211- Confessions au concessionnaire (20JUN26 2/3) !

  Avant de poursuivre mes tribulations de concessionnaires automobiles, je veux bien vous raconter quelque chose. Je me suis fait poser une question après avoir réagi à un Reel Instagram sur le compte d’une « professeure de pole dancing ».
  Je vous vois venir. Vous vous imaginez que je me délecte du pole dancing comme à l’époque où les clubs de danseuses nues pullulaient au Québec. Ouin ouin… ce temps où chaque municipalité et chaque quartier de la Belle Province avait son petit lieu de perdition, ou de découverte, selon le jeune moi que j’étais.
  Aujourd’hui, le pole dancing est toujours aussi sexy, mais ses ambitions ont changé de ton. On parle davantage d’accomplissement personnel, d’entraînement, de discipline artistique. Bref, ça s’est musclé, au propre comme au figuré. En tout cas, c’est le pole dancing que je vois en ce tournant de quart de siècle et de ma cinquantaine.
  Donc, si je reviens à la question… ok ok ok, je mets les choses au clair avec vous, chers lecteurs et lectrices. Oui, la professeure de pole dancing en question sur mon Instagram est une femme ronde, pleine de douceurs.
  Elle ne s’en cache pas. Son cours s’appelle « plus-size pole dancing ». Voilà. Pas de détour, pas de cachette.
  Sa question, maintenant : « Beaucoup d’hommes se sont soudainement abonnés à mon compte et c’est freakant. Mon Reel a 150k vues en une semaine. Je ne peux pas imaginer que c’est pour autre chose que me fétichiser. Tu penses que c’est pour quoi ? Je suis curieuse d’avoir l’insight d’un homme. »
  Bon. Sans lui enlever le fait qu’elle est trèèèès sexy (il faut dire les vraies affaires), pourquoi un Reel de pole dancing lui ramènerait 1000 nouveaux abonnés masculins ?

  Je lui ai répondu en commençant par le côté moins glamour de la patente. 150k vues et 1000 abonnés, ce n’est pas juste « du monde qui ont ressenti quelque chose ». Il y a une mécanique derrière et un petit parfum louche de méga-corporations qui jouent dans l’ombre des données numériques.
  D’abord, les faux comptes. Dès qu’un contenu commence à performer, ça attire une faune automatisée : bots, comptes recyclés, profils vides avec une photo trop belle et zéro bio. Leur but n’est même pas toujours clair. Peut être que c'est pour gonfler des statistiques, pour scraper du contenu, tester des scripts… ou juste exister à l'état de poltergeists numériques.
  Ensuite, l’effet boule de neige de l’algorithme. Instagram détecte des signaux très précis : temps de visionnement, replays, likes. Le pole dancing coche beaucoup de cases visuelles fortes. Puis tu ajoutes à ça une dimension qui sort de la norme, le plus-size, et tu augmentes la rétention, souvent par curiosité. L'algorithme pousse encore plus la vidéo. Et elle est poussée vers qui ? Vers ceux qui réagissent vite… souvent des hommes.
  Je ne lui ai pas parlé du clickbait. Une vidéo accrocheuse, un visuel assumé, une présence forte, ça arrête le scrolling en une fraction de seconde. L’algorithme se fout un peu du message, il veut capter l’attention. Ça attire autant les gens sincèrement intéressés que ceux en mode consommation rapide… disons, un peu voyeur.
  Puis j’ai terminé avec les comptes semi-automatisés, boostés à l’IA. L'IA fait bien les choses avec des profils qui likent, qui suivent, se désabonnent et commentent de façon crédible. Ça circule beaucoup plus qu’on pense. C’est discret, mais ça travaille fort en arrière-plan.

  Donc, dans 1000 nouveaux abonnés, t’as un mélange d'humains réellement intéressés, des gars attirés ou curieux et une bonne tranche de comptes sans réelle valeur humaine derrière. Force est d'admettre que ce n'est juste du désir, ni juste de la fétichisation. C'est un cocktail d'une mosaïque d'intention.
  C’est plate de lire une explication  d'interactions pilotées par des machines dans un centre de données top secret. Chère professeure, « ils me fétichisent tous », c’est un peu gros. La réalité et plus nuancée.
  Il faut reconnaître une chose sans tourner autour du… poteau : une partie de ces abonnements vient d’une attirance physique. Le pole dancing, qu'il soit en version plus-size, reste une activité visuellement chargée. Ça mélange la force, le contrôle et une sensualité assumée.
  Ajoutons-y une identité plus-size portée sans gêne, ça attire des hommes qui aiment ce type de silhouette. Certains vont appeler ça de la fétichisation. D’autres vont juste dire « j’aime ça, point » sans thèse post-doctorale.
  Ensuite, il y a l’effet viral pur. 150k vues en une semaine, ça sort du cercle habituel. L’algorithme envoie ça un peu partout, à des gens qui ne se connaissent pas, hommes et femmes confondus. Dans le lot, il y a forcément des gars qui s’abonnent machinalement parce qu’ils ont aimé ce qu’ils ont vu, sans réflexion ou de plan cachéz juste un « ah ouin, intéressant »… follow… scroll.
  Il ne faut pas oublier la curiosité sincère. Le « plus-size pole dancing » casse un stéréotype bien installé. Beaucoup de gens n’ont jamais vu ça présenté avec aplomb. C'est sûr que ça intrigue, sans nécessairement être couverte par des arrières-pensées sexuelle. Des fois, c’est juste « ok, j’avais jamais vu ça de même ».
  Et il y a l’admiration, tout simplement. Voir quelqu’un maîtriser son corps dans une discipline exigeante comme celle-là, peu importe la shape, je n'ose pas imaginer les bleus et éraflures que j'accumulerais.
  Certains s’abonnent pour suivre une progression, pour voir du contenu différent ou juste parce qu’ils trouvent ça impressionnant.

  Au final, ben oui, il existe une zone grise entre attraction et fétichisation. Mais tous les hommes attirés par une femme ronde ne sont pas en train de la réduire à un fantasme ambulant. Certains aiment, comme d’autres préfèrent les grandes, les sportives ou les tatouées. La ligne est mince, mais elle est là et elle mérite d’être reconnue.
  Voilà. Si avec ça on ne comprend pas un peu mieux la « virilité instagrameuse », je ne peux plus rien faire pour vous… à part vous envoyer un GIF de chat confus.
  Je ne suis pas au-dessus de ça non plus. Moi aussi, de temps en temps, je me fais rattraper par la réalité organique de l’algorithme. Un petit afflux de « nouvelles amies » au physique de joueuses de tennis.
  Ça me fait toujours sourciller… surtout quand le sujet principal de mes textes est, disons, un peu plus bourrelesque. Comme quoi, même l’algorithme a le sens de l’ironie. Revenons au programme principal, voulez-vous ?
  À la fin du texte 210, je vous posais une question : « Est-ce que vous aimez ce genre d’histoire où la tension monte tranquillement ? Ou vous trouvez ça trop lent… et vous préférez que ça aille droit au but ? »
  Évidemment, comme j’écris d’avance pour éviter de me retrouver bec-à-l’eau sans rien à vous partager, vous n’avez pas pu répondre à temps pour influencer le texte actuel.
  Alors, je me suis dit « parfait, on va jouer avec le rythme. » Première partie, le texte précédent : la chaleur s’est installé lentement. Deuxième partie, le texte actuel : on monte d’un cran, disons… bouillant. Et si tout va bien, la troisième partie : on ouvre les portes de l’enfer.
  Si vous êtes déjà perdus, retournez au texte 210, je vous attends ici sans stress.
  Dans la vraie vie, cet après-midi-là au concessionnaire, en attendant mon char, j’ai hésité entre : retourner au boulot, aller au centre d’achat ou me perdre entre deux rangées de livres à la bibliothèque. Devinez quoi ? Rat de bibliothèque un jour, rat de bibliothèque toujours, j’ai choisi la troisième option.
  C’est là qu’on reprend… dans l’histoire… pas dans la vraie vie. Je sais, c’est un peu décevant être dans la réalité alors que des héroïnes attendent votre blogueur dans des fantaisies. Abandonnez-vous mon rêve, bonne lecture !

  Le transport via la navette offerte par le concessionnaire glissait à travers la ville avec une efficacité parfaite. Le chauffeur connaissait son territoire sur le bout des doigts, évitant les détours, les pièges des chantiers routiers… et toute forme de conversation.
  Mon taximan, un homme d’environ soixante-cinq ans, a ce visage fermé qui en a vu passer des clients et qui n'a pas envie d’en découvrir un de plus.
  — Belle journée, hein ? dis-je, tentant de soutirer un mot en regardant par la fenêtre.
  Sa réponse ressemble à un grognement, un « ouin » ou un soupir fatigué. Difficile à dire. J’ai relancé, changé de sujet en variant les angles. Rien. Mes mots coulaient comme des cailloux lancés dans une rivière. 
  — Tu conduis un modèle semblable au mien, en plus luxueux. Il est hybride ? Parce que moi, je n’ai pas ça dans mon électrique, que j'ajoute en pointant le tableau de bord.
  — Ouin.
  — Pas pire les caméras de clignotant. J’ai même pas ça dans ma version.
  — Ouin… j’suis rendu à 50 mille miles.
  Wow une information que je n'ai pas demandé… dans une unité qui m’oblige à faire de la conversion mentale. On ne vient vraiment pas de la même génération.
  J’ai abandonné, définitivement, observant un silence radio, me contentant de regarder la ville défiler pendant que lui poursuivait sa course, stoïque.
  Arrivé à la bibliothèque, il m’a tendu un petit carton.
  — Numéro de rappel. C’est quoi le tien ?
  Même ton, même économie de mots. J’ai répondu. Il est reparti aussitôt, aspiré par une armée de cônes orange au coin de la rue.

  La bibliothèque m’a accueilli avec son calme surréaliste, de pages qui tournent, de pas feutrés, de respirations lentes et de chuchotements. Même les toussotements ont l’air d'être camouflés.
  Je suis monté au troisième étage, mon coin favori grâce aux fauteuils berçants s’alignant le long des grandes baies vitrées, avec vue sur la ville. Quoique… la vue est un bonus, ce que je viens chercher est la tranquillité via la lecture.
  Je me suis automatiquement dirigé vers les nouveautés. Il me faut quelque chose de rapide à lire et de satisfaisant. Impossible de savoir quand mon téléphone allait sonner pour mon auto. Une BD ou un livre de vulgarisation sur le… tricot genre, juste de quoi tuer le temps… mais agréablement.
  L'univers fait si mal les choses, j’ai remarquée ma nouvelle distraction. Et oui, une technicienne en documentation, appelons les gens par leur vrai profession, une bibliothécaire, même si ça fait lever les yeux au ciel dans le milieu. Ladite femme s'occupe de classement de livre dans le même îlot que moi.
  Je me suis donné le loisir de l’observer, discrètement, parce que… ouin. Mi-trentaine, cheveux mi-longs avec une coupe rebelle, pas très grande, et une silhouette… imposante, ronde, toutoune.
  Elle est dotée d'un magnétisme hyper attractif pour le visiteur attentif que je suis.
  Son tablier d’employée négocie ferme avec ses courbes, les courroies disparaissant dans le relief de ses hanches. Mes yeux s'attardent, ouf, sur le mouvement lent de sa poitrine, qui suit naturellement chacun de ses gestes.
  Il y a quelque chose de doux et apaisant dans sa façon de bouger. Comme si tout va un peu moins vite autour d’elle. La bibliothèque a changé de rythme… juste pour moi.
  Un petit coup de martinet mental, et je me force à regarder les livres. Je tombe sur une BD épaisse, à la couverture plutôt drabe. Sans trop réfléchir, je la prends pour me sortir de cette espèce de transe. Peine perdue…
  — Bon choix, dit la technicienne tout près.
  Sa voix me surprend. Douce, mais avec un petit quelque chose qui s’impose. Je me tourne vers elle.
  — Ah oui ? dis-je en baissant les yeux sur mon choix de bouquin, un peu machinal.
  Elle esquisse un sourire complice.
  — Disons que… ça dépend de ce que vous aimez. Mais si vous avez un faible pour les femmes… grosses, vous risquez de ressentir quelque chose avec votre choix.
  Un léger silence chargé d'électricité s’installe.
  — Des « feelings », comme on dit. Les Courbes du Silence, de Maëlle Dorsay… c’est mon grooooos coup de cœur. Elle écrit des histoires… lentes. Le genre qui se ressent dans chaque pore de peau.
  La technicienne s’appuie contre une colonne derrière elle, glissant subtilement hors de son rôle. Il y a une étincelle dans son regard. Quelque chose de personnel.
  — Je ne suis pas sûre que les hommes aiment tant le scénario de ta BD, mais c’est l’histoire d’une célibataire endurcie qui est convaincue qu’un homme l’attend, toujours, dans des lieux de passage… gares, cafés, bibliothèques. Elle se sent observée, sans jamais oser faire le premier pas.
  Elle marque une pause, pour me garder accroché. Ce qu'elle ne sait, je bois chacun de ses mots
  — Jusqu’au moment où elle tombe sur lui, dit-elle en dessinant vaguement une silhouette dans l’air. Éloïse… est grosse. Et lui… il apprend à la regarder autrement. Ce qui est beau, c’est pas juste ce qu’ils font… c’est comment l'histoire monte.
  Son regard glisse vers moi.
  — Et à un moment donné, ils arrêtent d’attendre. Ouf… pour mon cœur de femme, c’est un rêve. Voilà. À toi de découvrir.
  — Intéressant… que je réponds. Je t’en donnerai des nouvelles.
  — Bonne lecture.

  Je m'installe dans un fauteuil à l’écart. La vue sur la ville aurait dû m’apaiser, mais mon esprit était ailleurs. Tout le non-verbal de la technicienne déborde largement du cadre rigide de son boulot. Il y avait autre chose et je ne suis pas certain d'avoir mis le doigt dessus.
  Je replonge dans ma BD, ignorant les notifications sams feeling de mon téléphone.
  Très vite, je saisis pourquoi la technicienne en parlait comme ça. Ce n’est pas un scénario banal… c’est une ambiance saisissante. Cette tension s'est installée doucement, tout en s’infiltrant dans mes pores de peau… avant de se muer en choc électrique.
  Éloïse l'héroïne de l'aventure… avec son corps lourd, ce n'est pas juste des formes géométriques à mes yeux, c’est du ressenti qui m'atteint assez pour que je me surprenne à respirer différemment, à relire certaines cases et à m’attarder longtemps sur les dessins qui ne me font… oui … quelque chose monte lentement mais sûrement.
  Sans vraiment m’en rendre compte, ma main a glissé sur le haut de ma cuisse, pour caresser ce petit bout d'intimité ayant durci par le truchement… de la BD.
  Un geste presque innocent… en apparence, sauf qu'à la bibliothèque, je pourrais appelé ça une pulsion incontrôlable. Mon cerveau ne lisait pas l’histoire de façon neutre.
  J’ai levé les yeux en prenant conscience que la bulle de feelings qui m’enveloppe n’est pas opaque. Dans le coin de la longue étagère de livres consacrées à la psychologie, la technicienne, qui n’est pas directement face à moi, est bien dans mon champ de vision. Occupée, en apparence… elle demeure trop immobile pour ne pas se faire remarquer.
  Est-ce qu’elle regardait ? Ou est-ce que j’imaginais tout ceci ?
  Mes yeux retournent à la lecture. Dorénavant, chaque page vibre autrement, amplifiée par la présence de la bibliothécaire, comme si elle est Éloïse, sortie tout droit de l’histoire.
  Quand je me suis finalement levé, j’ai le cœur qui cogne plus fort que d’habitude. Il faut dire que le récit de la BD a fait son effet. Je garde le livre devant mon pubis, faisant office d'écran à ma réaction typiquement masculine… une érection bien assumée par mon corps, moins par son propriétaire.
  Pendant que le concessionnaire tarde à me rappeler, je me dis que je peux me dénicher une autre lecture tout aussi… stimulante, avec ou sans l'aide de la technicienne.
  — Terminé ?
  Sa voix me rappelle ! Elle réapparaît presque comme par magie, sans nuage de fumée, mais l’effet est le même. Je n’ai pas le temps de répondre qu’elle me retire le livre des mains.
  — Je vais le replacer pour que d'autres bénéficie de ce chef-d'œuvre. J’espère que tu as apprécié… Oh ! S'exclame t-elle en marquant une petite pause qui n'a rien d'anodine.
  Ses yeux glissent vers mon entrejambe sans détour. Elle voit,  elle sait tout, sans détourner le regard d'un iota. Son sourire s’étire, pendant que je sens monter une chaleur comme un ado pris sur le fait.
  — Je vais prendre ça comme un oui. Je me demandais si… l’héroïne… Éloïse… elle vous plaît ?
  — Oui… que je souffle plus que je ne parle.
  — Moi aussi, ajoute-t-elle en penchant légèrement la tête. Je lui ressemble un peu… je pense.
  Dit simplement sans prétention, ça déclenche quelque chose de net en dedans de moi, un afflux sanguin qui retourne vers les corps caverneux. J'ignore qu'est-ce qui me prends, je croise mes doigts dans une de ses mains. Elle ne la retire pas, ooooh !

