227- Ronde fraise (17OCT26 1/1) !

  Si vous avez lu mes récentes rééditions de mes vieux textes, soit les 017, 018 et 019, vous savez très certainement que je voulais clore cette série avec une suite !
  Je fais un peu comme George Lucas, qui a présenté au monde les trois premiers épisodes de sa saga Star Wars entre 1977 et 1983, avant de ressortir une édition spéciale de ses trois vieilleries en 1997, puis de lancer une nouvelle trilogie en 1999. Ça donne une overdose de « trois ».
  Ce n'est pas terminé avec les dates. En 2027, Lucasfilm ressortira encore une nouvelle édition du film original de 1977 pour en souligner les 50 ans de sa sortie ! Woooow.
  Heu… je vous annonce donc en grande primeur que la seconde réédition du texte 017 est prévue, toutes proportions gardées, pour 2032, histoire de suivre la logique Star Wars, délai raisonnable inclus. J’aurai alors 59 ans… guuuurlp.
  Déjà que, dans ma tête, 1999 est encore considéré comme la lointaine époque d'avant le bug de l'an 2000, l'année 2032 me semble appartenir à une époque futuriste où les voitures volent (Elon Musk va sûrement régler ça avec un Cybertruck volant [petite mise-à-jour en publiant ce texte, c'est fait… Elon vient tout juste de présenter une Tesla Roadster volante… oui, c'est vrai]), où les robots font le ménage (Elon Musk, qui a été derrière Open AI, va sûrement améliorer l'intelligence des robots) et où je vais encore passer dix minutes à chercher mes lunettes avant de réaliser qu’elles sont sur ma tête (Elon Musk va sûrement me régler ça avec la technologie Neuralink, pour des neurones améliorées et connectées à ceux d'un porc). Re-guuuurlp !
  Il faut maintenant que je trouve une façon de survivre jusque-là… et, idéalement, que le blogue me survive lui aussi.
  La vraie question n’est pas seulement de savoir si je vais encore écrire en 2032, mais si Internet existera encore sous une forme reconnaissable ou si mes textes seront alors conservés dans un musée numérique, entre un modem 56k, un CD-R gravé en 2001 et un vieux fichier Word nommé « Texte_final_FINAL_vraiment_final.doc ».

  Pendant que je m’inquiète ainsi de mon avenir numérique, je réalise que j’ai oublié un léger détail, ouin. Avant de penser à une hypothétique réédition de 2032, il faudrait peut-être que je vous raconte ce qui m’a donné envie de revenir encore une fois sur la vieille série 017 - 018 - 019.
  Comme vous commencez vraiment à me connaître, cette raison est liée à certaines rondeurs ! Hé oui, c’est bien ce créneau qui se retrouve une fois de plus dans ma mire, comme dans tous mes autres textes, hihihi !
  Pour les plus geeks et geekettes d’entre vous, vous reconnaîtrez que je fais un peu comme la franchise Star Wars en 1999 : je lance une deuxième trilogie moderne.
  Au programme, je vous propose « La menace de la fraise », « L’attaque des H » et « La revanche des poires », en référence aux vrais films.
  Concrètement, j’ai trois nouvelles morphologies à vous présenter et à transformer en textes, pour accompagner la pomme, la poire et le sablier (O, A, X).
  La quatrième silhouette du grand catalogue des formes est celle qui est surnommée le triangle inversé, la pyramide à l’envers, le V ou, selon mon appellation favorite, la fraise.
  Avant d’aller plus loin, je dois toutefois vous faire un avertissement qui n’aura rien de particulièrement bref. La nomenclature des silhouettes dont il est question ici n’est ni une classification scientifique ni un système médical reconnu. Elle provient plutôt du monde du vêtement, du stylisme et des chroniques consacrées au conseil de l'image corporel.
  Avec le temps, deux traditions d'appellation des morphologies se sont plus ou moins entremêlées. En France, on privilégie généralement les lettres, les chiffres et les formes géométriques, comme le triangle, le rectangle ou le sablier. Dans le monde anglo-saxon, on préfère les fruits, les légumes ou encore certains objets du quotidien.
  Le résultat, c'est que selon les références que vous consultez, vous pourriez lire qu'une personne possède une silhouette en V, un triangle inversé ou une morphologie en fraise, alors qu'il est question de la même réalité.
  Bref, si vous avez l'impression que quelqu'un s'est amusé à transformer le rayon fruits et légumes en catalogue de silhouettes humaines, rassurez-vous, vous n'êtes pas complètement dans le champ… heu… de façon imagée… ça n'existe pas un champ de poires, sinon ça ferait longtemps que… hum… vous comprenez.

