198- Soins charmants (28FEV26 2/3) !
Ce que vous avez sous les yeux va dans la même veine que mon texte précédent, soit le 197. En théorie, vous pourriez lire ces billets comme un petit recueil de nouvelles vaguement reliées par le milieu médical.
En théorie seulement. Parce que non, je n’ai jaaaamais concrétisé d’aventure… intime… dans un établissement de santé. Mais avec une infirmière ? Ça, oui. Sauf que ce récit-là, je le garde bien au chaud pour une série qui lui sera dédiée. Huuuummm.
Si vous êtes encore là, suivez-moi, je vous ramène une fois de plus dans mon imaginaire déjanté, aux conséquences très concrètes sur certaines réactions biologiques de… mon… anatomie. Huhuhu !
Il n’y a pas si longtemps, je me suis retrouvé à l’hôpital pour accompagner un de mes enfants. Rien de grave, rassurez-vous. Sans entrer dans sa vie privée, disons simplement que la douleur était bien réelle, mais sans drame.
Entendons-nous : chez les enfants, la douleur se multiplie dès qu’il y a un appareil médical, une salle trop blanche ou un adulte en uniforme qui s’approche avec un sourire trop calme pour être honnête. Leur imaginaire médical a été nourri de films catastrophes et de séries médicales où tout le monde hurle ou meurt pendant qu’un proche ferme lentement les paupières, incluant la musique mélodramatique.
Mon imaginaire médical a été façonné autrement avec un peu trop de pornographie, probablement, avec une bonne dose de fantasmes hospitaliers… tsé… gynéco… ouf. