perversion.
— Oh. Tu as une grosse langue, un beau trésor pour tes deux belles grosses ! Lèche tout jusqu'à ce que je te dise d'arrêter.
Pour lécher, je lèche. Son goût est fort et salé, presque umami. Ma langue doit travailler fort pour atteindre son intimité cachée sous maintes couches de replis adipeux. Ses cuisses balotantes se resserrent doucement autour de ma tête, pas pour me faire mal, juste pour me maintenir bien en place là où elle me veut.
— Plus haut, vas sur le clit. Tourne… en… tourne… oui… continue… coooomme ça… oooooooh !
J'y découvre une vulve étonnamment longue… suave… délectable… comme je les adore. Sauf qu'avec ce type d'anatomie, le bouton de plaisir est bien enfoui dans un cocon graisseux… huuuum… trop… délicieux !
Pour seule réponse, la principale intéressée pousse fort sur ma tête, invitant Jojo à s'agenouiller à côté de moi.
Ça dépasse l'entendement que de voir Jojo prendre un de ses seins dans sa main et le frotter contre ma joue pendant que je vis ma meilleure vie !
— On va te faire travailler longtemps pour régler ta dette, murmure Jojo avec un sourire que j'entends sans même la voir.
Marie-Luce gémit doucement, ses cuisses roulent fermement contre mon visage. Je capote en même temps que son ventre tremble chaque fois que ma langue attrape la petite cerise enfouie.
— Tu aimes ça, hein ? Tu aimes être à genoux entre deux grosses qui commandent. Tu vas nous faire jouir toutes les deux, une après l'autre. Et tu ne jouiras pas avant qu'on te le permette.
Si elle connaissait ma réponse à sa question… ma plus belle mort serait de mourir de fatigue entre elles, ooooh oui. Jojo me tire doucement par les cheveux, m'obligeant à me tourner. Je la regarde soulever son gros ventre et écarter les cuisses. Je comprends tout… je dois la boire !
— Ouvre la bouche pis mange de ce que je suis faite.
Je passe de l'une à l'autre, mélangeant le goût des fluides pour en faire un fumet unique qui me hantera pour l'éternité. Ma langue travaille sans relâche, tandis que leurs mains me tiennent, me caressent et me contrôlent comme si j'étais un appareil qu'elles avaient loué chez Loutec pour l'après-midi.
Marie-Luce gémit plus fort en même temps que ses cuisses tressaillent, me lançant un message que je reconnais parmi mille… la jouissance n'est pas loin.
— C'est ça… lèche plus vite… plus profond… n'ar… rê… te… pas !
Jojo me tient par les cheveux pour me forcer à rester collé contre le sexe de sa patronne. « Tu n'as pas besoin de me tenir, je sais trop bien quoi faire », pensé-je sans l'exprimer tout haut.
— T'entends ? Elle veut jouir. Termine ta job.
Marie-Luce tremble de tout son être sous mes assauts que je ponctue d'arrêts pour reprendre mon souffle.
Son gros ventre ondule, ses genoux tremblent alors qu'elle recule lentement et s'appuie sur le bureau. J'adore tellement ce moment où le corps arrive à la limite de l'orgasme et que les spasmes de vulve suivent les coups de langue.
— Mets deux doigts dedans en même temps… oui… comme ça…
Oh my god, je dois boire le jus de madame qui coule en même temps que vient l'orgasme.
Les cuisses serrées autour de ma tête, sa vulve pulsant contre ma langue, elle tente de calmer mon ardeur buccale sous les poussées d'endorphines.
Je ralentis, abandonnant le clitoris, profitant des chauds replis poisseux de sa grosse vulve pour qu'elle puisse reprendre son souffle. OMG, les mains posées sur mon crâne, elle me témoigne une tendresse inattendue.
— Bon garçon… très bon garçon.
La cheffe du service mécanique me tire immédiatement vers elle, pas de pause, pas de récupération, on passe au prochain dossier.
Elle s'est assise à son tour pendant que je m'occupais de sa patronne, son pantalon ayant mystérieusement disparu quelque part dans le fond du bureau.
