219- Randolegging (22AOU26 1/1) !

  J'aime les randonnées… j'adore les promenades en forêt… je trippe solide sur le hiking en montagne ! Et je vous jure que ce n'est pas juste une phase passagère, comme mon amour éphémère pour le yogourt grec en 2019.
  Il y a quelque chose dans le fait de marcher entre les arbres centenaires qui fait un bien fou à notre petit moi intérieur, avouez-le donc à votre tour. On dirait que ces vieux troncs, avec leur sagesse et leur feeeeling zen, absorbent nos appréhensions quotidiennes comme j'absorbe le café pour réussir à démarrer un lundi matin.
  J'ai même déjà entendu dire que des médecins japonais prescrivent du temps passé en forêt comme remède contre la dépression : le shinrin-yoku, le bain de forêt.
  Je capote sur ce concept, parce qu'il confirme scientifiquement ce que mes mollets savent depuis longtemps : la nature est une pharmacie gratuite. Les peuples autochtones l'avaient compris bien avant nous, même si je demeure sceptique devant les remèdes de l'herboristerie moderne. Si ça fonctionnait vraiment, l'industrie pharmaceutique aurait breveté le remède. Donc, pas besoin d'assurance médicaments pour avoir accès à la nature.
  Qui sait, peut-être qu'un de ces arbres est un de ces Ents du Seigneur des Anneaux, prêt à vous considérer comme une créature hostile… vous êtes averti !

  Je vous parle de randonnée parce que, depuis le début de l'été, « Tourisme Chaudière-Appalaches » s'est invité dans une foule de mes Reels Facebook pour me convaincre d'aller visiter cette région administrative.
  Ouin, c'est un ti-peu loin, mais faisable… moins évident pour la Beauce, faut pas se le cacher : c'est « far, far away ». Cette région m'a souvent bien servi côté longues randonnées, puis les bouchées doubles qu'on met de l'avant pour me convaincre d'y retourner sont pas mal convaincantes pour un blogueur déjà sensible aux… courbes généreuses des Appalaches… mettons !
  La campagne de charme en question met en scène des personnalités de cette région qui répondent à des questions pigées dans un chapeau, dans une ambiance bon enfant.
  C'est simple, sympathique et efficace. Ça donne le goût de préparer son sac à dos et de partir sur-le-champ.
  Bien sûr, je dois l'avouer… je suis sous le chaaaarme de certaines de leurs porte-paroles… oh oui… vraiment ! Elles ont un bagou contagieux, un sourire qui donne envie de prendre le large.
  Fidèle à moi-même, j'ai encore découvert que les plus belles courbes d'une région ne se retrouvent pas toujours uniquement sur les cartes topographiques… hihihi !
  La première porte-parole m'a immédiatement donné envie de planifier une balade dans ce coin. Madame É est très impliquée dans la promotion touristique de la région. En prime, elle affiche de belles courbes voluptueuses qui, vous me connaissez, ne passent pas inaperçues. Ouf. Disons qu'elle possède surtout ce petit quelque chose de contagieux, cette énergie naturelle qui donne envie de lancer son sac à dos dans le coffre, de tourner la clé de contact (ou de presser le bouton de démarrage), puis de partir sans trop réfléchir. Madame É est un véééritable coup de cœur !
  Ensuite est arrivée Madame M-É sous les projecteurs, une directrice du développement touristique au minois très bourrelesque, qui m'a séduit sans hésitation. Elle aussi arbore de jolies courbes qui font sourire (ne le dites pas tout haut… qui font baaaaver votre humble chroniqueur) le blogueur que je suis. Mais ce qui m'a surtout accroché, c'est sa passion débordante. Là, je ne parle plus d'une simple envie de partir : je parle de faire le plein, de gazer le char (ou de le brancher à une borne de niveau 3) et de mettre le GPS en direction de la Beauce. Avec un enthousiasme pareil, elle pourrait convaincre même le plus paresseux des randonneurs de lacer ses bottes avant la fin de la vidéo.

