010- Les échelons de la correspondance (12DEC22 4/5)!
Ben non, je n'ai toujours pas fini de vous casser les oreilles avec cette histoire d’échelons de la correspondance. Rappelez-vous que je vous ai expliqué que c'est un mal nécessaire. Pour atteindre le nirvana d’une vraie rencontre, il faut grimper l'échelle de la correspondance au complet… les quatre barreaux, pas trois et demi ou de « j’ai compris l’idée, je saute ».
Je le sais bien, c'est possible de prendre des raccourcis. On peut monter quatre à quatre, oublier la technique des trois points d’appui et foncer tête première vers le sommet.
Vous devez quand même être conscient que plus la montée est rapide, la chute l’est tout autant. Et plus vous êtes haut sur l’échelle, plus les conséquences du contact au sol, risque d’exiger une longue convalescence… surtout pour l’amour-propre.
Oooooh… je vous vois venir. Ma mythologie des échelons vous semble obscure, confuse et presque suspecte ? C’est probablement parce que vous ne traînez pas souvent sur le blogue.
Question rattrapage, je pourrais vous envoyer vers mes autres textes de référence, le 006 (plan de cours), le 008 (échelon uno) et le 009 (échelon deuce)… facile ! Mais je vous connais, vous êtes déjà installé, café à la main. L’idée de cliquer sur plein de liens et vous assommer avec la lecture de trois textes vous fatigue d’avance ? Alors restons ici.
Je vous fais un résumé express, question de mettre tout le monde au même niveau de la… de MA théorie.
L’échelon un, c’est la correspondance initiale. C'est le moment juste après un « match », on s'élance avec small talk intelligent, d'autres fois beaucoup plus maladroit. Les deux inconnus se reniflent alors, sans se dénuder, au sens propre et figuré.
On y jauge l’humour, le ton, l’orthographe, le rythme et surtout la capacité à soutenir une vraie phrase sans disparaître après trois messages.
C’est pas mal un flirt déguisé en banalités, une période d’échantillonnage affectif où chaque mot est une sonde à guetter les réactions. Rien n’est promis, mais tout est possible pour le futur.
Une étincelle fragile peut naître d’un simple échange… à condition de ne pas souffler trop fort sur cette flamme qui vient de naître.
L’échelon deux marque le passage du bavardage poli à l’échange électrisant. On quitte le simple clavardage pour installer une confiance, encore fragile j'en conviens, mais bien réelle.
Les messages s’allongent, les silences raccourcissent et une tension s’installe. Tsé, une bonne tension, celle qui donne les papillons et qui fait sourire devant son écran en relisant tout les vieux messages.
C’est l’étape où l’intérêt devient mutuel. On partage son numéro, sa voix et parfois ses insomnies… woooow ! Le virtuel commence sérieusement à ressembler à du tangible.
Attention, le terrain de jeu est encore timide, mais se charge de feelings. Chaque mot ou image échangé peut nourrir la flamme… ou révéler qu’elle n’était que l'illusion ténue d'une chandelle du Dollorama. Vous savez comme moi qu'il y a une énorme différence avec les chandelles du Bath & Body Works, paroles sage d'un père d'adolescentes.
Vous avez saisi la patente des premiers échelons ? On est dans une montée graduelle, façon Stairway to Heaven, question d’éviter une glissade incontrôlée version Highway to Hell.
Donc, nous voilà rendus à l’échelon trois, celui que j’ai baptisé dans ma grande sagesse post-doc… pardon, post-blogue : la révélation. Oui, ça sonne comme un film, mais il n’y a pas de popcorn, juste des conséquences du principe action-réaction.
Je peux même dire que c’est un niveau transitoire. Mal négocié, il peut faire planter une histoire avant même qu’elle ait appris à respirer.
On ne franchit pas cet échelon d’un bond héroïque. C’est plus une série de petits pas synchronisés, parfois hésitants, parfois en arrière.
Tout s’y chevauche et revient par la porte d’en arrière dans les échanges précédents. On se montre sous notre meilleur jour, sans jamais ouvrir le tiroir au complet. On parle beaucoup de soi, mais jamais plonger dans le fin fond des secrets.
Puis, il arrive ce moment presque solennel où les prénoms cessent d’être orphelins. Ils héritent enfin, d’un nom de famille.
Tsé, vouloir bâtir quelque chose de sérieux avec un match tout en gardant son patronyme sous scellé pour l’éternité, c’est un peu nager à contre-courant. Partager ton nom de famille est, évidemment, une marque de pure confiance.