  La suite… c’est le genre de truc qui n’arrive que dans les BD. Ou dans les fantasmes qu’on ne pense jamais vivre pour vrai.
  Elle m’entraîne plus loin sur l’étage, sans jamais lâcher ma main, jusqu’à une petite salle de bain. La porte se referme doucement derrière nous, en même temps que la lumière s’allume. Le silence change de texture, plus chargé, en plus d'être aseptisé.
  La bibliothécaire retire son tablier lentement. Les cordelettes cèdent, libérant son corps de leur tension. Sans me regarder pour demander la permission, sans discours inutile, son chandail suit le même chemin, direct !
  Ses seins tombent libres, lourds et vivants de désirs. Ils reposent contre son ventre, glissant vers l'extérieur sur sa peau pâle.
  L’air est dense tout d'un coup. Une odeur monte, musquée, de ce mélange incroyable de peau, de chaleur et de désir. C'est mon type de phéromones qui m'emprisonne dans un havre de sensations.
  Je fige une seconde, peut-être deux, assez pour sentir mon érection insistante pulser contre le tissu de mon pantalon. C'est totalement impossible de rester spectateur.
  Mes mains hésitent… puis elles comprennent vite la portée de nos rapprochements. Elles se posent sur les seins, testent l'absence de limite, puis deviennent plus sûres et plus gourmandes. Je prends ses seins et les malaxe, je sens leur poids, leur moelleux. Sous mes doigts, les aréoles réagissent immédiatement.
  Ouin… je suis embarqué solide dans une spirale de ressenti impossible à résister.
  Mes mains descendent, lentement d’abord, puis avec plus d’assurance sur son ventre, ses plis et ses courbes tendre qui se donnent à mes paumes. Je presse, je pétris, je sens la chaleur. Mes ongles s’enfoncent juste assez pour provoquer un frisson qui se répand sur la peau de la bibliothécaire.
  Elle réagit et murmure des mots incompréhensibles ayant pour effet de m’allumer encore plus.
  Elle ferme les yeux quand mes mains trouvent ses hanches, un son lui échappe.
  — Prends ton temps… murmure-t-elle d'une voix rauque.
  Alors je prends mon temps… en profitant de ses lèvres entrouverte pour y déposer les miennes.
  Sans retenue, ma bouche prend la sienne, nos langues se trouvent rapidement pour un danse de french kiss humide, profond et saliveux. Ça déborde de feelings, ça goûte la passion. Je mordille sa lèvre, la tirant d'une aspiration, puis je descends.
  Son cou, épais et chaud, je lèche, je prends, je goûte le sel de sa transpiration emprisonnée au creux des plis. Je descends encore, sur ses épaules, puis ses seins.
  Ma langue tourne autour d’un mamelon et l’aspire à la limite douloureux. Je le tire entre mes dents, elle arque le dos sans me repousser. Le son qu’elle lâche me traverse direct.
  Je passe à l’autre, offrant le même traitement, soit une main qui pince pendant que ma bouche s’en occupe.
  Puis j’ose quelque chose d'inédit pour moi. Mon visage s’enfonce dans les replis de son ventre. Je respire fort son odeur intime et animale. Ça me fait quelque chose de primal que je n’essaie même pas de contrôler.
  Ma langue explore, chaque creux et chaque zone humide. Je mords doucement et lèche plus fort, son corps en entier réagit. Elle halète et ses cuisses s’écartent toutes seules oour une invitation claire.
  La technicienne se rapproche encore. Ses bras autour de moi, ses mains trouvent ma queue à travers le pantalon. Elle serre… fort… elle masse lentement, de haut en bas, sans se dépêcher.
  Je grogne contre sa peau ressentant mon gland suinter quelques gouttes de liquide pré-éjaculatoire. 
  Elle ne dirige rien, elle ne fait que profiter, comme l'héroïne de la BD, une Éloïse en chair et… en chair. Hoooolala, ses hanches bougent contre ma bouche alors que les baisers reviennent plus rapides et cochons. Nos mentons deviennent humides de salive visqueuse chercher d'hormones de désir. Ça glisse, ça colle, mais on s'en fout.
  Mes mains descendent encore, soulèvant son ventre pour atteindre sa culotte déjà trempée, collée par sa chaleur mélange à son jus qu'elle ne peut retenir.