Dès que j'ai le regard posé sur elle, ses genoux s'écartent, exposant sa vulve entrouverte réclamant d'autres plaisirs de la chair.
— Maintenant c'est mon tour. Ouvre bien la bouche.
Elle soulève son gros ventre pour enlever toutes entraves à la promesse d'un bon cunnilingus. J'ai beau avoir une grosse langue, elle n'est pas de longueur infinie.
« Huuuum… merci pour cette belle punition mesdames », me dis-je en plaquant ma face contre sa chatte déjà trempée… non… inondée. Ses cuisses boursouflées m'entourent aussitôt, deux oreillers tièdes et très accueillants.
— Lèche profond. Je veux sentir ta langue me fouiller.
Elle n'a pas besoin de m'en faire un dessin. Je lèche avec vigueur, poussant ma langue aussi loin que je peux en réprimant le réflexe de gagging.
Jojo gémit plus fort que Marie-Luce, sa voix plus rauque et rocailleuse, comme si elle avait fumé la moitié de sa vie.
— Oui… là… câlice que c'est bon… t'es doué de la langue, un magicien.
Encore haletante, Marie-Luce passe une main dans mes cheveux avec l'autorité détendue de quelqu'un qui n'a plus de soucis.
— Il va falloir qu'il nous baise toutes les deux maintenant. Tu veux qu'il te prenne par derrière, Jojo ?
— Oh my god oui. Sa grosse queue, je la veux.
Jojo me pousse en arrière et se relève difficilement en se retournant pour s'appuier sur le bureau. Quelle vue iiiincroyable à la regarder écarter ses grosses fesses. Cette vue… les femmes ne peuvent pas comprendre à quel point c'est émouvant.
— Viens. Fourre-moi tout de suite, ça va bien glisser, je te le promets.
My God, my God, my God. Je suis au paradis. Je me place derrière elle et, tel que promis, ça glisse ! Ma queue pénètre facilement dans sa chatte bouillante, sans que j'aie besoin de guider mon gland. Le ressenti est tout bonnement débile !
Savoir qu'une deuxième paire d'yeux surveille mes coups de bassin, c'est une folie supplémentaire que je n'avais pas commandée mais que j'accepte sans négocier.
Je place les mains de chaque côté de ses hanches, empoignant le moelleux de sa chair, suivant la cadence de son gros bourrelet claquant contre le bureau. Les feelings de la pénétration est centupler, par… par… ce que j'ai devant les yeux !
— Plus fort, ordonne-t-elle. Ta queue… frappe le fond… avec !
Mes autres aventures m'ont fait comprendre que, contrairement à ce que je croyais, toucher le fond, même si ça semble douloureux, elles en redemandent toutes !
Marie-Luce se secoue et vient se placer à côté de nous, écoutant et regardant les gestes bestiaux qui se déroulent dans son bureau. Mes mains abandonnent les hanches pour agripper le bureau, m'aidant à pousser ma verge au fond.
— Tabaaaaarnak… c'est cochoooon…
La directrice des ventes passe une main sous le ventre de Jojo pour s'arrêter à caresser son clitoris pendant que je la pénètre.
« What… c'est foooou… meeeerci à l'univers », pensé-je en sentant les doigts fouiller les replis adipeux.
Le déferlement de sensations est tellement intense que je tente un tendre rapprochement… avec Marie, voulant l'embrasser pour ajouter du feeling. Erreur, ses gros yeux me signifient clairement qu'une initiative de ma part est prohibée.
— Tu vas la faire jouir, dit-elle calmement. Tu n'éjaculeras pas avant qu'on ait toutes les deux pris ce qu'on veut.
— Mais… mais… je ne tiendrai jamais le coup, pleurniche-je. Je suis tellement excité… je ne ressens presque plus ma peau… tout est plaisir…
Soudainement, Jojo gémit plus fort, son gros corps secoué par mes coups de reins, ce qui ne règle absolument rien à mon problème… proximité du point de non-retour. Mais ça met une croix sur mes plaintes.