  Mais avant de partir pour la Beauce en cinquième vitesse, pour une randonnée revigorante, je dois quand même vous expliquer quelques bidules.
  Quand je prépare une randonnée pédestre estivale, je ne me complique pas trop la vie. Une bouteille d'eau glacée, une bouteille d'eau froide, des collations simples comme des chips (obligatoire), des arachides (essentiel) et des bonbons (crucial). Ajoutons-y quelques sandwichs au beurre de peanuts pour faire le plein d'énergie.
  Rustique, efficace, pas de chichi. Mon sac à dos a l'air d'avoir été paqueté par un adolescent en fugue, mais ça fait la job.
  Cela dit, il y a quelques nuances quand il s'agit d'une promenade familiale. Là, je dois sortir l'artillerie lourde. Les deux bouteilles se transforment en jerricans, les chips cèdent leur place aux crudités, les bonbons deviennent des pommes bien sages, puis les tranches de pain beurrées au beurre d'arachide se métamorphosent en sandwichs gourmets préparés avec des ingrédients dont je suis incapable de prononcer le nom et achetés chez un artisan boulanger qui a probablement un doctorat en levain.
  Autre chose, on n'oublie pas un autre essentiel… qui ne se mange pas : du DEET à efficacité maximale, parce que les maringouins et les mouches noires du Québec ne font jamais dans la demi-mesure. Ajoutez à cela de la crème solaire pour éviter de revenir avec un teint de homard.
  L'amateur en moi m'a toujours dit de ne jamais payer trois cents dollars pour des bottes de marche. J'ai un faible pour mes vieilles bottes de travail, déjà moulées à mes pieds comme une vieille relation confortable.
  Elles résistent à la boue, aux roches et aux petits accidents de parcours, comme une cheville qui tourne croche ou une flaque d'eau que j'avais mal évaluée.
  Une bonne paire de bottes, c'est un peu comme un bon chum de fille : ça te soutient quand ça devient difficile, ça encaisse les coups sans chialer et ça reste fidèle au poste quand tu en as besoin.
  Le dernier élément, le plus iiiimportant : les yeux, pour profiter pleinement de la nature. Les lunettes de soleil, très peu pour moi. Je préfère voir les couleurs telles qu'elles sont, sans filtre, sans compromis.
  Je m'assure que mes lunettes pour la myopie soient parfaitement ajustées, parce que mon cauchemar ultime, celui qui me réveille en sueur à trois heures du matin, c'est de les voir disparaître au bas d'une falaise ou se faire écraser sous le pied d'une botte.

  « Attendez. Le rédacteur en chef du blogue me demande pourquoi j'ai sauté un point important en randonnée, les vêtements. » Ah oui, c'est vrai… j'oubliais. Désolé, chef.
  Encore ici, tout dépend des aléas de la météo et de la température du jour.
  Pour les hommes, c'est simple, merci : un t-shirt, un short de nylon, une casquette. Pour les femmes, ce n'est pas beaucoup plus compliqué non plus : un haut technique ou une camisole, pis un bas… disons… Lululemon… hum hum.
  S'il y a une chose que j'ai apprise au fil de mes nombreuses années de randonnée, chères lectrices et chers lecteurs, c'est que le sentier réserve parfois des paysages qui n'ont rien à voir avec la topographie.
  Je parle évidemment de certains vêtements de sport qui semblent avoir été conçus pour optimiser l'aérodynamisme… et détourner l'attention du randonneur blogueur. Disons que mon sens de l'orientation en prend parfois un coup et que j'ai soudainement beaucoup plus de difficulté à me concentrer sur les panneaux du sentier et sur la direction à suivre.
  Après trente ans à faire des randonnées, je connais les règles de sécurité de base : rester hydraté, respecter la signalisation et éviter les distractions. Malheureusement, je n'excelle pas particulièrement dans ce troisième point.
  Ça m'est arrivé plus d'une fois, lors de ma dernière sortie, d'être déconcentré par un vêtement… déconcertant.
  Vous pouvez bien m'accuser d'avoir sexualisé le legging de type seconde peau, mais je l'avoue sans gêne en remerciant toutes les femmes aux courbes généreuses qui osent porter ce vêtement avec fierté.
  J'aime vous regarder, j'adore vous voir épanouies et je capote de vous trouver tellement sexy dans un legging qui révèle autant le contour du cellulaire dans la poche que les formes naturelles qui s'expriment au rythme de la marche.
  C'est fou comment ça vient chercher du feeeeling en dedans de moi, un genre d'émerveillement simple et sincère devant de vraies randonneuses qui bougent, qui transpirent et qui se baladent sans complexe.
  Ne me jugez pas, ce n'est pas la première fois que je vous dévoile ça… et ce n'est certainement pas la dernière fois que je remercierai le département de la recherche et du développement chez Lululemon !