  Maintenant que cette petite mise au point est faite, je retourne donc à l'autocueillette de fraises. Derrière ce nom plutôt sympathique se cache une morphologie qui a le mérite que je m'y attarde un peu… pas uniquement parce que la fraise est… huuuum… mon fruit favori.
  Allez savoir pourquoi le melon et le bleuet n'ont jamais réussi à obtenir leur propre catégorie de morphologie, bien qu'ils soient pleins de douceur et de fructose, miam !
  Avec ma consommation annuelle de fraise, je suis convaincu que je fais grimper à moi seul la moyenne canadienne de fraises fraîches mangées par personne.
  Si Statistique Canada sonne un jour à ma porte avec une balance et un formulaire, je risque fort de fausser ses données pour toute la Montérégie.
  Imaginez une fraise, chères lectrices et chers lecteurs : des épaules dominantes, une poitrine qui règne sur le regard, puis un torse solide qui se resserre tranquillement vers la taille avant de se terminer par des hanches plus étroites.
  Ce que vous venez de lire, c’est la description d’une fraise de catégorie A : large en haut, pointue en bas, pis sucrée partout entre les deux. Hihihi !
  La fraise pour moi, la flûte de champagne pour d’autres. Je ne vous avais pas glissé ce surnom de la silhouette en triangle inversé plus tôt, mais il est amusant à connaître pour la prochaine fois que quelqu’un vous parlera de morphologie en V.
  Si vous avez déjà porté vos lèvres à cette divine boisson onéreuse et renommée, pas les imitations qu’on achète pour fêter la nouvelle année, mais le champagne de Champagne, parlez-moi donc de la délicatesse de son goût, de la tendreté de sa robe et du pétillant de son épiderme. Woooow !
  Psssst… je ne parle pas d’une bouteille de Veuve Clicquot achetée à la SAQ !
  Curieusement, les amateurs de champagne réussissent toujours à parler de sa forme avant de parler de son contenu. Il faut croire que certaines silhouettes provoquent exactement le même phénomène.

  Laissez-moi vous ajouter que j’ai déjà eu une collègue qui cadrait parfaitement avec la morphologie de la flûte de champagne.
  Je suis certain que, dans votre tête, quand on parle de morphologie en V, vous imaginez Monsieur Univers, type V-taper, ayant les épaules larges, le grand dorsal bien développé, cette fameuse forme en V qui s’étire en diagonale sous les aisselles. C'est le V athlétique par excellence, avec des abdominaux bien bosselés qui… me font défaut.
  Dans mon cas, l’image que je m’en fais est tout autre, celle d'une femme dont le V est nettement plus généreux en douceur qu’en musculature. Ben quoi ? Si je vous en parle aujourd’hui, ce n’est sûrement pas pour ses performances au bench press.
  Et ne croyez pas que, même si je suis un gars… ou un homme… qui sois mieux côté V-shape. Vous seriez déçus.
  En parlant de musculature, qui m'a abandonné avec la cinquantaine, j’ai appris récemment que la doublure de Matt Damon pour les scènes physiques du film The Odyssey, était une femme. L’acteur aurait même déclaré qu’elle avait « les plus beaux bras musclés » qu’il lui avait été donné de voir.
  C’est quand même rafraîchissant, un acteur capable d’admettre qu’une femme peut lui voler la vedette dans la catégorie des biceps.
  À mes yeux, ma collègue de bureau que je vous parle depuis tantôt, avec sa silhouette en fraise, elle volait la vedette à sa façon. Toutefois, j’étais plutôt pisoux de faire comme Matt Damon à l’idée d’avouer publiquement qu’elle avait « les plus beaux s _ _ _ _ » qu’il m’ait été donné de voir… je m’en confesse.
  OK, je n’en parle plus, heu… juste un peu. En tout cas, elle était consciente de l’effet qu’elle produisait dans l’air exigu du local qui servait de bureau commun.
  Quel homme sur Terre pourrait honnêtement prétendre demeurer insensible aux charmes d’une Latine de la quarantaine, aux longs cheveux noirs et lisses presque toujours attachés, à la voix légèrement éraillée de quelqu’un dont la langue maternelle est l’espagnol, à ce grain de beauté digne du top-modèle Claudia Schiffer et à ces yeux profonds capables d'adoucir la mauvaise langue des personnalités les plus rudes ?
  Ma collègue n'avait pas à travailler très fort avec moi pour m'amener dans son camp, celui des amoureux qui ne sont pas capable de lui avouer… ça se massait au porte de son bureau. J'avais déjà abandonné le combat avant même qu'il commence… j'étais conquis d'avance.
  Grande, elle l'était. Des épaules de joueuse de football capables de plaquer Tom Brady avant même qu'il ne réalise que la pression arrive.
  Comme la définition de la silhouette fraise le veut, elle avait très peu de hanches. Son pantalon semblait constamment vouloir descendre centimètre par centimètre, au point où elle avait fini par privilégier les joggings.

  Ses vêtements, je n'y portais pas vraiment attention. Sa présence enveloppante à quelques pas de mon bureau, ça, par contre… c'était hoooot !
  Je… ben… disons simplement que craquer de désir était une conséquence prévisible lorsque je me retrouvais en présence d'une personne dotée d'un tour de poitrine qui négociait quotidiennement avec les limites imposées par la biologie et la gravité.
  Je vous rappelle que je travaillais avec elle, que… j'essayais pourrai-je dire. Pendant trois ans, j'ai travaillé sous cette tension quotidienne… pas avec le stress du travail, mais avec le stress au travail.
  Puis, le gars que je remplaçais dans ce bureau est revenu travailler après une longue maladie. Même si ma collègue avait tout pour redonner la vie et le plaisir de travailler à un mort, l'occupant original du bureau me l'a déjà dit : « Les grosses, ça ne m'intéresse pas. » Encore ce mot utilisé à la sauce péjorative.
  Il me disait aussi qu'elle s'habillait mal, haïssant voir les larges courroies du soutien-gorge s'enfoncer dans ses trapèzes, puis ses joggings qui lui donnaient des airs de BS (désigne une personne qui reçoit des prestations de l'aide sociale et qualifier quelqu'un qui vit aux crochets de l'État).
  My God… ce gars ne regardait pas plus loin que le bout de son nez. Si vous le voulez bien, accompagnez-moi, on va parler à quelqu'un qui en a vu d'autres côté mode.