Parce que le nom de famille est une clé passe-partout, il ouvre l’univers social caché sous Facebook, Instagram, LinkedIn et leurs cousins plus ou moins fréquentables.
À partir de là, il y a clairement un avant et un après. Ton match devient… sérieux au max !
C’est aussi ici que tu peux tomber sur un squelette mal rangé, dans le placard. Un de ceux qui te donnent envie de redescendre les échelons quatre à quatre, sans même prendre le temps de ramasser tes outils.
Maintenant, le vrai travail d’enquête moderne peut débuter. Ton badge virtuel de CSI peut t'épargner de bien des maux de tête. Ferme les stores, barre les portes, éteins les lumières, coupe les notifications et va faire un dernier détour à la becosse.
Reviens t'asseoir, craque tes doigts et révise mentalement les bases : googlage discret, scrolling méthodique, clic ou tap faussement innocent. Le boulot d'enquête peut commencer pour vrai !
Si ton vis-à-vis t'a déjà ajouté sur ses réseaux sociaux, tu descends le fil doucement. Tu observes, tu recoupes, tu souris devant des photos banales ou hausses un sourcil devant celles qui racontent autre chose de discutables.
LinkedIn t'ouvres un coffre différent : le parcours professionnel, les villes traversées, les affiliations, les ambitions parfois maquillées trop poudré, comme si un diplôme pouvait compenser mille expériences non-vécues.
À ce stade-ci, tu ne juges pas encore, tu prends des notes mentales en te demandant calmement : « est-ce que je continue de monter… ou est-ce que l’échelle commence à craquer ? »
Si tu veux creuser encore plus loin dans des secrets peu enviables ou au contraire y dénicher des distinctions oubliées, ose aller jusqu’au bout. Écris le nom complet dans Google, fouille les répertoires de la BAnQ. Parfois, tu tomberas sur une vieille condamnation pour un acte peu reluisant ou un acte de bravoure dissimulé derrière la modestie. Mettons que les histoires judiciaires aiguillent rarement bien les histoires de cœur.
C’est fou tout ce qu’on peut apprendre sans poser une seule question. Trop fou, parfois. Ouin. Il y a des moments où il vaut mieux fermer les yeux, comme faire semblant de ne pas avoir vu ce statut de 2016 qui sent la mauvaise idée assumée.
Tout le monde vieillit, mûrit avec l’âge, se bonifie avec l’expérience… comme un grand cru ou… comme de la piquette, selon le cas.
Rien n’empêche de glisser une question l’air de rien à propos d'une publication ancienne.
— Hey, c’était où déjà, cette photo-là ?
— Ah oui? Tu travaillais là à ce moment-là ?
Tu en profites pour rire d’un souvenir un peu maladroit, t’esclaffer devant une gaffe numérique. Mais surtout, tu observes et prends note de ce qui confirme ou contredit les récits des échelons précédents.
Attention ! Contredire subtilement quelqu’un avec une information glanée sur les réseaux, c’est du grand art. Ça se fait doucement, sans lever la voix, comme un scalpel bien aiguisé.
Mais vouloir chercher des bibites à tout prix, vouloir déterrer les squelettes et provoquer une confrontation frontale… est-ce que ça en vaut vraiment la chandelle ?
À chacun de peser les pours et les comptes selon sa tolérance au malaise et aux vérités qui puent.
Personnellement, je l’avoue sans gêne, je suis tellement en quête de feelings que je reste volontairement superficielle dans ce genre de recherche.
Je ne veux pas tout savoir, juste assez pour être certaine que la personne de l’autre côté des ondes existe réellement, qu’elle n’est pas une illusion bien ficelée à coups d’intelligence artificielle. En fait, je ne cherche qu'à savoir si elle respire, un café dans une main et un historique numérique dans l’autre.
C'est comme avec une correspondante lointaine avec qui j’avais vécu de m-a-g-n-i-f-i-q-u-e-s histoires pleines de feelings, une histoire qui refait surface en vous parlant de l'échelon trois.
Elle m’écrivait être en manque de chaleur masculine. Ooooooh… rappelons-le : « je suis un cactus, je bois toute l’eau qu’on me donne, surtout quand elle est tiède et chargée de promesses, peu importe si elle contient des toxines. »
L’histoire a pris une tournure inattendue lorsqu'elle a fouillé mes internets (parce qu’on fouille toujours, même quand on jure qu’on ne fouille jamais).