— Huuuum… reste dur… ça me remplit bien… continue comme…
Marie-Luce se penche vers mon oreille.
— Tu aimes baiser les grosses, hein ? Tu aimes sentir tout ce poids qui tremble sous toi ?
Par chance, Jojo embarque rapidement dans une spirale de sensations qui ouvre la porte à son orgasme.
Je ressens tout, mais vraiment tout, surtout les spasmes de son vagin se contractant autour de ma queue, voulant la garder prisonnière. Elle gémit, les mains agrippées au bureau, se laissant aller à l'électricité libératrice de plaisir.
— Ne t'arrête pas… continue… j'en veux encore… ta queue… magique !
Marie-Luce me retire d'un coup, me repoussant vers le fauteuil comme s'il y avait urgence.
— Assis sur le siège cowboy, c'est moi qui te chevauche.
Elle s'installe au-dessus de moi, son gros corps me recouvrant complètement, un plaisir de tous les sens pour l'admirateur de courbes que je suis.
Voir ses gros seins se balancant sous mes yeux, le pli de hanche me fait de l'œil, ses bras lourds qui m'invitent à m'y accrocher… je… capote !
Marie-Luce s'empare sans ménagement de mon sexe qui laisse s'écouler un fil de liquide prés-séminal. « Non non non… pitié… donne-moi quelques minutes », ordonne-je à ma verge qui ne réclame que l'explosion finale.
Holala, cette sentation folle où le gland traverse la vulve, perce les lèvres pour disparaître à l'intérieur… m'arrache des convulsions ! Ce jeu de hanches, lentement au début, puis de plus en plus fort, absolument m-a-l-a-d-e !
Son lourd tablier abdominal, ce repli de chair tellement haïs, claque contre mon ventre à chaque descente, me propulse dans un nirvana de chair, une tourmente d'excitation… inouï !
Je veux tellement éjaculer, ce combat contre moi-même dure depuis trop longtemps. Toutefois, devant les… requête ostentatoires, je prie en silence pour que ça n'arrive pas avant qu'elle ne me le permettre.
— Tu restes bien sage, ajoute la directrice en poussant ma queue plus profond en elle. Résiste encore, je sais que c'est un effort surhumain.
Encore essoufflée, sa cheffe de service se joint au ballet en plaquant ses gros seins contre mon visage.
— Suce… pendant que ma patronne te monte. Ça te changera les idées !
Oh my god, Marie s'enfonce toujours plus profond sur moi, poussant le fauteuil à grincer sous notre poids réuni. Ses yeux me percent de cette obligation de continuer, ses mains sont posées sur mes épaules me rappelant qu'elle a droit d'orgasme ou de coït interrompu sur moi.
— J'y arrive… my God que c'est bon !
Le capitonnage des mamelons des gros seins qui se promène sur mes joues, réussissent tirer une part des sensations qui étaient tous sur mon pubis.
Je résiste à la tentation de mordre, laissant mon esprit voyager au gré des claquements humides de la chatte qui descend et remonte sur ma queue, d'un ventre qui tremble, de cuisses dodues qui m'écrasent.
Sans en demander la permission, Marie accélère la cadence, décelant que ses mouvements deviennent plus brutaux, comme si l'idée de m'achever flirte avec sa conscience. Ses gémissements se font plus forts, le souffle devient court et saccadé.
— C'est ça… reste bien raide… je vais jouir sur toi…
Son corps se contracte violemment autour de moi et m'enlacant tendrement de tout ce dodue de chair.
Le vagin pulse fort comme s'il cherchait à expulser l'artisan de ce plaisir.
Elle reste plantée jusqu'au fond, enfouissant son visage dans mon cou, mordillant ma carotide tout en laissant des sons rauques s'échapper de sa gorge. Les cuisses m'enserrant, elle jouit en silence, les yeux mi-clos, le ventre ondulant dans des spasmes qui témoignent de l'intensité du moment et du plaisir qui se prolonge.
J'ai… tellement envie de déverser ma semence, de l'embrasser partout, de finir ça drette-là. Ça serait à l'encontre des règles du jeu, qui en vaut vraiment toute l'or du monde.