  — Hey, monsieur Airoldi ?
  — Plaît-il, monsieur le blogueur ? Tu peux m'appeler Jean.
  — J'ai une… heu… plein de questions vestimentaires. C'est à propos d'une de mes collègues. Est-ce que les joggings sont appropriés pour une femme ayant la silhouette en fraise ?
  — Pourquoi pas ? Un jogging n'est pas automatiquement une contravention de style. Tout dépend de la coupe, du tissu et de ce que tu portes avec. Pour une silhouette en triangle inversé, le jogging peut même être intéressant parce qu'il ajoute un peu de volume dans le bas du corps. Mais je comprends bien que ça donne l'impression que tu as abandonné toute négociation avec ta garde-robe et choisi la voie post-pandémie du linge.
  — Donc, mon collègue rabat-joie contre le port du jogging a tort ?
  — Je n'ai pas dit ça. J'ai dit qu'un vêtement n'est pas coupable par défaut. Il faut regarder l'ensemble.
  — Ouf. Parce que moi, le jogging chez elle ne me dérange pas du tout.
  — Évidemment.
  — Pardon ?
  — Rien. Continue.
  — Pour une femme avec de larges épaules, une grosse poitrine et peu de hanches, tu commences où pour arranger son style ?
  — Je commence par le haut. Il faut éviter de rajouter de la largeur là où elle est déjà présente naturellement. Donc, pas besoin d'épaulettes, de manches ballon, de gros détails sur les épaules ou de décolletés très horizontaux. On veut plutôt créer une ligne verticale.
  — Comme le V ?
  — Exactement. Un V, un U assez profond, une encolure portefeuille. Ça attire le regard vers le centre du corps et vers le bas. C'est beaucoup plus intéressant qu'une encolure bateau qui fait voyager les yeux d'une épaule à l'autre.
  — Donc, si je comprends bien, le V est le meilleur ami de la fraise ?
  — C'est même un très bon ami.
  — Et il peut être profond ?
  — Il peut être profond, oui.
  — Hmmm…
  — Je sens que tu vas me faire regretter cette conversation.
  — Pas du tout ! Et pour les manches ?
  — Des manches simples. Des manches raglan, comme sur les anciens T-shirts de rock, peuvent être très intéressantes parce qu'elles cassent la ligne horizontale de l'épaule. Des manches souples aussi. L'idée, c'est de ne pas construire une deuxième paire d'épaules par-dessus celles que la nature a déjà fournies.
  — Donc, pas besoin de rajouter de l'architecture.
  — Exactement. Surtout avec une bonne poitrine, comme tu le dis. Elle apporte déjà énormément de présence au haut du corps.
  — Je prends des notes, Jean. Je reviens à mon histoire de soutien-gorge. Mon ancien collègue détestait voir les larges courroies du soutien-gorge s'enfoncer dans ses trapèzes.
  — Alors là, il faut faire attention. Une bretelle large n'est pas nécessairement mauvaise. Au contraire, lorsqu'on a une poitrine lourde, une bretelle plus large peut être beaucoup plus confortable et mieux répartir le soutien.
  — Donc, les grosses courroies ne sont pas une faute de goût ?
  — Non. Et je vais même te dire quelque chose : si une femme a besoin d'un soutien-gorge très structuré pour être confortable, on ne va pas lui demander de porter un petit machin à ficelles juste pour faire plaisir à la société.
  — J'imagine que quand la poitrine est vraiment… généreuse… il faut mettre les bouchées doubles pour la soutenir.
  — Évidemment ! Et correctement. On cherche une bonne taille, une bonne profondeur de bonnet, une bande qui reste bien en place et un modèle qui offre suffisamment de maintien. Une poitrine généreuse n'a pas besoin qu'on la fasse disparaître. Elle a besoin d'être bien soutenue.
  — J'aime beaucoup cette philosophie.
  — Ce n'est pas une philosophie. C'est le gros bon sens, comme le dit si bien Pierre Poilievre.
  — Et si elle veut quand même la mettre en valeur ?
  — Là, on peut jouer avec le décolleté. Un V bien placé, un cache-cœur, une robe portefeuille… On peut attirer le regard vers le décolleté sans nécessairement ajouter du volume aux épaules.
  — Je vois.
  — Non, tu ne vois pas. Tu ne respires plus.
  — Jean !
  — Quoi ? J'ai appris à te connaître.
  — Bon. Revenons aux vêtements du bas. Tu lui mets quoi ?
  — Là, on peut s'amuser davantage. Pantalon à jambe large, bootcut, pantalon évasé, jupe ligne A, imprimés, couleurs plus claires, poches ou détails autour des hanches. Tout ce qui donne un peu de présence au bas du corps aide à équilibrer la silhouette.
  — Donc, le jogging peut être bon.
  — Oui.
  — Le pantalon baggy aussi.
  — Oui.
  — La jupe ample.
  — Oui.
  — Et les hanches peuvent enfin avoir leur mot à dire.
  — Voilà. Tu commences à comprendre.
  — Et les souliers ? Oui, parce que je me demande si même les pieds doivent participer à cette grande opération d'équilibrage.
  — Absolument. Une chaussure un peu plus visible, une botte, un talon plus substantiel, une semelle qui a du torque… ça peut attirer le regard vers le bas. Pas besoin de transformer la femme en sapin de Noël, mais on peut donner un peu de poids visuel à la partie inférieure.
  — Et les accessoires ?
  — Un long collier peut reprendre la ligne verticale du V. Un sac qui tombe vers la hanche peut également attirer le regard vers le bas. Et une belle paire de boucles d'oreilles peut encadrer le visage sans ajouter de largeur aux épaules.
  — Donc, si je résume, on simplifie le haut, on soutient ce qui doit être soutenu, on crée du volume en bas et on fait descendre le regard.
  — Exactement.
  — Et on garde le jogging ?
  — Si elle l'aime et qu'il lui va bien, oui.
  — Jean, je pense que tu viens de sauver la réputation vestimentaire de ma collègue.
  — Non. Je viens surtout de t'expliquer qu'un vêtement confortable n'est pas automatiquement un vêtement mal habillé.
  — Et moi qui pensais que tu allais lui donner une contravention de style.
  — J'allais le faire.
  — Alors, qu'est-ce qui t'a fait changer d'idée ?
  — J'ai appris que le gars qui me pose toutes ces questions travaillait trois ans à quelques mètres d'elle.
  — …
  — Tu rougis.
  — Non.
  — Monsieur le blogueur…
  — Oui ?
  — Finalement, la contravention de style, elle est pour toi… habillé comme la chienne à Jacques, je n'ai pas le choix.

