187- Volumes charnels (30NOV25 1/1) !

  Hum… je parie que vous n’avez jaaaaamais rencontré un rat de bibliothèque blogueur qui s’attaque à un sujet aussi peu académique que… oui oui, ces histoires où la corpulence joue le rôle d’héroïne… hooooolala !
  Il faut que je vous dise qu'il y a quelque chose de rassurant dans les grandes bibliothèques urbaines (je parle du lieu, pas du meuble), que je considère comme de vrai sanctuaire.
  Croyez-moi, j'en sais quelque chose après en avoir visité un gros bouquet : celles coincées dans une école de village, celles fièrement plantées près d’un hôtel de ville et celles qui trônent comme des temples du savoir au cœur des métropoles.
  Je me souviens même d’un vieux épisode de Passe-Partout où l’on voyait un « Bibliobus » ; dans ma campagne, ces engins-là ne se risquaient pas à venir rouler dans les bouses de vache, hein !
  Peu importe leur taille, les bibliothèques publiques rassemblent des milliards d’idées classées tel un cerveau, reliées, indexées avec soin, prêtes à ressurgir dans la tête de quiconque ose les sortir de l’inconscience des rayons.
  Au-delà de se présenter en tant qu'institution de savoir, pour un intello rêveur comme moi, c’est un terrain de rencontres improbables, vous allez comprendre.

  Vous vous rappelez certainement de la vieille mégère bibliothécaire caricaturale au cinéma et qui impose un silence total à la clientèle. Ce n'est plus ça.
  Dans les bibliothèques modernes, le silence y est relatif : pas besoin d’une technicienne pour souffler un « chuuuut ! » bien ressenti. L'atmosphère elle-même, impose le respect de la règle bien établie. On y entend le froissement d’un manteau, le raclement d’une chaise, un toussotement discret pour rappeler sa présence.
  Et puis, l'objectif de la clientèle s'est modernisé. On y va pour l'échange en travaux d'équipe, surfer sur le net et participer à des jeux.
  Moi, j’y vais comme d’autres vont au gym. Sauf que d'y brûler des calories, non. Ma créatine, c’est la bibliothécaire rondelette qui me dit bonjour avec ce ton sucré-salé. Ma testostérone, c’est son sourire sincère qui fait plisser son cou. Ma routine d’entraînement, c’est son assurance tranquille… avec juste ce qu’il faut d’autorité pour réveiller des pensées peu académiques.
  Un jour, je l’ai entendue dire à un usager distrait :
  — Monsieur, vos livres sont en retard.
  Dans ma tête : « j'pense bien m'imposer un retard de trois semaines pour qu'elle me chicane… hum oui ! »
  En vérité, j’y vais pour nourrir mes idées et prélasser l'esprit, loin des tracas quotidiens. Parfois (bon, d’accord… souvent), pour y observer la faune locale : les fameuses Curviformea Volupta Plena Dulcis, magnifiques créatures qui évoluent entre les rayonnages de fiction… hihihi !

  Être un rat de bibliothèque à l’ère des intelligences artificielles, c’est un peu comme préférer l’eau pétillante dans un monde de boissons énergisantes.
  Aujourd’hui, tout le monde préfère consulter un résumé ChatGPT ou un clip TikTok au lieu d’ouvrir un vrai bouquin. Ou encore, préfère la version cinématographique condensée en 2hr30 plutôt que de lire trois tomes à coups de trente minutes par jour pendant deux ans.
  Je persiste à venir ici, à l’ancienne, un personnage vieux jeu dans l'univers numérique.
  La bibliothèque, c’est l’un des derniers endroits où l’on peut se perdre volontairement sans avoir besoin d’une enquête Indianajonesque.
  Pas d’algorithme pour me dire quoi lire, juste mon instinct et la chance de tomber sur un trésor en suivant un titre par erreur. La technologie aide à tout trouver… sauf l’essentiel… l’imprévu… le hasard !
  Et dans ce sanctuaire de papier, l’imprévu, ça peut être une trouvaille en chair et en… chair. Holala ! 
  Une femme concentrée, assise à une table un peu plus loin, dont la silhouette bloque à moitié la lumière. Une autre, debout entre deux étagères, qui compare deux tomes en balançant doucement des hanches qui n’ont rien d’académique.
  Les bibliothèques, c’est comme l’ornithologie, il faut savoir observer sans déranger.

  Je m’installe avec mon mug, ma tasse de voyage si vous préférez, mon fidèle compagnon qui est témoin de tous les grands moments de ma journée.
  Ce que je bois, un café maison infusé au boulot, parce qu’on ne me fera pas payer quatre dollars pour de l’eau brunie. C’est mon rituel.
  Au dernier étage des la biblio, assis dans mon fauteuil favori donnant sur la ville, je regarde la vie défiler suivant le rythme effréné de l'heure de pointe du soir.
  Ici, personne ne s’étonne de me voir contempler, on appelle ça faire de la « lecture contemplative ». Je lis, certes… mais pas toujours des livres.