  Elle gémit, ses doigts s’agrippent à mon pantalon là où mon érection déforme le tissu, provoquant une onde de douleur que j'accepte comme un plaisir.
  — Ne t'arrête pas… c'est… débile… comme la BD.
  Elle le dit comme une constatation, n'attendant aucune réponse de ma part sauf… que je le prends comme un aveu pour que je poursuive.
  Je prends tout ce qu’elle me donne, sans ralentir. Puis… une vibration… mon téléphone… cassant tout… net.
  Le nom du concessionnaire s'affiche, évidemment. On se fige une seconde avant d'éclatet de rire. Tendrement, nos fronts se touchent.
  — La réalité… quelle saloperie, dis-je en acceptant l'appel. Oui, bonjour ?
  — Votre auto est prête. Il faudrait passer avant 17 h 30, sinon vous ne pourrez pas récupérer le véhicule avant demain.
  — J’arrive. Je vais avertir le service de navette, merci, dis-je résigné en raccrochant.
  On se regarde, en silence, ce ne pouvait être terminé. Un mélange de frustration et de complicité nous atteint. On s’embrasse encore, mais différemment, plus lentement, plus… amoureux.
  — C’est la première fois… qu’elle murmure… qu’on me désire comme ça.
  Je n’ai rien répondu, j'ai tout compris avant que mon téléphone vibre à nouveau. Le timing est impeccable ! Un numéro inconnu qui doit être le chauffeur de la navette.
  — Je suis dans le coin avec un autre client. Besoin d’un lift ?
  — Oui, dis-je en me raclant la gorge, encore un peu pris ailleurs.
  On s’est rhabillés, lentement, chaque geste sert d’atterrissage vers la vie platonique et redevenir présentables.
  Avant de sortir, la technicienne m’a retenu une dernière fois avec un regard et une main posée dans la mienne pour dire « tu reviendras ».

  Hoooolala, je capote de vivre dans ma tête chaque détail pour vous écrire le texte. Pour conclure, je pense que ce qui me fascine le plus dans tout ça, autant dans l’algorithme que dans cette parenthèse improbable à la bibliothèque, c’est cette frontière floue entre les désirs et ce qui nous traverse pour vrai à la frontière de la réalité.
  Que ce soit une vidéo, une personne désirée ou une rencontre inattendue entre deux étagères, il y a toujours ce moment où le simple visuel peut prendre racine en vrai et déverser un plein truck de dopamine juste pour ressentir. Woooow !
  Vous proposer une montée graduelle, une tension qui s’installe sans se presser où tout est sur le point de basculer… c'est obsédant pour votre blogueur.
  Parce que oui, j’adoooore quand ça prend son temps. Quand ça chauffe tranquillement avant de bouillir. Vous… si vous êtes encore ici, c’est que vous embarquez aussi dans cette dérive des feelings.
  Une chose est certaine : la suite de ce texte va monter d’un cran. Après ça, vous allez pouvoir répondre à la vraie question : êtes-vous du type histoire chaude, bouillante… ou infernale ?
  Parce que là… on s’en va clairement vers l’infernal pour le dernier numéro. Alors… merci encore… et à la revoyure !


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