200- Romance à broil (14MAR26 2/2) !

  Incroyable… j’en suis au deux centième texte ! Deux cents. Il y a trois ans, jamais je n’aurais cru me rendre aussi loin dans cette aventure peu commune, ni réussir à dénicher autant de choses à vous partager, ni utiliser mon imaginaire aussi souvent pour accoucher de créations littéraires, aussi bancales, tordues ou assumées soient-elles.
  Bon, je suis assez lucide pour ne pas me prendre pour un écrivain, un romancier ou un documentaliste. Je suis juste un quidam qui voit les années s’égrener, les souvenirs se flouter tranquillement, pendant que les fantasmes se portent très bien, merci.
  J'arrête cette nostalgie tout de suite. Vous êtes pas venus ici pour une thérapie collective, mais pour la fête… la vraie… la grande messe sans sermon rétrograde.
  « Entrez donc, mesdames et messieurs. Vous trouverez le buffet dans le fond et j'annonce tout de suite que c'est bar-open… youpie » !

  La musique s’arrête net. Un moment de silence juste assez longue pour que la tension monte avant qu'une homme chapeau melon eg tuxedo monte sur la scène. La voix du maître de cérémonie grésille dans les haut-parleurs.
  — Mesdames et messieurs… le texte numéro deux ceeeent !
  La salle explose. Des ballons tombent du plafond, un canon à confettis vomit son arc-en-ciel de papier, et une vague d’applaudissements me rentre dedans comme une bourrasque. Je reste figé une seconde, verre à la main, à regarder ce chaos joyeux qui n’existe que parce qu’un jour, j’ai écrit un texte et cliqué sur « publier le texte 001 ».
  — Vas en avant ! crie quelqu’un au fond.
  — On veut un discours ! lance une autre voix, déjà un peu pompette.
  Je me faufile entre les tables, je tape des mains, je distribue des accolades, j’évite de justesse un serveur qui tente de sauver un plateau de coupes de mousseux.
  Arrivé devant le micro, je lève le bras, loin de toute référence douteuse au salut d’Elon Musk.
  — Bon… manifestement, vous n’êtes pas venus uniquement pour le buffet.
  Rires dans la salle.
  — Sérieusement, merci. Merci à ceux qui me lisent en cachette au travail, à ceux qui commentent à deux heures du matin, à celles et ceux qui se reconnaissent parfois un peu trop dans mes histoires… fictives… ou pas tant que ça.
  — Hey ! lance quelqu’un, faussement offusqué.
  Je souris.
  — Oui, merci à toi aussi.
  Je me tourne vers l’écran géant derrière moi. Un graphique apparaît.
  — Ben oui, je suis obligé de vous casser la tête avec une présentation PowerPoint. Si j’étais humoriste, je vous demanderais de vous connecter sur Teams pour ma petite surboum en virtuel. Mais non. Je vous préfère en vrai… en chair aussi. En voix, en rires surtout. Regardez-moi ça… des milliers de visites. Pas une ou deux par jour, des vagues ! OK, OK… je vais rester modeste.
  Une salve d’applaudissements monte sans retenue.
  — Première statistique : une très belle preuve d’amour. Pour l’ensemble de mes publications, incluant les vœux du Nouvel An et les petites notes pas très importantes, Claire Variable, notre statisticienne officielle, nous sort un taux de 24,1 visites par texte. Une progression de 20 % depuis février 2025… woooow.
  La salle réagit comme dans un match de séries avec des cris, des sifflets et des applaudissements retentisant.
  — En d’autres mots, c'est 158 pages visitées par mois. Je vous assure que c’est toujours un choc de décoder ces chiffres. Surtout quand on regardes la provenance de ces clics. Ça arrive de partout ! La boule bleue est rendue dans ma cour arrière.
  Les noms de pays défilent à l’écran.
  — Québec, Canada… normal. France, États-Unis… classique. Ah ! Celui-là, je l’avais pas vu venir : Australie. Je savais même pas qu’il y avait du Wi-Fi dans les steppes.
  — C’est moi ! crie une femme en levant son verre.
  — Ben voyons donc. Merci d’être venue de si loin… ou d’avoir un VPN très motivé et des kangourous 5G.
  Les rires repartent de plus belle.
  — Sans contredit, les Canadiens forment 48 % de mes visiteurs, suivis de 13 % de Français, 11 % d’Américains, 10 % d’Anglais, 2 % d’Allemands et 2 % de… Moskovites. Probablement parce que je parle trop de poutine.
  Des rires fusent de partout, incluant un brouhaha de commentaires.
 — L’an passé, les Canadiens représentaient les deux tiers des visiteurs. La donne a changé. Trump a probablement imposé des tarifs qui sont venu gruger des parts de marché. Autre chiffre intéressant : en février 2025, le top 5 des provenances représentait 85 % des visites. En février 2026, c'est plutôt 81 %. Ça s’élargit, le blogue atteint de nouveaux horizons.
  Un murmure traverse la salle, mélange de surprise et de fierté collective.
  — Le moment que certains attendent plus que le dessert est arrivé.
  L’écran change. Un jingle inutilement dramatique se fait entendre.
  — Le Billboard Top 10 des textes les plus cliqués !
  Les titres apparaissent. À chaque entrée, la foule enrichie la présentation d'applaudissements, d'huées amicales, de commentaires murmurés et de rires complices.

2. 102 - Kiss-O-Rama (⬇️1)

  — Celui-là, je l’ai relu trois fois, souffle une voix près de la scène.
  — C’est pas le texte, c’est le contexte, répond quelqu’un d’autre.
  — Clairement, vous avez vos préférences… et je vous juge… un petit peu.
  Je me penche vers le micro.
  — Deux cents textes, c’est pas juste un chiffre. C’est des soirs d’écriture, des souvenirs qui résistent dans un coin du coco, des idées qui dérangent, des envies qui débordent. Mais surtout, ce sont des lecteurs et des lectrices qui me donnent envie de continuer. Ce blogue, c’est pas un monologue. C’est une conversation… et souvent… une série de confidences partagées.
  Un silence doux s’installe.
  — À la suite ! lance quelqu’un.
  — À la suite, je réponds. Et promis, le texte 201 va suivre comme tous les autres. Je suis encore très loin du syndrome de l’écran blanc… pour ne pas dire de la page blanche.

  La musique reprend sous mon impulsion, la fête se remet à en branle et pendant que les confettis virevoltent encore jusqu'au plancher, je me dis qu'écrire, c’est peut-être juste ça : « provoquer une explosion d’idées… puis rester assez longtemps pour voir qui s’approche du cratère ».
  Laissons le groupe célébrer pour revenir à la deuxième raison d’être de ce deux-centième texte, le deuxième volet de l’autre si on veut. 
  Cette suite est complètement inventée. Dans la vraie vie, il n’y a pas eu de « proposition propice » au développement de… feelings… avec cette jeune (comparée à moi) femme enveloppée… hooooolala.
  La partie UN racontait une soirée familiale en apparence banale, à laquelle j’assistais sans attente particulière, déjà habité par une fascination pour les rondeurs de l’hôtesse (vrai). L’arrivée imprévue d’une invitée, une femme que je connaissais à peine, est venue me rentrer dedans comme… « le gars qui voulait rentrer dans police - la police s'est tassé - pis y'est rentrer dans le mur ». Les années l’avaient transformée, désormais les rondeurs pleinement installée dans son corps, elle captait toute mon attention dès le pas de la porte franchi.
  Après avoir exploré le terrain fragile du romantisme, celui où l’on se sent admiré, désiré et toléré même, la retenue commence à fissurer. Les gestes deviennent plus audacieux, les pensées plus charnelles et l’histoire quitte doucement le fantasme pour glisser vers un territoire où ce sont les désirs qui drive.
  Je vous avertis, la suite prend une tangente pas mal charnelle. Régie du cinéma oblige, je tague mon texte 18 ans et plus ou NC-17 chez nos voisins du sud.
  Pour bien faire, reculez de huit textes et relisez (ou lisez pour la première fois) la partie un, le texte 192. C’est fait ? Je plonge.

  Quoi de mieux qu’un rassemblement familial très élargi avec une pression sexuelle qui te tord les boyaux pendant que ta tentatrice se trouve à portée de regard ?
  Et je ne parle pas d’une cousine éloignée que tu n’as pas vue depuis vingt ans, aujourd’hui devenue une femme dans toute sa splendeur. Je ne parle pas non plus de l’hôtesse, dangereusement proche de mon fantasme ultime avec sa silhouette poire beaucoup trop juteuse pour rester abstraite.
  Non. Je parle de cette femme que je connaissais à peine, entrée dans la fête comme Cendrillon sans savoir qu’elle allait devenir la reine du bal.
  Je parle de Charlotte. Celle dont les charmes adipeux m’ont conquis dès son arrivée. Celle-là là-bas, qui plonge des nachos dans une sauce fromagée juste en face de moi, de l’autre côté du salon. Les placotages, la musique d’ambiance et la bouffe continuent d’alimenter le cœur de la fête, mais pour Charlotte et moi, le monde s’est rétréci, une bulle trop dense pour le salon animé.
  Je la regarde lever la main vers sa bouche. Un nacho « Scoops » chargé à ras bord, un triceps flageolant qui capte toute mon attention. « Oh boy… c’est beaucoup trop sexuel pour être légal mon affaire », me dis-je.
  Craaac. Cruuunch. La croustille disparaît. Charlotte sait très bien que je n’ai pas perdu une seconde de sa dégustation. Ses yeux noisette restent accrochés aux miens. Ses joues sont légèrement rosées, peut-être à cause de l’excitation ou à cause du vin qu’elle sirote à petites gorgées trop sages.
  Accoudé au mur, je m’oblige à offrir quelques minutes d’attention à deux cousins nerds qui débattent avec beaucoup trop de sérieux sur… Marvel.
  — J’te dis que Secret Wars, c’est pas juste un event de plus. C’est leur maudit reset. Ils vont fusionner les timelines, ramener Reed Richards, pis régler le bordel du multivers one shot.
  — S’ils osent vraiment. Parce que depuis Quantumania, c’est déjà scrapé. Ils font juste semblant que Loki saison deux a tout réglé…
  Je laisse mon regard glisser ailleurs, même si mon oreille reste captive. Impossible de faire autrement.
  Charlotte occupe le canapé comme s’il avait été dessiné pour elle. Une cuisse repliée, l’autre offerte sans pudeur. Elle rit avec quelqu’un, mais ses yeux reviennent toujours vers moi, comme un tic qu’elle ne cherche plus à corriger.
  — Attends, attends, reprend l’autre cousin, essoufflé par sa propre théorie. Imagine : Doom prend la place de Kang, en silence, scène générique de Fantastic Four. Boom. God Emperor Fatalys.
  — Là, s’ils font ça… j’leur pardonne She-Hulk, Eternals et même Thor Love and Thunder.
  Je finis par intervenir, voix basse, presque malgré moi.
  — Vous oubliez un truc. Le public est brûlé du MCU, de toutes leurs patentes. Il faut plus qu’un gros méchant. Pourquoi pas un vrai sacrifice ?
  Ils se tournent vers moi, surpris de me voir sortir de mon mutisme, sachant très bien dans quelle partie de mon anatomie je garde les trucs Marvel.
  — Comme quoi ?
  — Comme… Banner, dis-je en haussant les épaules. Parfait pour fermer la boucle.
  Un silence. Puis l’un des deux lâche.
  — …Tabarnak. Banner qui se sacrifie pour refermer le multivers, ça serait rough.
  — Pis tu finis avec un monde stable, mais on sait que Hulk est immortel, la boucle ne sera jamais fermé avec Banner.
  Je me redresse légèrement, sourire en coin.
  — Voilà. Marvel, quand ça fait un peu mal, ça marche. That’s it.
  Ils replongent aussitôt dans leurs théories. Moi, je replonge ailleurs… dans mes fantasmes que ne sont jamais bien loin.

  Charlotte se lève, son ventre s’abandonne vers le sol, retenu de justesse par le tissu trop tendu de son jeans.
  — T’en veux ? me demande-t-elle en secouant le bol de nachos presque vide.
  — Je devrais dire non… mais je vais mentir.
  Elle sourit en prenant tout son temps pour étirer la commissure de ses lèvres.
  — T’es pas mal dangereux quand tu me regardes.
  Sa voix est trop basse pour le bruit ambiant. Je penche la tête vers elle pour mieux l’entendre, malgré des verres qui s’entrechoquent, une tante trop volubile et des enfants qui courent partout.
  — Tu me dévores depuis tantôt, dit-elle, sans reproche.
  — Je pensais être discret.
  — T’as eu ton diplôme d’espionnage dans une boîte de Froot Loops, pis, ça me dérange pas. Viens m’aider à trouver du Scott Towel. J’ai fait un dégât.
  Charlotte n’attend pas ma réponse. Dans la cuisine, elle s’arrête net et se tourne vers moi, les doigts encore collants de fromage et de salsa.
  — Regarde-moi le cul encore une fois, pis je vais finir par croire que tu penses à des affaires pas catholiques.
  — Et si c’était le cas ?
  — Alors faut se trouver un échappatoire au groupe.
  Ma salive descend tout croche dans ma gorge.
  — L’escalier dans le bas-côté, pour la cave… murmure-t-elle. J’y allais jouer à cachette avec les petites.
  — Pis moi, pour réparer une conduite d’eau quand ils ont emménagé ici.
  Un frisson remonte dans ma colonne. Le risque de se faire prendre vient de doubler, mais l’envie écrase la prudence.
  Je prends sa main. Sa chair est chaude et rassurante contre la mienne. Sans un mot, je la guide vers le sous-sol de la vieille maison. Chaque marche qui grince sonne trop fort dans le silence qu’on s’impose.
  En bas, l’air est lourd, épais et chargé de ce scénario qui s'en vient. On s’enfonce jusqu’au fond de la cave, entre la fournaise et le débarras, là où trône une table probablement plus vieille que nous deux réunis.
  Charlotte inspire lentement. Elle ne se jette pas sur moi. Elle prend la mesure du temps. Une main sur le bois élimé de la table, la tête légèrement penchée, accordant ses idées à l’endroit. Juste la regarder de derrière me donne faim.
  Je m’approche et je laisse mes désirs prendre le contrôle de mes membres. Mes mains trouvent sa taille sous le chandail, un tissu inutile qui cache beaucoup trop de choses.
  — J’arrête pas de revivre la soirée… notre tentative dans la cuisine, soufflé-je dans son cou. Tout ce qu’on s’est empêchés de faire.
  — J’ai envie que tu sois patient, murmure-t-elle. J’ai besoin d’apprendre comment quelqu’un peut me désirer.
  — Hooooolala… je vais faire comme si j’étais le gars que tu t’imagines.
Non, répond-elle sans hésiter. Tu vas l’être.

  Elle ferme les yeux. Son souffle se transforme dès que mes mains s’enfoncent dans sa chair. Ses épaules s’abaissent lentement, comme si elle déposait enfin un poids qu’elle traînait depuis trop longtemps.
  — Oh
  Le son s’échappe tout seul, avalé par la lumière chétive d’une ampoule incandescente aussi fatiguée que la table.
  Mes lèvres trouvent son cou. Elle frémit, laissant filer de petits sons étouffés qui n’essaient même plus de se cacher.
  Mes mains glissent de sa taille à ses hanches, suivent le relief de son corps, s’y attardent. Cette chaleur qui émane d’elle… c’est débile !
  Mes paumes se posent sur son ventre, j’appuie juste assez pour sentir sa mollesse, s'est foooou ! Les doigts suivent la courbe de ses hanches et descendent vers le galbe de ses cuisses.
  Elle murmure des mots que je ne comprends pas, soupirant autrement que pour respirer. Parfois, elle me guide d’un mot, parfois d’une pression.
  — Là… oui… reste là…
  Je me demande si elle parle de mon érection qui frotte contre ses fesses, de ma bouche trop proche de sa carotide ou si elle vient de me révéler une zone érogène sur ses cuisses.
  Je m’en fous pas mal. Tout ce que je sais, c’est que je n’ai aucune envie de bouger.
  Quelqu'un rit au salon, d'autres marchent fort au-dessus de nos têtes. C'est là qu'on prend conscience qu'il y a seulement deux pouces de marqueterie entre nos désirs et la fête.
  Elle étouffe un son contre son bras, ses doigts se crispent sur le bois, menaçant d'y laisser des marques.
  — On devrait pas...
  — Chut. Ne brise pas le charme.
  Elle hoche la tête, acceptant ce que sa raison refuse.
  — Oh... murmure-t-elle, sa tête tombant en arrière en laissant son cou offert à mes baisers.
  Je la tire vers moi, avant de l'obliger à se retourner. La pudeur n'existe plus quand on s'enlace sans retenue, quand on laisse nos sens contrôler la balade des mains et quand nos langues font connaissance dans un jeu de désir qui ne fait que monter en puissance.
  Alors que Charlotte fait mine de vouloir détacher mon pantalon, je retiens son geste avec vigueur, tellement elle oppose de résistance.
  — Charlotte...
  — Je sais. Sa voix tremble. Je sais... mais écoute...
  Un rire éclate au salon, traversant le plancher pour venir s'éteindre au sous-sol. Charlotte ferme les yeux, inspire par le nez et tente de calmer le feu alors que ses doigts se battent encore contre mon emprise.
  — Tu me fais perdre la tête...
  — Alors chère Charlotte, ne réfléchis plus et garde ta tête svp.
  Elle hoque lentement la tête, pas tout à fait résignée à se laisser aller.
  — Laisse-moi...
  — Non. C'est toi qui dois me laisser. Tu me l'as presque ordonné tout à l'heure.
  Enfin, la tension de ses mains se relâche. Ce sont mes doigts qui se posent sur son bouton de jeans. Elle me regarde faire, hypnotisée par des gestes que personne n'avait jamais pratiqués sur elle avant moi.
  Je descends délicatement la fermeture éclair qui ne m'oppose aucune résistance malgré l'apparente tension imposée par son ventre.
  « Merde ! Il faut absolument que je maîtrise mon tremblement, sinon je vais passer pour un puceau... de cinquante ans », pense-je.

  La peau pêche se dévoile et des étoiles s'allument dans mes yeux. Avec la douceur d'un artiste peintre, je glisse les doigts sous le renflement de peau et libère le tablier de chair de l'étreinte du jeans.
  Hoooolala, la commissure de la vulve s'expose avant que le renflement de chair ne retombe sur son intimité. Charlotte ne quitte pas des yeux mon manège, alors que je glisse mes deux plus longs doigts sur cette zone discrète.
  Ils trouvent la fine dentelle de sa culotte, en effleurant ce coin secret, déjà humide et bouillant. En remontant un genou, Charlotte m'offre des cuisses qui s'écartent, une invitation silencieuse que je ne peux ignorer.
  Front contre front, on regarde ma main disparaître sous son ventre, s'enfonçant dans une chaleur intime toujours plus intense.
  Je peux sentir son souffle court contre mes lèvres… le mien n'est guère plus régulier. Ooooh boy, le simple contact contre sa peau est une décharge électrique délectable. 
  J'ose lancer mes doigts dans leur exploration, se contentant d'abord de glisser de part et d'autre des grandes lèvres, les caressant par-dessus le tissu de sa culotte. La chaleur qui s'en dégage est… infernal et l'humidité qui imprègne le coton est… un tsunamis.
  Je presse pour m'enfoncer dans cette moiteur incroyable, un souffle s'échappe de Charlotte, un petit « ah » étouffé, qui devient la plus belle mélodie du monde.
  — Tu... tu sais comment… ça marche, murmure-t-elle, sa voix rauque.
  Je ne réponds pas, du moins, pas avec des mots. Ma réponse est le geste qui suit, en faufilant mes doigts sous la bande élastique de sa culotte. Le contact est direct, peau contre peau, une chaleur bouillante, une humidité créé par le désir.
  Je prends une seconde pour savourer ce moment, cette toute  première fois où j'ose plonger dans son intimité. Ooooh, je suis le sillon délicat des grandes lèvres, ressentant qu'elles s'ouvrent sous ma caresse, une fleur s'épanouissant au soleil.
  La chair est incroyablement douce, un velours humide… chaud… d-é-b-i-l-e ! J'explore les replis, les pinçant précautionneusement entre deux doigts, les tirant, les grattant, les flattant, les… c'est fooooooou !
  Charlotte gémit alors que ses hanches font un petit mouvement de recul puis d'appui, cherchant plus de contact, guidé par le ressenti.
  — Mon Dieu... souffle-t-elle. Là... c'est...
  Mes doigts s'engagent plus profondément, glissant entre les lèvres, osant l'intérieur où c'est plus humide, plus chaud, plus... moelleux… ooooh… c'est diiiivin… pour les doigts, j'imagine pour ma verge… boy-boy-boy !
  J'explore, avec tout le ravissement dont je suis capable, son labyrinthe de chair douce, ressentant ses muscles vaginaux se contracter, des spasmes involontaires qui m'ensèrent les doigts.
  Le pouvoir de lui donner ce plaisir, de sentir son corps réagir à mon toucher, c'est un feeling pratiquement le plus puissant que tout ce que j'ai connu.
  Mes doigts libidineux trouve, une pulsation discrète au sommet, impossible à ignorer cette petites billes à spasme… huuuum ! 
  Je touche le clitoris du bout de mon doigt, une simple caresse tournoyante où Charlotte sursaute violemment avec un cri aigu qui lui échappe.
  — Fuck ! Ne t'arrête surtout pas !
  — Je n'ai aucune intention de m'arrêter, chère !

  Ma seconde main quitte son ventre pour se déplacer derrière sa nuque, l'attirant dans un baiser dévorant. Je l'ai appris par l'expérience, on doit commencer par des cercles lents et larges autour du clito. En ressentir le gonflement, le durcissement, les vibrations… c'est i-n-s-a-n-e !
  Sans crier gare, je réduis le diamètre des cercles en augmentant la pression, j'accélère le rythme, mes caresses deviennent plus insistantes.
  Ma langue danse dans sa bouche au même tempo que mes doigts sur son sexe. J'ai l'impression que sa langue est figé par les caresses sous le pubis, alors que ses hanches bougent en cadence, suivant ma main.
  Elle ne contrôle plus rien, elle est un voilier livré à la tempête que j'ai déclenché. Des mots incohérents s'échappent de ses lèvres chaque fois qu'elle ose reprendre sont souffle.
  — Oui... comme ça... encore... mon Dieu... c'est... je...
  Ses jambes tremblent, s'approchant trop proche du moment fatidique. Je change alors de tactique, laissant l'index continuer le massage frénétique du clitoris et laissant le majeur s'imprégner de son abondante mouille. Je l'y maintiens une simple pression, une torture délicieusement agaçante.
  — S'il te plaît... supplie-t-elle. Dedans... mets-le dedans...
  C'est tout ce que je voulais entendre. D'un seul geste lent et ferme, je pénètre sa chair. Mon doigt s'enfonce dans le moelleux du vagin, accueilli par une chaleur écrasante qui a aller plus loin dans une contraction puissante.
  Je bouge doucement, d'abord par de loooong va-et-vient.
  — Deux... murmure-t-elle… doigts !
  J'obéis. L'entrée est plus étroite, mais la mouille fait son œuvre. Je traverse la vulve, sentant ses parois internes se contracter, captant la plus infime de mes caresses.
  C'est une sensation incroyablement intime, une connexion brute aux ressentis de Charlotte. Mes caresses deviennent plus précises, plus puissantes, recherchant et trouvant cette petite zone rugueuse sur la paroi avant, la zone du non-retour.
  Son corps se raidit, son dos se cambre. Elle abandonne les french pour haleter.
  — JE... JE... C'EST…
  L'orgasme la frappe comme un tsunami. Une vague de contractions musculaires d'une violence inouïe agrippe mes doigts, son ventre se contracte sous mon autre main. S'agrippant à mes épaules, ses ongles me raclent la peau.
  Je ne m'arrête surtout pas, je l'accompagne, prolongeant la vague, la poussant plus haut, jusqu'à ce qu'elle s'effondre contre moi, vidée, tremblante, en sueur, accompagnant ma main jusqu'aux dernières secondes du déferlement d'extase.
  Je la sens trembler contre moi, des spasmes post-orgasmiques la parcourant en vagues successives.
  Je retire ma main doucement et Charlotte gémit à la perte de ce contact. Je l'embrasse, un baiser tendre cette fois, plein de la tendresse qui suit l'orage. Elle reste longtemps silencieuse, la tête enfouie dans mon épaule, sa respiration lentement se calmant.
  Quand elle se redresse enfin pour me regarder, ses yeux brillent.
  — Je... je n'ai jamais... souffle-t-elle. Personne n'a jamais... C'était... toi...

  Elle ne finit pas sa phrase, mais ses yeux disent tout. Je porte mes doigts encore humides de sa mouille à ma bouche. Le goût est divin, légèrement salé, sucré, un nectar exclusivement à elle. Je les lèche avec délectation, mon regard fixé sur le sien.
  — Je peux goûter davantage ? murmure-je, ma voix rauque de désir.
  Ses yeux s'écarquillent, un léger frisson la parcours. Elle ne répond pas par des mots, mais par un lent acquiescement de sa tête, sa main se glissant dans mes cheveux en guise de réponse.
  Je m'agenouille devant elle, l'aidant à s'asseoir sur le bord de la table et je libère une de ses jambes de son jean. Ses cuisses s'écartent naturellement, une invitation silencieuse que je saisis avec une ardeur renouvelée.
  Pendant qu'une main repousse son ventre, je pose des baisers légers sur l'intérieur de ses cuisses, sentant sa peau frissonner. Lentement, ma langue atteint son but.
  Le contact est électrique, le goût de son désir est sans équivoque par ici, plus intense, plus pur qu'avec des doigts.
  Ma langue explore d'abord ses lèvres déjà gonflées par nos jeux torrides, léchant avec une lenteur qui agace. Chaque passage provoque des frissons dans tout son corps, des petits gémissements s'échappent de ses lèvres.
  — Mon Dieu... c'est... incroyable... parvient-elle à articuler entre deux soupirs.
  Je l'entends, mais je suis déjà trop absorbé par mes quatre autres sens en action. Ma langue trace des cercles lents autour de son clitoris, chaque mouvement faisant frémir ses hanches qui commencent à bouger doucement, suivant le rythme que j'impose.
  Je sens ses muscles se contracter sous mes doigts alors que je maintiens ses cuisses ouvertes, celles-ci ayant tendance à serrer ma tête.
  — T'arrête pas... please... supplie-t-elle, sa voix brisée par les spasmes.
  Je redouble d'efforts, ma langue frappant maintenant plus directement son clitoris tandis que mes doigts entrent à nouveau dans son vagin.
  Cette sensation de parois internes du vagin se contractant autour de mes doigts vaut toute l'or du monde. Charlotte est si proche de l'extase, je le sens dans chaque tremblement de son corps, dans chaque changement de son souffle.
  — Je... je vais... commence-t-elle, incapable de finir sa phrase.
  Le goût de son jus change subitement, je perçois cette subtilité qui annonce l'extase… ooooh oui… je sais instinctivement que je dois me préparer à subir les assauts des contractions de ses jambes, des mouvements de bassin involontaires et de me faire malmener la tignasse.
  Déjà une main ramasse mes cheveux, déjà la vulve s'écrase sur mon visage, déjà le bassin intime des vas et vient, déjà les cuisses m'ensèrent les oreilles.
  Déjà… un orgasme la frappe comme une vague déferlante. Son corps se cambre violemment, un cri étouffé s'échappant de sa gorge. Je sens une giclée de liquide chaud inonder ma bouche alors que son vagin se contracte spasmodiquement autour de mes doigts.
  Elle tremble de tous ses membres, perdant complètement le contrôle. Je continue le cunnilingus jusqu'à ce que ses spasmes s'épuisent, puis je remonte lentement vers elle. Vidée, épuisée, je dois presque la soutenir pour qu'elle ne s'effondre pas.

  Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés à nous écouter respirer, mais je comprends trop bien ce relâchement musculaire post-orgasme.
  Le silence retombe d’un coup, épais, troué seulement par nos respirations qui essaient de retourner en mode automatique. Charlotte reste immobile, yeux fermés, sachant que si elle bouge, tout pouvait fuir.
  — Donne-moi… encore deux secondes, murmure-t-elle, la voix encore perdue quelque part loin derrière.
  Je souris sans répondre en posant une main contre elle. Le monde en haut peut attendre son tour.
  Justement, au-dessus, quelqu’un éclate de rire beaucoup trop fort, continuant la fête, insouciant de ce qui s'est passé sous les pieds.
  — T’es impossible.
  — Et toi, t’es encore pas revenue.
  Elle ouvre les yeux, des sourires complices s'étendent, un peu croche et un peu coupable.
  Je l’aide à se rhabiller pendant que ses gestes sont toujours flous, son corps refusant de signer le retour officiel à la réalité. Le denim finit par remonter à sa place, bombant les grosses fesses, dissimulant le gros bourelet du ventre.
  Dans l’escalier, Charlotte se tient à la main courante, ses mollets tremblent encore. Mais elle monte quand même, tête haute, petit sourire accroché au coin des lèvres.
  La cuisine est trop éclairée pour notre état et… l’hôtesse est là, accoudée au comptoir, verre à la main. Elle lève les yeux pile au moment où on émerge du sous-sol.
  Je me demande si elle avait parié sur la minute exacte qu'on remonterait. Son regard passe sur Charlotte, puis sur moi, un sourcil qui monte.
  — Eh ben… Le sous-sol est la chambre la plus populaire de l’établissement, on dirait.
  Charlotte vire rouge jusqu’aux oreilles, je fais semblant d’être fasciné par un pot de salsa.
  — C’est fou comme le monde a l’air plus… détendu après, ajoute-t-elle, faussement innocente.
  — Après quoi ? je tente.
  Elle rit. Un vrai rire, qui shake ses hanches et ses biceps lourds.
  — Loverboy. Me prends pas pour une touriste.
  Elle se rapproche, baisse la voix juste assez pour que ce soit clairement pour moi.
  — Un jour, faudra qu’on descende ensemble, pas juste pour la plomberie.
  — Ah oui ? dis-je en baissant les yeux sur ses hanches poires.
  — Mm-hmm. Son regard me fait un scan complet. Mes bourrelets aiment ça, eux autres aussi, l’attention.
  Charlotte étouffe un rire nerveux dans sa main.
  — J’dis ça comme ça, lance l’hôtesse en haussant les épaules. Service communautaire.
  Elle nous contourne pour attraper une bouteille.
  — Allez, servez-vous un verre. Vous avez l’air d’en avoir… besoin.
En passant près de moi, elle murmure :
  — Fais attention, loverboy. À ce rythme-là, tu vas avoir une liste d’attente pour tes… talents.
  Elle s’éloigne en riant, parfaitement consciente du feu qu’elle vient d’allumer.
  Charlotte me regarde, mi-morte de honte, mi-amusée.
  — T’es dans le trouble.
  — J’ai comme l’impression que j’y étais déjà, hihihi !
  Le placotage nous frappe en pleine face en revenant au salon. La fête est pareille. Nous autres, pas pantoute.
  Charlotte se rassoit, raccroche des bouts de conversation, usant d'un sourire plus lent, plus mou. Quand on lui parle, dorénavant elle met une seconde de trop à répondre, revenant d’un autre fuseau horaire.
  Elle croise mon regard, un petit sourire complice qui dit clairement qu’on a un secret bien à nous.
  — Justement ! Batman sait qu’il pourrait déraper. C’est pour ça qu’il a des plans pour battre tout le monde. Même Wonder Woman.
  — Y fait peur. Un humain qui prévoit comment tuer des dieux, c’est pas rassurant.
  Je passe derrière les cousins et attrape une poignée de chips.
  — Le vrai problème, j’ajoute, c’est que DC sait écrire des histoires incroyables, mais ne sait jamais comment les finir.
  Les cousins me regardent, surpris.
  — Ouin
  — Scott Snyder a toujours des bonnes images, mais pas toujours les bonnes finales.
  Charlotte me frôle en passant. À peine perceptible, mais ça en dit suffisamment.
  — Vous refaites le monde ?
 — Comme d’habitude, répond un des cousins. Sans sauver personne.
  Un rire circule. La discussion dérape déjà sur Absolute Batman et pourquoi vers ses super-vilains qui ressemblent trop à Elon Musk ou Donald Trump.
  Charlotte me lance un regard, pas pantoute subtil. Un regard qui promet clairement que la prochaine fois, c’est moi qui paie.
  Le salon continue de jaser, sans se douter une seconde que moi et la belle, on est encore un peu ailleurs ! 

  Alors voilà… deux cents textes. Deux cents fois où je me suis assis devant un écran, seul avec mes idées, et j’ai cliqué sur publier en me disant « bon, on verra bien ».
  Les chiffres que je vous ai montrés, les courbes, les montées, les creux, tout ça est bien réel, trop cartésien. Derrière chaque pourcentage et chaque page vue, il y a surtout vous, des humains en chair, en os et en curiosité. La preuve que mes fantaisies ne tournent pas en vase clos.
  Je ne suis pas écrivain, pas de diplôme en littérature encadré au mur. Mais chaque texte reste un morceau de moi que je laisse traîner dans l’espace public en espérant qu’il trouve quelqu’un pour l’adopter quelques minutes.
  Deux cents fois, j’ai essayé de partager quelque chose. Un rire, un malaise, une montée de désir, une idée fantasmagorique qui refuse de me lâcher.
  Parfois c’est tendre, parfois c’est franchement pas sage. Et même quand certaines histoires, comme celles avec Charlotte, relèvent plus du fantasme que du documentaire, et me servent à explorer cette zone floue où l’imaginaire vient jouer dans la cour du réel.
  Je repense souvent à une lectrice qui m’a écrit un jour : « On voit rarement le plaisir de la femme, merci de le rappeler. »
  Ça m’est resté collé. Oui, j’invente, j’exagère, je joue avec les situations. Mais si je peux, au passage, montrer la complicité, le désir partagé et le plaisir assumé, je me dis que je ne tape pas dans le vide.
  Mettre des sensations en mots, c’est essayer d’expliquer un goût avec l’alphabet. Ça demeure pas mal imparfait, mais parfois, ça marche assez pour donner un frisson.
  Alors ce texte numéro 200, ce n’est pas juste un chiffre rond. C’est une preuve que je suis encore là pour rester, que l’envie d’écrire ne m’a pas lâché et que vous êtes encore au rendez-vous.
  Mes histoires de fantasmes, de curiosité et de plaisir ne sont pas juste des escapades coquines entre deux journées neutres. Ce sont des invitations à ressentir, à imaginer, à se reconnaître un peu, ou à se découvrir autrement.
  Bref, deux cents fois merci… et à la revoyure !
  Pssst… on va se dire : vous savez très bien que si je reviens encore et encore, c’est aussi parce que j’ai beaucoup trop de plaisir à écrire sur le plaisir, provoquant cet émoi typiquement… masculin. J’dis ça d'même !


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