215- Ma Costcocrush (25JUL26 1/1) !
Ne me lapidez pas, chères lectrices et chers lecteurs, j'ai de nouveau craqué en publiant un autre texte de blogue qui va tergiverser autour d'une femme très en chair vue… à… tenez-vous bien… à l'éééépicerie !
— Raaaaaaa ! Encore ?
— Et oui… je suis tellement touché par cette rencontre, guuurlp. Mes souvenirs de cette femme sont si chauds qu'ils fondent dans mes doigts.
— C'est ça, brûle-toi et on n'en parlera plus.
— Mais, mais, ça amène des réflexions, ce n'est pas juste la femme en question et ses courbes que je vous fais gober à coup de wow et de holala.
— C'est ça que tu dis à chaque fois. À notre avis, tu devrais laisser passer quelques semaines et tu vas l'oublier comme si elle n'avait jamais existé.
— Sans doute, mais là, la décharge de pur bonheur qu'elle m'a vidé sous la peau est trop grisante pour ne pas écrire un texte.
— Bon. J'ai compris. J'imagine que ce sera un texte que tu aimerais qu'elle parcoure ?
— Ooooh oui, pas juste un peu.
— J'ai compris, tu es un éternel indécrotable. Go… raconte… je sais bien que tu carbures à cette envie, c'est du 94 octanes.
— Merci. Je vais essayer de vous la faire adorer comme moi je l'ai fait.
— En passant, cher blogueur…
— Oui, chères lectrices et chers lecteurs ?
— La définition de « blogue » est bien différente à ce que tu t'appliques depuis trois ans !
— Pour vrai ? Expliques ?
— Prépare-toi à revoir ta conception. Un blogue est un type de site web, utilisé pour publier régulièrement de COURTS articles appelés « billets ».
— Guuuurlp ! Je suis incapable de m'arrêter lorsque je débute…
— Tu avais promis de faire ça court au billet 214. Tu vas être obligé de dire roman au lieu de texte. Est-ce que la lapidation a cours légal dans ta région ?
— Non, pitié… je vais faire attention la prochaine… fois.
— On y reviendra. Pour le moment, vas-y, fais-nous vivre ton émoi.
— Je vous montre ça… merci !
Bon, j'aligne toutes les possibilités de restos habituellement offertes dans la plupart des villes typiques nord-américaines qui se respectent : italien, chinois, thaï, américain, japonais… « c'est moi qui paye, » dis-je au-devant de leur hésitation !
Un consensus est vite obtenu, sans que je n'appose mon droit de veto ou une clause dérogatoire. Ce qui a gagné la faveur populaire, c'est un resto cuisine québécoise ayant la poutine comme spécialité, ben oui, à mon grand dam.
« Quoi ? Vous voulez vraiment aller à l'Atelier B ? Vous levez le nez pour les sushis, mais êtes prêts à gérer des lourdeurs d'estomac de patates frites molles dans une piscine de graisse et de fromage. »
Ne fouillez pas l'Internet, j'ai donné un nom fictif au resto dont il est question. Dans la vraie vie, cet établissement a une réputation qui dépasse les frontières de la ville grâce à ses poutines haut de gamme à prix raisonnable.
Ne vous faites pas d'idée, je ne parle pas du Pied de Cochon et son utilisation intempestive de foie gras. Le resto en question est plutôt grand public et sa cheffe propriétaire est pour… un blogueur qui aime ça gros (je ne parle pas de bouffe)… ooooh oui !
Le resto est trèèèès actif sur les médias sociaux, célébrant surtout leur réouverture dans un local bien à eux en 2026.
Véro, la copropriétaire, y est bien sûr, bien en vue dans cette visibilité offerte par la dynamique équipe. Elle est une artisane bien affirmée du succès de ce resto presque vingtenaire.
« Ouf, on dirait que je glisse vers un texte qui pourrait retrouver certains paragraphes dans le guide Michelin… pourtant… c'est… hum… ouin… »
Vous avez saisi pourquoi je parle de l'Atelier B et c'est de la faute à Véro. Mieux que son rayonnement numérique, je l'ai vu en vrai, hoooolala ! Elle fitte parfaitement dans le moule de la raison d'être de mon blogue, de la raison première de mon abonnement à leurs médias sociaux, woooow ! Si vous me voyez enthousiaste pour en parler, c'est bien parce qu'elle a gagné une place dans mon imaginaire.
Une grande femme à lunettes, cheveux longs et silhouette plantureuse, ça ne passe pas inaperçu, qu'on y porte un regard biaisé sur le port de ses courbes ou un regard intéressé par le rayonnement de l'entrepreneure.
J'ai vite compris que d'admirer la cheffe sur des vidéoclips TikTok, ce n'est pas la même chose que de la voir en chair et en chaaaair !