  Ce jour de l'été 2026, je tentais une randonnée en montagne avec un objectif que j'avais réussi dix ans plus jeune, soit de faire la totalité des sentiers en une journée.
  Avec mon passe journalier acheté en ligne, validé par le gardien et l'auto stationnée, je débute le sentier par une… quasi-angine de poitrine (le malaise, pas le groupe de musique)… causée par une apparition devant moi, un mirage de randonneuse, sûrement.
  Pourtant, je suis à peine à 150 mètres au-dessus du niveau de la mer, impossible que ce soit l'ivresse des hauteurs. Je vous assure que je n'ai rien pris d'illicite avant de partir, sauf peut-être un excès de café filtre.
  C'est plutôt que, la randonneuse qui vient d'apparaître est… d'un gabarit qui entre dans… mes… vous comprenez !
  Hoooolala ! Mon imaginaire file à la vitesse de la lumière. Court-circuit immédiat, provoqué par un legging vert tendu, capable de déclencher une véritable explosion neuronique, rien de moins.
  Chaque pas que l'apparition fait vers l'avant devient une démonstration de puissance attractive. Un pied se pose au sol, propulsant une onde de choc dans la jambe de la randonneuse… et dans mon esprit beaucoup trop sensible.
  Cette onde naît au contact de la semelle avec la terre, remonte d'un coup dans le mollet, traverse la cuisse et se fige une fraction de seconde dans une tension parfaite, comme la réponse de chaque muscle à un ordre silencieux. Tout ballotte, tout s'aligne, tout se tend, puis se relâche dans un contrôle total.
  C'est absurde… c'est excessif… Mon cerveau décide malgré tout de traiter ça comme une œuvre d'art absolue en mouvement, dessinée en couleurs pastel par ce legging provocateur.
  Des sangles en croix ceinturant son dos disparaissent sous des formes arrondies des chairs, bourrelesques et débordantes, parfaitement en phase avec l'effort.
  Son corps suivait une logique de la montagne où tout ce que j'y voyais n'était qu'une escalade de convoitise pour mes sens.
  Puis arrive une bifurcation, à la fois mentale et bien réelle. La randonneuse s'abandonne à la contemplation d'un panneau d'information.
  Je prends le sentier rouge, tandis qu'elle manifeste le désir d'emprunter le sentier jaune. Révélation : les sangles qui disparaissaient sous les rouleaux de dos sont celles d'un porte-bébé ventral… bébé inclus.
  Je lui envoie mentalement une tonne d'ondes positives pour la suite de sa montée… Le sentier jaune est court, mais ce n'est certainement pas le parcours le plus facile.

  Je repars en silence, un peu humble, en gardant en mémoire cette dernière image qui se dissout déjà dans les arbres.
  Après le premier kilomètre parcouru depuis mon émoi, c’est le deuxième, puis le cinquième, puis le dixième qui défilent, avec mes pensées pour seule compagnie.
  Je salue au passage les randonneurs croisés sur le sentier, des jeunes, des moins jeunes, des gangs à l’accent bien français, des groupes visiblement mordus de plein air, des coureurs pressés, des placoteurs qui ont tout leur temps.
  Une faune étonnamment diversifiée, dont je fais manifestement partie moi aussi, avec mon rythme de croisière ni trop pressé ni trop lambineux.
  Une dernière montée, les mollets usés commencent à négocier les conditions de travail, les poumons réclament une convention collective… et me voilà enfin arrivé au sommet.
  Des histoires racontent que, vu d’en bas, on peut distinguer la silhouette d’un cheval dessinée sur les flancs de la montagne. J’avoue que j’y croyais à moitié, me disant que c’était probablement une de ces légendes locales qui prennent de l’ampleur à force d’être racontées autour d’un feu de camp… ou d’un internet en quête de viralité.
  J'ai complètement changé d'idée en arrivant là-haut. Ce n'était pas un cheval qui m'attendait… c'était une fabuleuse licorne, plantée au sommet, contemplant le paysage. Elle en est la gardienne officielle du faîte.
  Hoooolala… c'est certain qu'elle irradie de magie, parce que j'ai soudainement retrouvé mon aplomb… et mon souffle.
  Une randonneuse dont l'IMC ferait probablement lever un sourcil à bien des médecins se tenait là. Le gras de dos débordait généreusement de chaque côté du sac à dos, tandis qu'un legging gris s'efforçait, avec un courage admirable, de composer avec un fessier qui se reposait avec lassitude.
  Mes genoux se mettent à trembler, un ruisseau de sueur descend tranquillement dans mon dos… la vue est… exceptionnelle !
  Les coutures en V du legging, sous le bas du dos, semblent avoir été dessinées par un ingénieur spécialisé en détournement d'attention. Je capote !
  Si je vous dis que la lumière semblait avoir renoncé à se frayer un chemin entre les jambes, que le tissu épousait chaque mouvement avec une précision presque architecturale, pis que ses mollets donnaient l'impression de tester la résistance maximale du tissu… vous comprendrez que, ce jour-là, la montagne m'a offert la plus belle vue de toute la saison.
  La randonneuse avait quitté les lieux à l’arrivée d’un groupe bruyant, style club de marche. Pour elle, le sommet n’était visiblement qu’une halte parmi tant d’autres.
  Moi aussi, après avoir englouti une collation en vitesse, je reprends les sentiers. La magie avait quitté les lieux avec la… licorne.