Quand Marie revient sur Terre, elle n'y revient pas avec des pincettes, se retirant d'un coup sec, me libérant de son étreinte que je voulais recevoir encore et encore.
— À genoux sur le tapis… tout de suite !
Je m'exécute sans connaître la suite du programme, ce qui à ce stade-ci me semble être ma posture… logique… face à mes dominatrices.
Je regarde ma verge, question de savoir si elle en sortira vivante de cette aventure. Mettons que j'ai entendu dire qu'être bandé trop longtemps, c'est dangereux médicalement parlant.
Je compte mentalement les heures où je peux considérer que mon sexe était gorgés de sang, soit depuis le début de l'après-midi. Un regard sur mon membre dressé me confirme que ça fait un tantinet longtemps, à voir que la peau derrière les veines bleues est écarlate.
Je me fais tirer de ma rêverie par Jojo qui s'allonge devant moi. Sur le dos, les genoux écartés, son gros ventre étalé. Ouf, c'est une invitation sans aucune ambiguïté où ma queue pulse, connaissant son rôle.
Devant mon apparente hésitation, elle se redresse sur les coudes, pour me tirer par les cheveux. Je n'ai pas le choix d'agir, c'est pratiquement douloureux lorsqu'elle tire ma verge vers son nid douillet transformer en forge de l'enfer !
Si ce n'est pas comme dans un film porno… c'est tout proche. Presque machinalement, je m'enfonce en elle d'un seul coup après lui avoir soulevé les mollets.
Mon corps est en mode survie. Mes genoux crient de douleur sur le tapis, mais je n'ai clairement pas le droit de me plaindre. Les coups de reins s'enchaînent, permettant de me délecter à voir les bourrelets se balancer.
Le spectacle quasi hypnotique me fait oublier Marie-Luce s'agenouillant derrière moi. La directrice colle son corps bouillant contre mon dos, ses gros seins se moulant contre mes omoplates, me tirant des frissons là où les mamelons se glissent.
Oh my god… je n'étais pas prêt à ressentir une main passer entre mes jambes et attraper mes couilles avec une précision… chirurgicale. Je déglutis… complètement à la merci !
— Tu aimerais la remplir ? Ton jus est pour nous deux. Retiens ta semence.
Les cuisses me serrent et m'emprisonnent, avec un dommage collatéral où mes testicules se font presser… ouch ! Cette main indiscrète contrôle mon amplitude, m'empêchant d'accélérer trop vite ou… gurlp… de m'arrêter.
Je suis coincé entre les deux, au sens le plus littéral du terme. Quelque part au fond de moi, une petite voix constate que c'est exactement là où je voulais me retrouver depuis le début de la journée.
Je dois avouer que je suis soulagé de voir ma partenaire se cambrer et grogner. Je peux ralentir la cadence, le souffle coupé par les spasme musculaire de son vagin, se contractant violemment autour de ma hampe. Une mouille abondante s'y échappe au moment où Marie-Luce me tire en arrière, par la mainmise de mes testicules.
— Mon fringant minou, couche-toi sur le bureau.
Elles m'aide à m'y installer, ayant pratiquement besoin de béquilles pour avoir les genoux en compote. Je me retrouve vite sur le dos, le pénis levé au le ciel, un drapeau blanc près à faire des concessions.
Marie-Luce s'agenouille entre mes cuisses pour… « ce n'est pas possible, c'est femmes sont un danger pour la masculinité », pense-je en souffrant en silence… quoique…
— Oh… my… God, dis-je, surpris par ce volte-face.
J'ai droit à un traitement de faveur inattendue par une fellation lente, profonde, gorge profonde en fait, avec une attention qui me fait oublier mon propre nom.
— Bouge pas, dit Jojo en me maintenant en place. Tu prends ce qu'on te donne.
C'est horrible la quantité de feelings qui s'accumule, se déversant dans ma colonne chaque fois que les lèvres glissent sur toute la longueur du membre dressé.
