212- Beignes & Bourrelets Wow (04JUIL26 1/1) !
Je sais que la nouvelle sera déjà périmée quand vous aurez ce texte sous les yeux, mais j’ai quand même cligné des yeux deux fois en lisant ce titre sur les réseaux d'actualité : un entrepreneur veut ramener Dunkin’ Donuts au Québec.
Apparemment, on n’est plus au stade du « gars qui jase ça autour d’un café nostalgique ». En cette première moitié de 2026, on serait plutôt rendu à la pelletée de terre symbolique, genre.
Pendant ce temps, côté beignes, Homers est en pleine expansion alors que Krispy Kreme tente une révolution tranquille sur les lignes de côté.
Pour le fun, je vous ai préparé un petit topo des chaînes café & beignes au Québec en 2026, classées par popularité décroissante. Ben oui… vous me voyez venir, n’est-ce pas ? Ça n'apparaît pas subitement dans un texte de blogue pour le fun !
Tim Hortons, l’indétrônable roi du coin de rue. C’est pratiquement un arrêt caféine obligatoire pour bien des Canadiens : des travailleurs de la construction aux familles en route vers l’aréna, en passant par les retraités qui y tiennent salon depuis plus longtemps que certains employés. Le prix moyen d’un petit café noir et d’un beigne tourne autour de 4 $. « Un petit 2-2 et une roue de tracteur, svp. »
Starbucks, le bastion du café personnalisé et des boissons froides… même quand il fait moins vingt dehors et que les narines collent ensemble. On y va pour l’expérience « tiers-lieu », pour travailler sur un laptop couvert d’autocollants ou pour contracter un prêt bancaire caféiné, environ 7,15 $ pour un duo café-pâtisserie. Mais bon, ne va pas au Starbucks si tu n’es pas un professionnel urbain, un télétravailleur branché ou un membre de la Gen Z en quête d’un breuvage ressemblant à un cosmétique de luxe. Commander un café simple là-bas donne l’impression qu’on passe une entrevue.
McDonald’s et son McCafé, le champion économique du déjeuner improvisé. Le McCafé continue de bousculer le marché en ayant réussi l’impossible : convaincre les septiques que le café du McDo goûte autre chose que le fond d’un d'eau de vaisselle (votre blogueur adore le café du clown au cheveux rouges). Pour 3,50 $, les familles pressées, les retraités matinaux et les automobilistes en mode « j’ai six minutes avant ma réunion » repartent satisfaits. Commandé sans émotion à la borne ou en commande à l'auto, consommé comme une récompense.
Van Houtte, Al’ de son prénom, tente maintenant le virage « bistro » a coup de réno. Le prix moyen pour un petit café filtre accompagné d’un muffin tourne autour de 5,60 $. On y croise des étudiants, des amateurs de café équitable et des gens d’affaires qui parlent suffisamment fort pour que tout le café sache qu’ils ont une réunion en présentiel.
Les Second Cup, la bannière canadienne qui mise sur son image éthique et ses grains certifiés Rainforest Alliance. Tout ça a évidemment un coût : environ 7,50 $ pour un petit café infusé et un croissant. On y retrouve des citadins soucieux de l’environnement, des télétravailleurs à écouteurs géants et des gens qui lisent des romans juste pour le look.
Homers, la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux, ayant transformé le beigne en objet de luxe instagrammable. C'est le genre de dessert que tu photographies sous toutes les angles avant d’oser le manger. Pour environ 6 $ (café et beigne), jeunes urbains, créateurs de contenu et amateurs de sucre décadent s’y retrouvent avec bonheur. Par contre, il faudra attendre encore un peu avant d’y trouver des salles à manger dignes de ce nom. Ça reste davantage un temple du beigne photogénique en take-out qu’un endroit où s’éterniser avec un journal.