Elle est tombée sur des photos de famille, des images qui racontaient quelque chose de doux, de stable, de vivant.
Elle m'expliqua ne pas vouluy s’y immiscer, peu encline d'y déposer ses propres ténèbres là-dessus : violence conjugale, foyers d’accueil, misère humaine… sa réalité à elle. Elle ne vivait pas avec son chum, leur histoire commune était un terrain fragile miné par la drogue… et par la maudite alcool.
Je vous raconterai cette histoire dans un autre billet. Mais sachez-le déjà : cette femme a été un vrai coup de cœur, ma Sandy Olsson (film Grease) à moi. MA version Olivia Newton-John, pétillante et lumineuse, qui voyait en moi son bad boy à la Travolta.
Même si ces histoires-là brûlent les doigts, je n’arrive pas à résister. J'y plonge tête première, quitte à en ressortir magané, mais rassasié de cette chaleur brute que seuls les feelings savent donner.
Voilà, en gros, l’échelon trois. À ce processus d'enquête, il s'y ajoutent les appels téléphoniques standards et… la vidéo. Si vous n’utilisez pas encore cet outil numérique, vous vous privez d’un filtre redoutablement efficace pour démasquer ceux qui ne révèlent jamais vraiment qui ils sont.
Vous ne me verrez pratiquement jaaaaamais faire d'appel vidéo. Pas parce j'ai quelque chose à cacher, plutôt parce que je me sens atrocement gauche derrière l’œil d’une caméra.
Bon, une fois cet inconfort traversé, la vidéo devient un terrain d’observation fascinant. Voir l’autre bouger, sourire, détourner le regard, hésiter avant de répondre et tous ça, vous pouvez en apprendre bien plus qu'un « slt ça vas ? ».
Le langage du corps, la gestuelle et les silences parlent plus fort que les mots. Ça aide en maudus à imaginer ce que pourrait être une rencontre en vrai.
Soyons honnêtes. C’est souvent là que ça passe… ou que ça casse.
La vidéo live est le détecteur de bullshit émotionnel par excellence par ce que l’autre montre malgré lui : le regard qui fuit sans arrêt, le corps figé, un cadre volontairement flou ou sombre sans raison valable, comme si se montrer clairement était déjà trop demandé.
Si vous voulez, je vous amène explorer d'autres paramètres à observer, aussi important pour monter votre propre palmarès de red flags à considérer.
Il y a la voix. La vidéo et les appels sont un bon moyen pour détecter les voix plate, monotone ou incapable de vibrer même quand le sujet s’y prête. Écoutez les rires forcés qui meuble le vide, les silences malaisants qu’on noie sous un bavardage inutile question de ne pas être seul avec ce qui flotte entre vous deux.
Puis il y a la dynamique à surveiller : les monologues déguisés en conversation, c'est fou ! L’autre qui parle beaucoup mais ne rebondit jamais vraiment sur ce que tu dis, c'est juste atroce. La curiosité artificielle, faite de questions mécaniques posées par politesse, ou à l’inverse, une hyper-séduction prématurée contenant des compliments trop appuyés conduisant à une sexualisation rapide, ça sent plus les drapeaux rouges que le désir.
Ce qui se passe hors écran, ça se remarque aussi : les distractions constantes, la disponibilité floue, la caméra souvent coupée accompagnée d’excuses répétées. Et surtout, reeeed flag bien apparent, cette étrange réticence à refaire un appel vidéo après un premier échange pourtant jugé agréable. Les réelles motivations du vis-à-vis deviennent très questionnables.
Et enfin, il y a ton ressenti, celui qu’on essaie trop souvent de rationaliser. Quand tu termines l’appel plus confus que rassuré et que tu te surprends à justifier le malaise au lieu de l’écouter, arrête tout de suite. L’excitation attendue qui laisse plutôt place à une fatigue subtile, c'est qu'il y aura toujours un gros vide difficile à remplir.
Quand ça arrive, c’est peut-être que l’échelon trois fait exactement ce qu’il est censé faire : te protéger avant de monter plus haut.
Ouf, ça en fait des occasions de déception. Mais il ne s’agit pas de tout suivre au pied de la lettre. Chacun a ses tolérances, ses zones grises, ses angles morts.
L’important, c’est de s’écouter, parce que ressentir un red flag, ça ment rarement… surtout quand on est doté de la patente mystique, l'intuition féminine !