Marie suce avec méthode, langue large et chaude, jusqu'à ce que je me mette à trembler pour vrai. Même si Jojo retient mes poignets, je me débats sans bon sens.
— Laissez-moi aller… je ne suis plus capable… la permission … dites oui !
À m'entendre pleurnicher, je sens les lèvres presser davantage autour de la hampe, la langue agaçant sans relâche l'arrière du gland.
La pression dans mes testicules appelle à la jouissance comme un boyau d'eau que l'on bouche. La vilaine accélère encore, aspire plus fort, boit le sperme qui signale l'arrivée imminente de l'orgasme.
— Jouis !
C'est violent ! Les mains agrippées au bord du bureau, mon corps se secoue entier, l'onde de plaisir impossible à contenir après les derniers mots de Jojo.
Marie-Luce garde ma queue jusqu'au fond et prend tout, alors que je crie ma libération en trois spasmes musculaires généraux… incluant le scrotum vidant tout ce qu'il a accumulé.
Marie se retire lentement, faisant glisser les lèvres, me tirant des chatouilles insoutenables, avant que je me laisse aller sans tonus.
Elle me tire la langue, la preuve ultime qu'elle a tout bu sans se noyer ni s'étouffer, un exploit qui mérite franchement une mention au dossier.
Les deux femmes se regardent, essoufflées, satisfaites, comblées par la débauche qu'elles ont commandée et livrée dans les délais.
Après un temps indéfini, la directrice des ventes ramasse mon t-shirt et me le lance.
— Tu peux te rhabiller. Quand tu reviendras pour tes pneus d'hiver, souviens-toi de te réserver du temps.
Jojo sourit, toujours à moitié nue, prenant réel plaisir à m'exposer ses seins pendulaires, hooooolala… ils sont d'une beauté folle pour moi.
— On n'aime pas les clients qui ne respectent par leurs… promesses.
Je me rhabille en silence, les jambes tremblantes et les genoux en compote, ne croyant toujours pas ce qui m'est arrivé dans ce bureau.
Presque jeté dehors, Marie-Luce ouvre la porte avec le même calme qu'elle aurait eu pour conclure une réunion de budget.
— Bonne soirée mon matou. Ne t'endors pas dans ton char sur le chemin du retour. On veut te revoir dans un seul morceau cet automne, avec ta virilité telle qu'on la connaît et ton endurance telle que tu nous l'as présentée.
Pas même une accolade, pas un seul baiser échangé, juste cette promesse de se revoir, posée-là comme un rendez-vous d'affaires à mettre dans l'agenda.
Je descends l'escalier comme un zombie et, derrière moi, j'entends Jojo qui dit en réprimant un rire étouffé :
— Il va falloir changer le fauteuil… il grince plus fort que d'habitude. On l'a achevé !
Un après-midi d'automne, un client entre pour son rendez-vous de pneus d'hiver. Il est grand, un peu nerveux, et porte une chemise bleue molletonnée pour se parer du froid de la saison. Ses grosses lunettes et ses cheveux longs font de lui un personnage… comme…
Jojo, derrière le comptoir, lève les yeux. Marie-Luce, qui passait par là avec un café, s'arrête net. Les deux femmes se regardent une fraction de seconde, et tout est dit sans un mot.
Jojo, d'un ton parfaitement professionnel, prend les devants sur Zoé, sa technicienne.
— Bonjour monsieur, vous êtes ici pour les pneus ?
Le client répond quelque chose de banal qui ne répond pas vraiment à la question, comme si la perspective d'une dépense supplémentaire lui avait mangé la moitié du vocabulaire.
Marie-Luce, même si ce n'est pas son département, se sent obligée d'intervenir sans même sourire.
— Assurez-vous de bien l'indiquer si vous voulez une permutation complète ou seulement un changement standard. Nous avons la propension d'être clair dans tous nos jobs.
Jojo et Zoé se mordent la lèvre pour ne pas rire. La directrice des ventes garde son visage de marbre, mais ses yeux brillent d'une lumière qui ne figure dans aucun manuel de service à la clientèle.