Hoooolala… les Krispy Kreme, la puissance de la nostalgie concentrée dans un anneau chaud fondant de sucre, de miel et d’un petit quelque chose de gras qui fait fermer les yeux au premier de désir. Pour environ 4,25 $, café et beigne, familles en sortie de fin de semaine et collègues de bureau en mode fringale y trouvent leur bonheur. Le problème avec Krispy Kreme, c’est que personne ne prévoit manger juste UN beigne… personne !
Et finalement, les Dunkin’, les grands revenants de 2026. La marque prépare un retour massif pour concurrencer Tim Hortons sur son propre terrain. Le prix moyen prévu pour un café et un beigne serait aligné sur le marché de masse, autour de 4 $. Les nostalgiques des années 90 et ceux qui cherchent une alternative rapide et abordable se frottent déjà les mains devant ce retour inattendu. Reste maintenant à voir si le Québec veut vraiment revoir Dunkin’… ou s’il aime juste le souvenir de ses logos orange et rose collés dans les vitres des vieux centres d’achats.
Ouin, votre blogueur tient beaucoup à ses débits de boissons chaudes… caféinées… réconfortantes… et riches en rencontres bourrelesques. Oooooomygod !
Bien sûr, s'il n'y a pas de restos à café, il y a toujours les épiceries pour combler ma rondophilie contemplative. Mais dans cette époque inflationniste où un poivron coûte le prix d’un abonnement Netflix, c’est difficile d’y aller avec la paix d’esprit… et de portefeuille.
On maugrée contre le brocoli à 4,99 $, on saute dans les brancards devant la réduflation des sacs de chips, on roule des yeux devant les produits sans nom vendus au prix que coûtaient nos marques fétiches l’an dernier. Aaaaargh !
Toute cette frustration accumulée dans un panier d’épicerie finit par brouiller l’esprit. Ça empêche presque d’apprécier cette cliente à la silhouette en poire plus loin dans l’allée, coincée dans un t-shirt assez tendu pour qu’on devine pratiquement le numéro de sa carte de crédit.
Ou encore cette autre cliente grisonnante qui pousse son panier avec un calme olympien, appuyée sur un bourrelet moulé dans un kit Lululemon ayant abandonné toute tentative de discrétion. Triste, mais vrai.
Par contre, le seul endroit où tu peux encore te permettre de laisser la vie égrainer ses secondes sans te faire attaquer par une étiquette rouge fluo « aubaine du gérant », ce sont les ti-cafés de coin de rue.
Bon… quand tu habites en campagne, les « coins de rue » ressemblent surtout à des locaux commerciaux plantés sur un boulevard à quatre voies quand tu montes en ville. Mais vous comprenez l’idée.
Donc oui, je fréquente les ti-cafés installés dans des locaux commerciaux habillés de riches bannières lumineuses et de néons qui clignotent « ouvert 24 heures » comme une invitation à venir nourrir autant ton estomac que ton vide existentiel.
En plus d’y déguster ma boisson favorite, je peux bien vous avouer que je m’y prélasse pour écrire des morceaux de blogue que vous avez sous les yeux.
Même que je ne me cache plus quand je passe en mode intelligence artificielle pour réclamer les images qui décorent mes histoires. Les clients derrière moi doivent se demander quel genre d’hurluberlu je suis à tricoter des images de femmes rondes et matures avec l’air concentré d’un fiscaliste en période d’impôts.
Entre deux gorgées de café, je vaque autant à écrire mes récits imaginaires qu’à des observations très réelles. Évidemment, je zieute… et je désire.
Les scénarios qui me passent dans la tête sur le fly avec telle ou telle cliente pourraient facilement remplir un recueil plus épais que Les Mille et Une Nuits, pour le tome 1 seulement.
Par exemple, je regarde ce couple de retraités assis près de la fenêtre. La femme est visiblement la cheffe du duo. Ça se voit dans sa manière de tenir précieusement l'espace banquette pendant que son mari attend au comptoir avec l’air d’un homme qui reçoit les mêmes directives depuis 1987.