  Ouf… ouin… je suis loin d'une carte de mode. En repensant aux accessoires qui attirent les regards, je viens justement de me souvenir que ma collègue fraisinette portait très souvent un long collier de billes de bois. Pas le collier de noisetier censé guérir tous les maux du corps, celui que Marcel Lebœuf avait déjà contribué à rendre célèbre au prix d'une partie de sa crédibilité. Non, un simple collier décoratif.
  Enfin… simple. Je ne me plaignais certainement pas de sa présence dans le décor. En prime, quand elle décidait de se présenter au boulot les cheveux détachés, prétextant avoir manqué de temps pour le make-up, et qu'ils tombaient librement sur ses épaules plutôt que d'être retenus en queue de cheval, ça m'achevait instantanément.
  L'effet sur mon self-control était… dévastateur. Une seconde, je réceptionnais des marchandises de façon exemplaire. La suivante, j'étais complètement lobotomisé d'admiration, frappé de plein fouet par une décharge de feelings sortie de nulle part.
  C'est fou comme quelques mèches de cheveux peuvent parfois faire s'écrouler toute une forteresse mentale.
  Juste d'y repenser, je me retrouve quelques mètres plus loin dans le bureau, une boîte entre les mains, Excel dans l'autre, tout en potinant avec ma collègue sur les sujets véritablement importants de l'existence.
  Genre… qui couche avec qui à la job. Les grandes questions de notre temps, qui me permettaient de la sentir vibrer à l'évocation de quelques rumeurs juteuses… et moi qui vibrais tout autant de cette… proximité.
  Toute bonne chose a une fin. Toute montée de désir finit par redescendre. La compagnie fut vendue, ses activités rapatriées en Caroline du Nord.

  Voilà donc pour mes petites histoires et pour cette délicieuse silhouette fraise, une morphologie qui, à mon humble avis, devient encore plus intéressante lorsque le fruit est bien mûr… et généreusement charnu. Hihihi !
  J'ai la chance de croiser cette ex-collègue de temps en temps, tout à fait par hasard,dans une épicerie de la petite ville, où on se rappelle le bon vieux temps, réveillant au passage cette petite fibre de désir que j'ai toujours eue pour elle.
  Merci de m'avoir accompagné une fois de plus dans cette tentative de démystifier, sans filtre, une morphologie humaine que quelqu'un, quelque part, a un jour eu l'idée de classer celles-ci en visitant le coin fruits & légumes d'un supermarché.
  Si je voulais laisser ma trace dans ce « système », je donnerai des numéros comme 4011 pour la banane, 4015 pour la pomme, 4025 pour la poire, 4248 pour la fraise… ouin… ce n'est pas la meilleure idée.
  Quoique, en y repensant… il y a peut-être tout de même une petite base scientifique derrière tout ça.
  Après tout, observer l'ensemble des traits et des caractéristiques visibles d'un organisme, ça s'appelle construire un phénotype.
  Oubliez ça. Je suis encore en train de lancer des mots savants dans la conversation pour me donner du standing. Ouf !
  Pour vrai, observer les humains et les ranger dans des catégories à partir d'un trait visible, c'est probablement aussi vieux que l'humanité elle-même. On le fait avec la taille, la couleur des cheveux, la voix, les vêtements, les lunettes, les tatouages et à peu près n'importe quoi d'autre qui nous saute aux yeux. C'est humain.
  Ce qui l'est beaucoup moins, c'est de transformer ces observations en jugements ou en préjugés. On quitte tranquillement le terrain de la curiosité pour entrer dans celui des raccourcis.
  Bon… j'arrête ça ici avant de partir dans une conférence improvisée sur la biologie, la psychologie sociale et les travers de l'espèce humaine. Dans dix lignes, je vais finir par vous retrouver dans une galaxie lointaine, très lointaine, à essayer de vous expliquer le lien entre Dark Vador, les fraises et le phénotype… et d'en écrire un texte !
  À la place, on se retrouve à quelques années-lumière pour un autre texte. À la revoyure, et que la Force soit avec vous !



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Commentaires

  1. Il paraît que la Force est avec les Jedi... mais quand une fraise bien mûre croise mon chemin, mon self-control passe du côté obscur ! Hihihi !

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