  L’autre jour, en m’asseyant distraitement à une table du troisième étage, je tombe sur un volume abandonné, le Kama Sutra (plutôt le Kāmasūtra), la version pour érudit, pas la version « pour les nuls ». Une belle édition de deux pouces d’épaisseur à la couverture très discrète. Je jette un œil, juste par curiosité intellectuelle, évidemment, on se comprend !
  Je tombe sur un passage fascinant : on y classe les unions selon la taille et la vigueur des partenaires. L’homme peut être taureau, cheval ou lièvre, quant à la a femme, biche, jument ou éléphant.
  Je ricane doucement.
  — Tiens… j’ai toujours su que j’étais plus du genre cheval curieux que taureau dominateur.
  La dame sur la causeuse voisine lève un sourcil sans lever la tête de son roman. Oups. Trop fort, peut-être.
  Je continue. Le texte décrit les façons d’embrasser, de griffer, de mordre… et les positions pour lesquelles le Kāmasūtra est célèbre.
  Je referme le livre lentement, histoire de ne pas donner l’impression que je viens de feuilleter un manuel d’entretien sexuel en pleine section philosophie. En glissant le volume sur le plateau « à ranger », je croise le regard d'une technicienne au comptoir d'aide. Son sourire me dit tout : « je reconnais la couverture, je t’ai vu ».
  Je lui rends son sourire, un peu penaud alors que dans ma tête, une petite voix murmure.
  — Bon, ben… mission cul-turelle accomplie.
  Je me surprends à adorer ce que j'y lis, pas tant pour l’aspect exotique du texte que pour les images d'un art très Oriental.
  Les anciens savaient nommer sans frata ce que la modernité maquille sous des filtres et des emojis. On parlait de rythme, d’accord, de proportion, de plaisir réciproque. Aujourd’hui, on parle d’affinités, de valeurs partagées, de bio Tinder bien rédigée, mais rarement de… corps.
  Je referme le livre, mais la typologie reste en tête. Le taureau et la jument, le lièvre et la biche…ces images déclenche chez moi toute une série de comparaisons un rigolotes. Je me laisse prendre au jeu.
  Avouez que le Kāmasūtra irradie, même s'il demeure caché dans une bibliothèque discrète.
  En regardant autour, je me plais à imagin qu'il y a de tout chez mes semblables : des biches nerveuses qui feuillettent à toute allure, des juments assurées qui s’installent comme chez elles, et des éléphantes majestueuses qui imposent leur rythme rien qu’en respirant. Chaque rayon devient un terrain d’étude pour mon esprit trop curieux.
  Je me demande bien dans quelle catégorie je tomberais. Probablement pas taureau, mon cardio ne suivrait pas (recherchez sur Google ce que c'est un bull par rapport au sexe, vous serez surpris). Disons un étalon d’écriture, pas rapide mais endurant, qui préfère les longues conversations avant le galop final, hihihi !

  Mon mug se vide tandis que le temps s’étire doucement, suspendu entre le sérieux du savoir et la frivolité de mes pensées.
  Et c’est là que je réalise que les bibliothèques publiques sont les derniers lieux où l’intellect et le désir cohabitent sans supervision morale.
  On peut y penser fort, écrire beaucoup, fantasmer énormément, et personne ne vous juge. Le jour où ils installeront une distributrice à café entre les rayons « sociologie » et « érotisme », je paye pour une carte de membre à vie.
  Je pense que vous avez saisi l’essence de la biblio… de MA biblio ! Oui, il y a le plaisir de la découverte des volumes de papier… et des volumes féminins !
  Le premier jour de mon abonnement à cette bibliothèque où je vais encore aujourd’hui, j’explorais les rangées au hasard. Évidemment, je me retrouve du côté de la fiction.
  J’écarte une pile de livres pour y découvrir les titres et, surprise ! Par l'espace que je viens de créer, le visage de LA technicienne rondouillette dont je vous ai parlé plus haut, apparaît de l'autre de l'étagère, tout sourire. On éclate de rire comme deux ados pris en flagrant délit.
  Jamais, en mille ans, je n’aurais cru qu’un moment pareil puisse m’arriver… avec ma technicienne en documentation fantasmagorique !
  Depuis ce jour fatidique, j’ai une admiration sans bornes pour cette femme magnifique et multitâche.
  Elle est dans un mini band de musique… ooooh ! Toujours vêtue de noir, cheveux noirs, lunettes noires — on pourrait croire à une adepte de The Cure ou de Metallica, mais non. Son groupe s’inspire plutôt de folk mélancolique, avec une voix chaude à faire fondre les couvertures rigides des dictionnaires.
  Je l’ai vue une fois sur scène, dans une salle communautaire. Croyez-moi, ce soir-là, j’ai compris que même les bibliothécaires peuvent rendre sexy les classements Dewey, tsé les petits chiffres décimaux apposé sur les livres, 613.96 pour le Kāmasūtra, héhéhé !