Dans ma tête, « tiens… pendant que son mari commande, je pourrais lui dire que sa couleur de cheveux est magnifique. Peut-être qu’elle sourirait. Peut-être qu’elle m’inviterait à m’asseoir avec eux. Peut-être qu’après vingt minutes à parler météo et douleurs lombaires, je pourrais plonger dans ses yeux et lui raconter mes désirs… hooooolala… »
Ouin, mes pensées prennent souvent cette direction-là. Pardonnez-moi d’avance si je vous croise un jour dans un café. Je suis surtout trop pissou pour concrétiser les pensées dans la vraie vie.
Toujours est-il que, même si mes coins café commerciaux n’ont rien du pittoresque d’une terrasse coincée sur un trottoir tricentenaire avec serveur moustachu et nappe à carreaux, j’ai quand même vécu là-dedans des histoires réelles troooop riches en feelings et des désirs troooop vivants pour être oubliés en toute bonne conscience au moment où le gobelet rejoint le bac de recyclage.
Ou… quand il ne finit pas écrasé avec une pression d’une tonne dans une poubelle débordante d’une succursale qui cherche encore du personnel.
Si vous êtes lecteur ou lectrice assidue du blogue, vous savez déjà à quel point je me laisse facilement imprégner par une clientèle en chair, très en chair, trèèèès en chair. Ooooooh que oui.
L’autre jour, lors d'une journée de printemps où la neige fondait, je vous jure que j’ai presque recraché mon pumpkin latté en remarquant une mère de trois jeunes enfants. Elle est venue partager des Timbits, des limonades… pardon, des RafraîchiTim et autres trucs gras et salés.
Moi-même, je partageais une collation avec mes enfants après une activité sportive disputée à des milliards de kilomètres de chez nous. J’avais décidé de faire une pause routière à mi-chemin pour remettre un peu de pep dans le moteur humain avant de reprendre l’autoroute.
Jamais je n’aurais cru qu’une roussette au miel onctueuse puisse m’ouvrir aussi brutalement aux charmes d’une voisine de table.
Encore une fois, j’étais totalement sous le charme de… sa personne pis toute.
La voir trifouiller dans son téléphone avec un mélange de fatigue et d’automatisme maternel, j’ai vite compris qu’eux aussi usaient du pneu sur l’asphalte de la 20 depuis plusieurs heures.
Anyway, la clientèle qui s’arrête à ce Tim doit obligatoirement être composée de voyageurs de passage, de parents brûlés ou de gens en halte pipi & caféine.
Plus je prenais des gorgées de mon café, plus je la regardais… non… la dégustais est un meilleur mot
Je vous le dis, des jeans serrés sur une femme en courbes très généreuses, ça fait travailler mon imagination déjà sur le speed. Grande comme six pieds avec son crop top rose, elle représente exactement le genre de scénario capable de me faire perdre le fil de ma réalité.
Sa coupe garçonne en angle… ça me déstabilisait complètement. Ce n’est définitivement pas le look d’espionne russe qu’on voit habituellement dans ma campagne. Mettons qu’on a facilement dix ans de retard sur la mode… sauf pour le western. Là-dessus, le village est pratiquement à l’avant-garde internationale.
Plus je détaille la femme, plus je convaincu que cette quarantenaire enseigne au secondaire. Son détachement devant le brouhaha ambiant témoigne d’une maîtrise quasi légendaire du chaos humain.
Trois enfants qui mâchent des Timbits à bouche ouverte ? Deux ados qui hurlent près des salles de bain ? Une machine à café qui sonne comme une alarme nucléaire ? Elle survivait à tout ça sans même lever un sourcil.
Est-ce que je veux me lever pour aller lui parler et exposer mes théories douteuses ? Bien sûr que oui.
Est-ce que je l’ai fait ? Vous connaissez déjà la réponse.