  J’accumule quelques kilomètres supplémentaires pour atteindre la finalité de mon objectif, le lac de la montagne, un véritable havre de paix où reprendre son souffle.
  Quelques chaises Adirondack en bois m’attendent à deux pas de l’eau, sous l’ombre d’un tilleul… ou d’un saule. Difficile à dire : mes connaissances en botanique ont pris congé en même temps que mon énergie était à plat.
  Je m’écrase ou plutôt, je m’affale, dans l’une des chaises élimées, vidant les derniers millilitres d’eau de ma bouteille avant de fouiller le fond de mon sac à la recherche d’une chips oubliée. Un peu écrasée, certes, mais ô combien méritée.
  Un peu plus loin, à ma gauche, également affalée sur une chaise Adirondack, une femme dans la soixantaine pianote sur un ordinateur portable. Visiblement, elle n’est pas venue ici pour la randonnée, mais bien pour l’aura presque mystique du lac.
  Le visage caché sous l'ombre de son chapeau de paille, elle est probablement installée « inconfortablement » dans sa chaise. La femme occupait l'espace avec une aisance… heu… débordante ?
  Pour tout vous dire, la chaise n'était visiblement pas conçue pour des femmes de sa stature. Mais voyez-vous, je ne m'en offusque pas du tout, loin de là.
  Un portable sur les genoux, elle pianotait avec l'assurance d'une virtuose, complètement absorbée par son écran, indifférente au reste du décor.
  De mon côté, j'étais loin d'être absorbé par la contemplation du lac, mon regard s'attardait sur ma voisine avec un intérêt qui n'avait plus grand-chose à voir avec le paysage environnant.
  Je me faisais la remarque, un brin ironique, que le vrai paysage à contempler n'était peut-être pas celui que j'étais venu revoir, dix ans plus tard.
  Je me surprends à ralentir mon rythme de respiration, comme si le fait de faire du bruit allait briser le charme tranquille de la scène et faire fuir l'écrivaine illico.
  Il n'y a pas de vêtements techniques ici, juste une présence presque zen, qui contraste avec toute l'énergie déployée plus tôt dans la journée.
  Chose certaine, entre la montée essoufflée et la descente au bord du lac, ma pause prend une couleur… plus imaginative que prévue. Mon esprit continue d'imaginer le tableau à sa façon, pas mal enthousiaste à remarquer les marques de compression de la chaise dans la chair des cuisses de cette dernière muse. Hoooolala, merci cerveau !
  J’ignore si elle était consciente qu’un blogueur, assis à quelques mètres d’elle, la dévorait du regard… tout en la grignotant dans son imagination.
  Je me plaisais à croire qu’elle était écrivaine, en train de coucher sur papier une histoire chaude, genre, la rencontre improbable et romantique entre une écrivaine au bord d’un lac et un blogueur randonneur qui, par un hasard totalement fortuit, se trouvait là.
  De mon côté, j’ai sorti mon téléphone et commencé à écrire les premières lignes du texte que vous êtes justement en train de lire. Inspiré par les vaguelettes qui tentaient de me lécher les bottes, par le murmure des feuilles au-dessus de nos têtes… et par les trois muses que cette montagne avait eu la bonté de mettre sur mon chemin.

  Pas de 5G, pas de LTE dans le creux des reins de la montagne. J’ai donc rangé mon téléphone et me suis rabattu sur la contemplation tous azimuts… jusqu’à ce qu’un groupe d’une dizaine de jeunes décide que nous avions tous besoin d’une trame sonore à plein volume. Ce fut mon chant du cygne. Le temps était venu de reprendre le chemin de la maison.
  En plus, j’ai une autre rencontre à vous présenter… mais mon éditeur de texte m’indique que j’exagère légèrement sur la longueur de mon billet. Un petit glitch clignotant apparaît comme avertissement à répétition, tel un chien de garde numérique qui veille à ma discipline d’écriture.
  Je vais donc réserver cette dernière étape de la journée pour un prochain texte… parce que pour moi, cette randonnée fut un cadeau inespéré offert par l’univers pour nourrir mon imaginaire. Difficile physiquement en tant que cinquantenaire, je l’avoue, mais d’une richesse inestimable.
  Voilà ! J'espère que ça vous a plu.
Vous, madame, osez le legging, s'il vous plaît. Ce vêtement changera votre vie… et celle de vos admirateurs, même les plus silencieux. Messieurs, évitez ce genre de tenue en randonnée. Disons que ça pourrait être interprété comme… hum… disons… maladroit. Ouf, j'ose même pas finir la phrase.
  En tout cas, peu importe les vêtements, allez hop, on se retrouve sur les sentiers ! La faune et la flore n'attendent que nos litres de sueur… et quelques feelings legging, hihihi !
  Je vous dis encore merci d'être là, à chacune de mes publications, et à la revoyure !



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Commentaires

  1. Ben oui, encore les leggings ! Ce vêtement marque l'imaginaire et façonne la société… MA société, ça c'est certain !

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