  Il y a aussi cet autre jour où je me suis écrapouti sur une longue banquette du grand salon du deuxième étage.
  Pas le temps de sortir un livre que… je… je… je la vois. Dans le même salon que j'occupe, une femme est assise sur une chaise de plastique trop petite pour elle, les accoudoirs lui comprimant les bourrelets à 360°.
  J’en suis resté bouche bée. Pendant que ma conscience entière la désire, mon imagination la voit déjà dans mes bras et ma raison ne voudrait qu'une petite conversation avant de s’emballer.
  Je choisis la voie lâche que je maîtrise à la perfection : la regarder discrètement par-dessus un vieux bouquin pris au hasard, abandonné par un usager précédent, « Le tricot facile ». C'est parfait pour avoir l’air d’un gars studieux… ou creepy…
  Quand je dis que j’aime les femmes rondes, ce n’est pas un slogan, c’est une dévotion pure et dure.
  Oh my curvy… cette femme est incroyable à mes yeux. Elle ne se doute de rien, trop concentrée sur sa conversation téléphonique. Son ventre, compressé sous le tissu, dessine ce bourrelet parfait qui me fait fondre, tout en poussant ses seins vers le haut. Hooolala…

  À un autre moment, j’étais dans mes rayonnages habituels, pas loin d'un coin détente, avec ses tables d’étude et ses fauteuils trop droits. Une conversation tout près m’a distrait au point d’oublier pourquoi j’étais venu à la biblio.
  Une femme bien ronde, dans la cinquantaine, participait  à un photoshoot avec une photographe plus jeune tout aussi bien en chair, probablement sa fille ou une amie.
  Ne partez pas en peur, ce n'était pas une séance boudoir… déception… mais honnêtement, pour moi, une femme ronde qui pose avec des livres, c’est exactement ça !
  Bien sûr que j'écoute la modèle donner des instructions à sa photographe.
  — Non, attends, un peu plus de lumière ici… oui, comme ça… parfait !
  Elle se place à la table, puis sur le fauteuil. Mon regard, lui, fait le tour complet. La blouse moulante, les formes débordantes, la confiance boosté par l'audace d'une séance photo en public… et peut-être n'ignoraient-elles rien de ce spectateur trèèèèès attentif.
  À un moment, la photographe demande à sa modèle de s’allonger sur le côté, par terre… j’ai figé net.
  Son ventre s’est étalé comme de la crème glacée qui fond au soleil, ses seins suivant doucement la pente de la gravité.
  J’étais paralysé, hypnotisé.
  Elles n’en avaient sans doute pas conscience, mais ce jour-là, ce duo a offert un cadeau à tous les témoins silencieux du lieu : la beauté brute, sans filtre, sans gêne, juste… splendide.

  Puis tout récemment, à cause d’un imbroglio dans le renouvellement de ma carte d’abonnement à la biblio, j’ai dû passer « au bureau », comme on dit.
  Assis au comptoir, la technicienne, une recrue dans le métier, passe mon dossier en revue. Moi, je ne m’ennuie pas du tout à répondre à ses questions, surtout avec ce joli décolleté blondinet juste en face, hihihi !
 VSa voix est douce, presque chantante. J’avoue que je me laisse bercer. Mais côté de garder en mémoire les procédures… disons qu’elle est encore en rodage.
  Au moment d’approuver mon compte, ça bloque dans le système. Elle appelle donc une collègue en renfort… qui entre en scène… ooooh !
  Une femme dévale l'escalier à vive allure, les joues rouges, le souffle court. Mais ce qui m’a scié les jambes, c’est ce gros ventre lourd qui dépasse sous la veste officielle des employés.
  Je vous jure, l’univers a décidé de me gâter cette journée-là. Pendant qu’elle se penchait sur l’écran pour trouver le fameux « bug » à mon dossier, le bout de chair suspendu s’est offert à mes yeux.
  Discrètement, bien sûr, je profite de ce qu'elle m'offre d'elle-même, tout en hochant la tête comme si j'étais attentif à mes soucis informatiques.
  Huuuum…
  Toute bonne chose a une fin. D’un geste nonchalant, elle a tiré sa blouse vers le bas, me ramenant sur la planète Terre. Huhuhu…

  Il s’en passe, des choses, pour des simples visites à la biblio, c’est f-o-u.
  Tsé, je pourrais aussi vous parler de cette technicienne que j’ai abordée un jour en croyant que c’était la sœur d’une collègue — même visage, même regard, mais des courbes à me faire fondre sur place.
  Ou je pourrais vous rapporter plein de ces toutes petites scènes où la vie me sert, entre deux rayons, des apparitions qui feraient perdre vœux de chasteté aux moines copistes.
  La prochaine fois que vous irez à la bibliothèque, restez aux aguets. Peut-être croiserez-vous ce fameux rat de biblio qui rôde entre les rayons, le nez un peu trop curieux, la queue un peu trop longue… oups. Non. Pas ce genre de queue-là. Gurlp.
  En tout cas, comme toujours : groooos merci d’être passé sur le blogue, et à la revoyure!



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