Mais si…
Sa voix est rauque, fatiguée… mais enveloppante comme un vieux fauteuil en velours bien mou. Je sens ses mots me couvrir les épaules pendant que je ris nerveusement avant de répondre (exactement comme je le fais dans la vraie vie).
— Assez longue pour considérer ce Tim comme un centre de villégiature.
Elle éclate d’un rire franc qui me donne instantanément l’impression d’être beaucoup plus intéressant que je le suis réellement. Puis, contre toute logique et probablement contre les règles sociales des haltes routières, elle se lève pour s’installer à la chaise voisine de la mienne.
De proche, son parfum vanillé a quelque chose de dangereusement chaleureux pour mon self-control.
Elle joue distraitement avec sa paille pendant qu’on échange sur les routes interminables, les tournois sportifs toujours loin, les cafés trop chers et les relations humaines devenues aussi compliquées qu’un menu déjeuner de chez Cora.
Sous les banalités, il y a autre chose, une tension douce, une curiosité mutuelle qui commence à gratter tranquillement sous la peau.
Ses yeux descendent parfois vers ma bouche avant de remonter vers les miens. Moi qui essaye de rester concentré sur ce qu’elle raconte, mon cerveau part dans des directions absolument pas catholiques chaque fois qu’elle croise les jambes sous la table.
Son sourire en coin… suffit à me faire capoter.
— Je pense qu’on avait tous les deux besoin d’une pause… pas juste pour le café.
Pendant une seconde, le vacarme du Tim disparaît complètement. Elle voit la façon dont je la dévore des yeux pendant que j’essaie d’avoir l’air normal. En dedans de moi, c’est le chaos total. Elle s’accote légèrement sur la table pour rapprocher son visage du mien.
— Tu n'es pas discret pantoute, qu’elle murmure avec un sourire amusé.
J’essaie de rire pour sauver les apparences, mais au lieu d’avoir l’air dérangée, elle semble presque… flattée.
— Depuis tantôt, chaque fois que je lève les yeux, t’es en train de me reluquer comme mon gars devant les jouets Capitaine America.
— Je pense surtout que t’es difficile à ignorer.
— Fais attention…, qu’elle souffle. Certaines femmes aiment se faire regarder. Mais j’ai de la misère à croire que mes bourrelets te font pas fuir.
Elle se met à me détailler à son tour, sans gêne. Son regard glisse sur mes épaules, s’attarde sur mes mains autour du café.
— Pis toi ? demande-t-elle doucement. T’aimes ça te faire ensorceler par des inconnues dans les Tim ?
J’ouvre la bouche pour répondre, mais rien d’intelligent sort, ce qui la fait rire encore plus. Comme si c’était la chose la plus naturelle au monde, sa main glisse sur la table jusqu’à frôler la mienne. Un contact léger qui me traverse de bord en bord.
— Tu travailles dur… ça paraît.
Nos genoux se touchent sous la table et aucun de nous deux s’excuse. Au contraire, elle laisse sa jambe contre la mienne, chaude même à travers le denim. Elle joue avec mes doigts du bout des siens pendant qu’on continue de se parler platoniquement, sauf que plus un mot n’a réellement d’importance.
— Je pense que si on restait ici plus longtemps… ça deviendrait dangereux.
Son regard descend vers ma bouche avant de remonter lentement. Je la regarde sans savoir quoi répondre. Son sourire s’étire juste un peu plus.
— Dangereux comment ? je finis par demander.
— Le genre de dangereux où une femme fatiguée oublie qu’elle est supposée être raisonnable.
Mon ventre se serre sec. Elle se rapproche encore, juste assez pour que son parfum me monte directement à la tête. Vanille chaude, café, quelque chose de doux en dessous de tout ça. Son genou pousse franchement contre le mien.
— T’as l’air du genre à amplifier les mauvaises idées. Mettons que si on était seuls… je te laisserais probablement me regarder comme ça encore longtemps. Je pense pas que ça me soit déjà arrivé.
Le sang me monte au visage tellement vite que ça la fait sourire.
— Aaaah… ce regard… tu brilles des yeux.
Elle passe sa langue sur sa paille avant de reprendre une gorgée de son breuvage sans jamais me quitter des yeux. Sans être provocante au point d’être vulgaire, c’est pire, elle est naturelle.
— T’es marié ? demande-t-elle soudainement.
— Oui.
— Ça explique pourquoi t’as l’air affamé.
D’un geste lent et délibéré, elle glisse une main sous la table pour remonter le long de ma cuisse jusqu’à ce que ses doigts frôlent ce que je ne peux plus vraiment cacher.
Mon souffle se coupe net, mes yeux s’écarquillent. Intérieurement, je capote comme un vrai adolescent qui vient de découvrir quelque chose d'excitant et d'interdit.
— Et ça… c’est tout aussi impressionnant.
Ses doigts tracent le contour de ma verge en érection à travers le tissu et mon corps réagit instantanément. Mes yeux se ferment brièvement sous l’effet du plaisir inattendu pendant qu’elle continue de me caresser doucement, les doigts dessinant des cercles lents et fermes au bout de la hampe.
— C’est fou… comment…, soufflé-je avec une voix qui tremble malgré moi.
— Au cas où tu le saurais pas, certaines femmes aiment prendre les choses en main, dit-elle en riant doucement.
Je la regarde, incapable de réfléchir normalement. Le vacarme du Tim revient par vagues autour de moi, mais à notre table, tout est suspendu. Sa façon de me fixer est déstabilisante.
— T’as aucune idée de ce que ça me fait quand tu me regardes comme ça…, qu’elle murmure.
Je sens mon cœur cogner jusque dans ma gorge pendant qu’elle rapproche encore un peu sa chaise de la mienne sous prétexte de mieux entendre malgré le bruit.
— Tes yeux… le célibat me pèse. J’ai de la misère à rester raisonnable depuis que t’as commencé à me manger des yeux avec ton café.
Je laisse échapper un rire nerveux avant de passer ma langue sur mes lèvres… mauvaise idée. Ses yeux y descendent immédiatement. Elle mord doucement l’intérieur de sa joue puis retire sa main de ma cuisse avec une lenteur presque cruelle. Le manque est instantané.
Elle s’accote contre son siège en m’observant reprendre mon souffle comme si c'est la chose la plus amusante du monde.
— Seigneur… t’es réactif.
— C’est… totalement… fou.
Son sourire s’élargit.
— Non. Ce qui est fou, c’est de se sentir juste très, très désirée pour vrai.
Cette phrase-là me frappe plus fort que le reste. Derrière son aplomb, il y a quelque chose comme une faim pareille à la mienne. Pendant quelques secondes, on se regarde sans jouer de personnage, juste deux adultes épuisés qui redécouvrent ce que ça fait d’avoir envie de quelqu’un au point d’en perdre un peu la tête.
— Si nos enfants étaient pas cinq pieds… je pense que je serais assise sur toi.
Mon corps réagit immédiatement, ce qui lui arrache un petit rire rauque et satisfait.
— Ah non… me dis pas ça.
— Pourquoi ? demande-t-elle doucement. Parce que t’es déjà en train de l’imaginer ?
Évidemment que oui. Ses jeans serrés, ses cuisses contre les miennes, ses mains qui me cherchent sans gêne sous une lumière trop blafarde de halte routière. Tout ça a quelque chose de terriblement irrésistible.
Elle soutient mon regard quelques secondes de plus avant de reprendre doucement ma main dans la sienne. Sans casser le contact visuel, elle guide ma paume sous la table. Mon souffle se raccourcit immédiatement en comprenant. Ses cuisses se referment autour de ma main, emprisonnant mes doigts contre la chaleur de sa peau.
— Tu trembles…, murmure-t-elle avec un sourire en coin.