Lors de ma visite ce samedi de juin, l'équipe du resto avait la broue dans le toupet. Disons que la réouverture de leur cuisine était trop récente et son rodage n'était pas terminé. Je comprends très bien que Véro n'avait pas d'yeux pour un de ses fans ce midi-là, affairée dans sa gestion d'équipe et de la cuisine.
Votre blogueur demeure un fervent fanatique des femmes à la beauté mûre et voluptueuse, au charisme dominant et à l'assurance désarmante. La cheffe de la cuisine… ben… elle faisait partie de celles-ci… wow !
Oooooomygod, le combo t-shirt et pantalon très ajusté fut ma récompense, ben plus que l'excellent goût de leurs spécialités.
J'ai vite pardonné le bagou que Véro affichait, de la fatigue et un bouillonnement intérieur probablement, la raison première que je n'ai pas osé lui adresser la parole.
— Excusez-moi madame Véronique, je vous vois sur les Reels et j'adore la symbiose de votre équipe, m'exclame-je sans y être invité.
— Merci beaucoup, c'est gentil… on fait notre possible, répond-elle avec un sourire de quelqu'un qui a déjà donné trois entrevues aujourd'hui et qui a encore les livreurs DoorDash, Uber Eats et Skip à fournir.
— Je… euh… vous faites un travail remarquable… le resto est… hum… très bien… très… oui.
— T'es donc ben gêné, interviennent en arrière-plan dans ma conscience, mes lectrices et lecteurs en chœur.
— Fermez-vous, je me gère moi-même.
— Tu gères quoi exactement, cher monsieur ? Tu parles seul, mais je comprendrais si tu avais une cuisine à faire tourner. Je retourne voir ma gang, ajoute Véro qui laisse planer un petit sourire. J'ai beaucoup de nouvelles en formation. On rejase dès que tu reviendras et merci de votre visite !
— J'avais un plan, que je crie presque à ces voix aux limites de ma conscience. C'est juste que… le combo t-shirt ajusté et pantalon ajusté… a court-circuité le plan.
— On avait compris. Et le radar à rondeur, il pointait dans quelle direction ? Disent simultanément mon lectorat.
— Partout. Simultanément. C'est un radar, pas un laser.
— Seigneur.
— En tout cas. Je lui ai souri. Elle m'a souri. C'est déjà plus que ce que j'espérais.
— Tu es venu manger de la poutine et tu repars avec un sourire de cheffe épuisée comme trophée de chasse.
— … oui.
— Et tu es satisfait ?
— … complètement. Hihihi !
Merci d'être passée au comptoir, madame Véro ! Je reviendrai pour sûr !
La panse bien repue, mon imaginaire bien garni, ma bande et moi avons quitté le restaurant opulent pour notre deuxième projet du jour… l'épicerie, la vraie, celle qu'on appelle encore le « Club Price », de quoi faire grincer les dents de l'Office québécois de la langue française.
J'ai constaté trop tard, sans vouloir me l'avouer alors que je le savais déjà, ce fut une erreur de nous joindre à la migration saisonnière des magasineurs du samedi après-midi et son Grand Ballet des paniers.
Je dirais qu'entre cette journée anodine de juin et une journée frénétique de début décembre, c'était la même chose… sans les décorations de Noël.
La cohue était à son comble, le stationnement était source de rage au volant, la ruée vers l'aubaine soulevait de l'agressivité.
Peu importe, en tant que chasseur d'aubaines ayant fait mes classes, j'ai vite trouvé une cache pour installer mon char et je n'ai pas tardé à investir le territoire de mes proies : café moulu au kilogramme, pains miches format pandémie, viande hachée à rendre jaloux les IGA… et une cliente en rondeur qui m'a complètement assommé, un état de choc qui m'a pris par surprise.
Cette visite n'a pas échappé à la rengaine habituelle d'un magasinage en entrepôt Costco : stationnement, panier, scan de carte, cohue des allées, ruine bancaire, crème glacée récompense ! Et l'autre chose habituelle qui est uniquement dans ma liste, pas la vôtre : rester à l'affût d'un rêve fantasmagorique fait de hauts monts et de vallées profondes !
C'est probablement un paysage que bien des gens pourraient qualifier de… dantesque, alors que pour moi, c'est… une… fascination.
Assez pour les métaphores, parce que celle qui laisse planer son ombre dans ma tête, attend patiemment de se dévoiler. Tout ça pour dire qu'au détour des charcuteries, mon chemin croise une femme… cette femme qui est visiblement accompagnée par quelqu'un, car elle n'a pas lié son destin avec un panier géant.
OMG, je ne vais pas faire l'inventaire de ses courbes, parce que c'est évident que vous l'imaginez déjà. Petite comme une fée et large comme le bonheur (ça y est, une autre fichue métaphore), je suis instantanément emballé dans une suite de feelings incroyable.
Elle s'approche lentement, sans se douter qu'un homme souffre d'une incandescence des sens, tout près. Je la regarde de derrière mes lunettes roses, avec milles et une interrogations, comme, « pourquoi elle se promène presque en traînant les pieds, le nez en l'air, les mains dans les poches ? »
Ce n'est qu'un peu plus tard que j'ai compris que son mari, son chum ou son conjoint de fait était celui qui traînait le panier, ayant lui aussi le pied léger et le nez en l'air.
Je peux vous dire que les photos qui illustrent mon texte reflètent assez fidèlement cette belle chérubine qui me fait défaillir.
Ça m'a fait penser que Justin Trudeau vit sa crise de la cinquantaine dans les bras de Katy Perry, alors que ma crise à moi, ouf, un mot de ma Costcocrush et je tombe dans les siens. Faut croire que la crise de mi-vie nous frappe tous, juste avec des budgets différents.
Je me suis retourné à son passage, pour, bien entendu, lui regarder… le… derrière ! Guuuurlp, c'est bien la première fois que ça m'arrive : elle s'est retournée à son tour.
L'intuition féminine doit y être pour beaucoup, l'avertissant qu'un quidam l'inspecte… méticuleusement. « Hum, dis-je en détournant la tête alors que je suis pris les yeux dans le popotin, je me souviens plus s'il nous reste encore du rôti de bœuf tranché. »
Faire semblant d'être un client ordinaire à tout prix, c'est ma seule porte de sortie que je me suis dénichée à ce moment-là. J'étais incroyablement gêné, en même temps qu'un trouble intérieur a pris le contrôle de mon corps.
Un afflux d'adrénaline m'a forcé à bomber du torse, une bouffée de testostérone augmente mon impression de virilité, une dose d'endorphines me rend très réceptif, une lampée d'ocytocine fait monter le désir en moi… c'est… c'est… le COUP DE FOUDRE ! Hoooolala, c'est fou ! « OMG… ça se peut pas, elle m'a regardé… je n'arrive pas à y croire. »
Mon cerveau, victime du trouble envahissant des rondeurs, il décide de s'embarquer dans un délire trumpiste (qui n'a rien à voir avec se rendre sur l'île déserte d'un ami) par une mainmise unilatérale du système nerveux central : un shot de cortisol pour booster le stress à fond, une injection de sérotonine pour transformer la passion brute en confort tranquille, et une dose de prolactine pour détacher les dernières traces de désir qui m'avait envahi comme un raz-de-marée.
Mautadite gêne. Dès que je réussis à convaincre mon cerveau qu'il n'y a pas de danger et que je peux me libérer de mon carcan de timidité, mon Costcocrush n'est plus en vue !
Ma réaction qui s'ensuit à sa disparition soudaine, est presque la même que lorsqu'un de nos enfants échappe à notre surveillance… « ma fille s'est fait kidnapper… ça c'est certain ». Je sais bien qu'elle n'a pas disparu, son pas est trop lent.
Comme de fait, je la retrouve beaucoup plus loin, dans son manteau de printemps, qui ne laisse aucun compromis à l'imagination de ce qu'on trouve dessous.
Son mari, chum ou conjoint de fait est à sa remorque, comme depuis qu'elle a croisé ma… passion dévorante. Je vais tenter une prise deux, c'est trop puissant mon affaire.
Vous savez, cette boule qui serre la pomme d'Adam, les tripes qui se tordent, la chaleur allant crescendo dans le coin de l'aine !
La croiser dans un autre secteur de l'entrepôt devient presque ma mission de la dernière chance, la liste d'épicerie n'est plus au goût du moment.
Mes tripes en ont déjà vu d'autres sentiments de ce type… et elles savent que je ne peux pas déclarer forfait si rapidement, vraiment pas !
Dans l'allée des soupes et produits connexes, c'est ici que mon second souffle m'est parvenu, comme celui d'un marathonien usant d'une énergie cachée pour une remontée spectaculaire.
La femme qui habitait mes pensées Kirkland Signature se pointe au bout de l'allée, toujours avec sa démarche débonnaire à petits pas traînant et les mains campées dans les poches, le regard fuyant à gauche et à droite. Et l'étrange petit monsieur la suit toujours à distance de plusieurs mètres, appuyé sur la poignée du panier, son cruise control calqué sur la femme qui me détraque le système.
Naturellement, on finit par se croiser… et nos regards s'accrochent comme tout à l'heure. OMG, c'est complètement dingue… et je réussis à garder un self-control. Je laisse grandir un sourire qui fait office de soupape de sécurité, stabilisant ma pression voluptueuse.