Un rendez-vous s'est fixer à ce stade ? Alors là… gooooooo pour les vrais feelings ! Ne faites pas fi de ce cadeau de l’univers.
Dites-vous que si tous les protagonistes acceptent de se rencontrer après un appel vidéo, c’est parce que chacun existe pour vrai et veut réellement voir l’autre. C'est la magie des rencontres, n'est ce pas ?
Attention, c’est aussi le moment de planifier le chemin de la rencontre, de fixer les balises du sentier de découverte et d’annoncer clairement les zones interdites. Après tout, on y va pour la même raison, admirer le paysage. Hihihi !
En passant, laissez-moi vous raconter cette anecdote. J'ai déjà fait plusieurs rencontres uniquement pour pique-niquer avec une jolie Française bien dodue, avec qui j’avais traversé consciencieusement les trois échelons que je vous ai exposés.
Comme je l’expliquais, même si ce match ne pouvait pas mener aux sacro-saints biiiiig feelings, chacun de nous en retirait quelque chose qui ressemblait à… des feelings.
Et c’était la première fois que je rencontrais quelqu’un qui m’exposait, dès le départ, une véritable charte des droits et libertés. Cette amie correspondante avait assorti nos rencontres de règles presque constitutionnelles. Bon… j’exagère… à peine. Elle avait un chum dans une ville, une blonde dans une autre, un ex dans cette ville. Elle ne voulait se donner qu’à eux. Moi ? Friendzoné avant même d’avoir déplié la nappe sur la table de pique-nique.
— Je préfère être claire dès le départ.
— Parfait. J’aime ta franchise. Mieux vaut dissiper les malentendus tout de suite. Ta clarté dans le jeu est ton plus bel atout.
Dans ma tête, c’était un peu différent, on va se le dire. Se mentir légèrement à soi-même fait parfois partie du jeu. Ça permet d’abaisser quelques drapeaux rouges, juste assez pour avancer de quelques cases dans une partie qui se joue à deux.
En fait, oui, mais pas tout à fait. Tout dépend de ce que vous entendez par scorer. Les plus macho parleront de la partie de jambes en l’air, les plus introvertis comme votre blogueur, diront que scorer c’est obtenir le rendez-vous.
Comme je le répète souvent à mes collègues célibataires, une première rencontre est une expérience unique. Positive ou non.
Elle finit toujours dans la boîte à souvenirs. On la ressort plus tard, autour d’un café ou d’un verre, pour en rire, en pleurer, s’en vanter… ou par pure nostalgie. Même si il n'est pas question de bizoune ou de chatte, les rencontres sont un énorme moment de feeling, genre. Vous comprenez mieux ainsi que, compter un petit but en déjouant la défensive adverse est beaucoup plus gratifiant que de scorer dans un filet désert… n'est-ce pas ?
Alors, prêt pour l'échelon quatre ? J’arrête ici, je placote déjà troooooop. On s'en jase dans un autre texte. D’ici là, faites de beeeeelles rencontres. Hihihi ! À la revoyure et merci pour votre passage sur le blogue.
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J' ai eu des felling jeudi... Le jeune homme a fait bipbip avec sa machine a ramasser les chariots au superC juste à côté de moi . J' ai fait le saut il c'est excuser c'est gentil mais pas été courageuse pour lui demander plus tard s'il avait fait bip bip pour me faire signe que je suis une belle femme.
RépondreEffacerDeuxièmement feeling au magasin 1$ après avoir remis la voiture louée. Un jeune homme de 20 ans maximum qui a un chandail des Alouettes de Montréal. Je lui montre mon sac d'épicerie avec l'ancien logo des Alouettes et je lui dit qu'il a dû goût pour son chandail. Il me dit merci
RépondreEffacerTroisième feeling au tigre géant a Montréal nord. Je suis imposante comme personne mais lui avait au moins 2 tête de plus que moi et plus large que moi. Je me suis dit wooww je serais curieuse de te connaître intimement. Trop de feeling dans ma journée j'imagine hihi J' ai été déçu car je ne l'ai pas croisée samedi donc peut être pas travailleur la bas oupss où le croisé alors??? Ou je l'ai imaginer seulement hihi car je suis en manque d'homme!!
RépondreEffacerEt tout cela avec un masque 95 blanc car j' ai un bon rhum... Ca doit être à cause du masque qu'il mon regarder où parler j'imagine hihi
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