Elle a raison. Mon cœur cogne tellement fort que je suis persuadé qu’elle peut le voir dans mon cou. Au contraire, elle semble savourer chaque seconde de ma réaction.
Sa respiration ralentit, plus profonde, pendant qu’elle garde ma main coincée en s’imposant un léger roulis des hanches.
Quand elle finit par libérer ma main, presque à regret, mes doigts glissent contre elle avant de remonter vers sa taille. Mon regard cherche encore le sien pendant que ma paume se dépose contre son ventre. À son tour, son souffle accroche légèrement.
Sous le crop top rose, ma main découvre la douceur chaude d’un autre coin de son corps. Le tissu remonte juste assez pour laisser mes doigts effleurer la courbe tendre de son ventre, ce pli assumé qu’elle appelait « ses bourrelets » avec une cruauté qu’elle ne méritait pas. Je caresse lentement, mon corps ayant compris avant ma tête que j’aime exactement ce que je touche.
Ses yeux changent, devenant plus doux et vulnérables.
— Fais pas semblant d’aimer ça juste pour être fin…, souffle-t-elle.
Je secoue légèrement la tête en laissant ma main glisser le long du pli.
— Tu n'as aucune idée de ce qui se passe dans ma tête d’homme. T’es tellement… toutes.
Pendant une seconde, elle arrête complètement de jouer. Son sourire moqueur disparaît avec son contrôle parfait.
— Câlisse… faut pas me dire ça ici.
Ses doigts jouent avec les miens pendant qu’elle écarte légèrement les jambes sous la table pour me laisser sentir encore sa chaleur. Mon cerveau essaye de rester fonctionnel, mais je suis rendu loin au-delà du raisonnable.
— Encore ce regard-là. J’te jure que si tu continues à me toucher comme ça… je vais finir par faire quelque chose de stupide.
Ma voisine de table donc j'ignore toujours le prénom, se redresse doucement, comme si de rien n’était, avant de toiser son gobelet vide.
— Viens. On va commander quelque chose… ça va nous donner une excuse pour arrêter de rester assis là à se regarder comme deux ados en chaleur.
Je me lève presque aussitôt et sa main trouve la mienne instinctivement. On avance vers le comptoir pendant qu’elle laisse son épaule frôler la mienne à chaque pas, volontairement lent.
— Tu es plus sage quand je te prends pour mon maris… mais je sens que tu bouilles pareil.
— Je peux rien te cacher, chère.
Je serre légèrement sa main, ce qui la fait rire doucement.
Arrivés devant la caisse, elle se place juste un peu devant moi, puis recule subtilement dans mon espace, comme si elle hésitait devant le menu… sauf que son dos vient volontairement frôler mon torse.
Vraiment juste son dos ? Non. Ses fesses rebondies aussi, bien appuyées contre moi. Pendant qu’elle prend tout son temps pour examiner le menu comme si c’était une décision diplomatique importante, une énorme bosse se forme dans mon jeans.
Quand elle lève les yeux vers moi par-dessus son épaule, il y a ce petit regard d’une femme qui sait exactement ce qu’elle est en train de faire.
— Fais semblant d’être normal…, murmure-t-elle.
— J’essaie.
— T’essaies mal.
Le caissier attend patiemment pendant que je glisse mes mains sous son crop top pour soutenir son ventre rond. Elle déglutit une fois… puis deux… puis une troisième, plus difficilement.
— Heu… deux petits lattés… c’est ça.
Elle se penche ensuite vers le terminal pour payer.
— Vilaine.
— Je sais pas de quoi tu parles. C’est toi le vilain qui manque de galanterie pour payer.
Ce n’est pas accidentel. Mon érection est complètement compressée contre elle et… je capote.
— Fais semblant…, murmure-t-elle encore.