— Euh… une permutation complète, je pense ? dit le client, visiblement confus par l'attention soudaine dont il fait l'objet.
— Très bien. On va s'occuper de vous… en profondeur, dit Jojo en hochant la tête, sérieuse comme un pape.
Dès que l'homme s'éloigne vers la salle d'attente, les trois femmes éclatent de rire.
— Câlice… je vais jamais pouvoir entendre le mot permutation sans penser à notre matou, dit Marie-Luce avec un brin de nostalgie.
— Et le fauteuil… je l'ai encore dans le garage. J'ai jamais demandé aux mécanos de le réparer. Chaque fois qu'il grince, je pense à sa face quand tu lui ordonnais de ne pas jouir.
Marie-Luce esquisse un petit sourire carnassier.
— Pauvre minou. Il a dû penser à nous tout l'été, chaque fois que la date limite pour les pneus d'hiver approchait.
Jojo hausse les épaules, toujours en riant.
— On lui a donné une aventure qu'il va se rappeler jusqu'à sa mort. Nous autres aussi, on va se souvenir de ce client jusqu'à ce qu'on soit vieilles et ridées.
Marie-Luce lève son café comme pour porter un toast.
— À la permutation de pneus la plus mémorable de l'histoire du garage !
Jojo et Zoé cognent leur gobelet contre le sien.
— Santé. Et que le prochain client qui nous regarde de travers sache ce qui l'attend.
— La prochaine fois, ajoute Zoé, je veux être de la partie ! Je fais mes Kegel tous les jours pour m'y préparer.
Elles rient encore un moment, puis retournent travailler comme si de rien n'était.
Quant à moi… chaque fois que je passe devant le concessionnaire, je regarde le stationnement et je souris tout seul comme un idiot heureux.
« Bon, lundi le 3 novembre semble être une bonne date pour mon rendez-vous ». Je fais une sélection de date et d'heure sur le site web du concessionnaire, avant de remplir la description des travaux requis.
Je tape lentement au clavier, avec le sourire : « Admirateur de Jojo-Luce attend son tour pour une permutation de pneus et une vidange… d'huile » ! Message envoyé. Voilà !
Holala, je vis presque cette fin de texte avec une nostalgie. Mettons que dans la vraie réalité de l'écriture, je ne suis pas resté impassible devant toutes ces péripéties imaginées… mon imaginaire est, mettons, connecté direct avec… vous savez où !
Je ne sais toujours pas si le plus intense dans toute cette histoire, c'est ce qui s'est passé dans le bureau de la directrice… ou le fait que tout ait repris son cours parfaitement normal après, avec une promesse que ça recommence.
Les pneus ont été changés, la facture a été payée, le concessionnaire existe encore. La vraie Jojo répond probablement toujours au téléphone avec sa voix grave pendant que la vraie Marie-Luce arpente la salle de montre avec son café à la main et que la vraie Zoé complète inlassablement ses formulaires de requête sans se douter de rien… ou peut-être qu'elle se doute de tout, ce qui serait encore mieux.
Et moi ? Je continue ma vie comme n'importe quel gars ordinaire. Sauf que dorénavant, il y a un concessionnaire automobile dans lequel je serai incapable d'entrer sans sentir mon pouls accélérer d'un bon cran.
Un simple rendez-vous pour une permutation de pneus est devenu une espèce de souvenir interdit, coincé quelque part entre le fantasme, le rêve cochon et la scène tellement improbable… ouf… l'univers… svp !
Une chose est certaine, depuis ce jour de la rencontre imaginaire, je regarde beaucoup moins les voitures… et beaucoup plus les femmes derrière les comptoirs, espérant ce petit moment de connexion qui sort des sentiers de communication classique. Ben quoi, c'est toujours permis de rêver à une Jojo et une Marie-Luce ! Hihihi ! À la revoyure !
Psssst, pour vrai, j'ai déjà ajouté ce genre de petite note « admirateur de femme ronde » à un document officiel et ça m'a valu la plus incroyable des histoires… que je vous raconterai un autre moment donné.
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