Les mêmes questions surgissent, « mais que veut dire son impassibilité, même si je fais un eye contact aux limites de l'insistance ? » Je me plais à croire que c'est elle qui me tient, tout en sachant très bien… que la vie n'est pas faite de même !
Mon Costcocrush et moi, nous nous croisons. Le petit monsieur et moi, nous nous dépassons également. Je me retourne de nouveau, prêt à maintenir le contact visuel si elle ose : incroyable mais vrai, nos yeux se croisent une nouvelle fois ! Je vous le jure que c'est électrisant au boutte !
La suite m'oblige à devenir soudainement… ouf… attentif et adorateur. Au milieu de l'allée, la femme fait un tour sur elle-même, son long manteau de printemps flottant autour de sa grande taille.
Ma tête capote en détaillant le jeu de la ballerine plus-size, ma raison se fige devant sa démonstration de… séduction.
Elle esquisse quelques mouvements et retire son manteau… m'offrant un cadeau qui ne s'offre pas ici, un striptease du manteau… hoooolala que j'adore. J'en tombe presque sur les genoux, retenu dans mon geste par la présence des clients inopportuns.
C'est ici que je découvre que ce qu'elle m'offre en format Club, pis ça vaut tous les feelings du monde.
Elle a mis le manteau dans le panier du petit monsieur, sans autre forme de procès, et a continué son magasinage à distance. On s'est croisés de nouveau, nos regards s'accrochant, le mien s'attardant sur… je vous l'avoue… ses gros seins… gosh que c'est délirant dans mon conscient, que d'oser… l'aventure.
Si j'avais plus de gut, sûrement j'aurais tenté un pickup line style « si je t'offre un hot-dog à 1,50 $ à la sortie des caisses, est-ce que ça compte comme notre premier rendez-vous ? »
Plus aucun rapprochement n'était possible dans le coin des caisses. Ses cheveux longs et épais, qui cachaient ses yeux arborant les lunettes de lecture pour déchiffrer les instructions de paiement, m'offrirent encore quelques moments… feeling… moi qui ai un faible évident pour les cheveux longs et les lunettes.
Même en roulant sur l'autoroute 30 pour le retour, ma Costcocrush de la cinquantaine avancée me hante sans arrêt. Mes méninges tournaient en tentant de saisir d'où venait ce coup de foudre qui aurait sûrement été confirmé par électroencéphalogramme, alors que la femme n'avait manifesté aucune réciprocité… en apparence. Pourquoi ?
Après plusieurs kilomètres d'autoroute et beaucoup trop de réflexions pour un gars qui revenait d'acheter son épicerie de deux semaines, j'ai fini par comprendre ce qui m'avait autant secoué. C'était pas juste une question de rondeurs.
Des femmes qui rentrent dans mes goûts, j'en croise régulièrement, et je rentre pas chez nous à chaque fois avec l'impression d'avoir mis les doigts dans une prise de courant.
Ce qui m'a frappé, c'était l'ensemble : sa démarche tranquille, ses mains dans les poches, son regard ailleurs, sa façon d'être sans chercher à impressionner personne.
Elle se promenait comme si le Costco lui appartenait, pendant que son petit monsieur suivait derrière avec le panier, docile comme un golden retriever bien dressé.
Elle n'attirait pas l'attention. C'est exactement pour ça qu'elle a attiré la mienne au-delà de la simple curiosité. Ajoutez à ça quelques regards croisés, une journée pluvieuse où j'étais particulièrement réceptif, et mon cerveau a fait ce qu'il fait de mieux, soit de construire un coup de foudre à partir de presque rien. Le maudit.
Alors voilà, chère inconnue du rayon des charcuteries, vous lirez probablement jamais ces lignes. Si jamais c'était le cas, sachez que votre magasinage du samedi a occupé les pensées d'un blogueur pendant plusieurs jours, ce qui est soit très flatteur, soit légèrement inquiétant, selon votre point de vue.
Quant à vous, chères lectrices et chers lecteurs, merci d'avoir encore une fois suivi les états d'âme d'un homme qui trouve le moyen de tomber en amour entre un sac de café et un paquet de rôti de bœuf tranché.
C'est ça, le vrai Costco, vous entrez pour les aubaines, vous ressortez avec une obsession. hihihi ! À la revoyure !
Psssst… oui, oui, je sais, j'avais promis un texte court au 214, et regardez la brique que je viens de vous pondre. Sortez les pierres, mais visez large, j'ai encore les genoux fragiles après mon numéro de ballerine dans l'allée des soupes. Hihihi !
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Il y a de la place pour être ma IGAcrush, ma Maxicrush, ma SuperCrush et, pourquoi pas, ma Dollaramacrush… hihihi !
RépondreEffacerTu étais lever déjà à 6:00 du matin un samedi ??? Couche toi et dors hihihi
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