Mais cette fois, sa voix tremble légèrement. Une de ses mains descend discrètement derrière elle, cherchant à traverser la barrière de mon jeans. Ses doigts serrent fort ce bout de chair dure comme le fer. Ma capacité à rester stoïque dans une file atteint ses limites.
Voyant qu’elle n’arrive pas à passer plus loin, elle finit par se tourner face à moi. J’en perds complètement le fil de la réalité.
— Tu vas exploser.
Je ravale ma salive, complètement happé par la sensation de son mont de Vénus pressé contre mon entrejambe gonflé. Un oetit silence, puis elle rit nerveusement.
— J’peux pas croire que j’fais ça ici…
Elle recule à peine. Nos visages sont beaucoup trop proches pour une conversation normale, surtout quand ses yeux descendent lentement vers ma bouche. Elle s’y attarde… longtemps.
— Me regarde pas comme ça… c’est trop débile.
Nos lèvres finissent enfin par se toucher. Juste assez pour faire exploser toute la tension qu’on retenait.
— Deux lattés pour emporter ! lance une employée derrière le comptoir.
Aucun de nous deux semble pressé de bouger.
— Maman…, dit une petite voix derrière nous. On est tanné. On peux-tu s'en aller ?
La petite fille nous regarde avec une curiosité innocente avant qu’on éclate de rire tous les deux. Toute la tension charnelle accumulée se dissipe d’un coup, remplacée par cette espèce de retour brutal à la réalité.
— Oui ma cocotte. Je dis au revoir au monsieur pis on s’en va.
Elle me sourit ensuite, les yeux encore brillants de désir, puis murmure doucement.
— Faut que je retourne à mes monstres avant qu’ils ne se mettent à se plaindre plus fort.
Puis elle s’éloigne avec ce petit sourire en coin absolument criminel, me laissant là comme un idiot avec mon café tiédissant, incapable de regarder autre chose que ses jeans skinny disparaître entre les tables.
La réalité m'est retombée dessus d’un seul coup, sans grosse morale dramatique digne d’un film français… juste une petite voix d’enfant qui réclame sa mère pendant qu’un latté refroidit.
Quelques secondes auparavant, on était deux adultes complètement happés par une tension charnelle irréfléchie… puis bang : retour aux sacs de sport, aux enfants impatients, aux autoroutes et aux responsabilités.
Elle est repartie avec ses « monstres », me laissant seul avec les miens, mon gobelet et cette drôle de sensation d’avoir vécu quelque chose de beaucoup trop intense pour une simple halte café entre deux sorties.
Certaines rencontres restent collées longtemps dans le cerveau, pas parce qu’elles deviennent, mais plutôt parce qu’elles réveillent quelque chose qu’on garde endormi.
Le pire, c’est qu’en écrivant tout ça, je réalise que je vous ai même pas encore parlé d'une autre femme croisée dans un autre café, à peu près à la même période, pour laquelle mes désirs s'y ont abreuvé.
Elle était d'une énergie complètement différente, moins joueuse et moins explosive, mais avec ce genre de présence capable de transformer un simple McCafé en scénario impossible à oublier.
À force de replonger dans cette histoire de crop top rose, de jeans skinny et de désir complètement incontrôlable entre deux lattés pour emporter, je viens de vous écrire un méchant texte fiévreux.
Il me faut donc remettre cette deuxième rencontre à plus tard. Une superbe soixantenaire au ventre bombé, à la chevelure rousse et à la poitrine qui… hum… vous comprenez le problème.
Après tout, les cafés de chaînes de restauration ont peut-être l’air banals vus de l’extérieur… mais pour ceux qui prennent encore le temps de regarder les gens vivre autour d’eux, ça devient parfois de véritables carrefours à fantasmes, à chaleur humaine et à histoires beaucoup trop grandes pour un simple gobelet en carton.
Sur cette morale à « deux sous », c'est le temps de vous remercier d'être passé sur le blogue. J'espère que vous avez apprécié l'expression de mes désirs les plus sincères… hihihi ! À la revoyure !
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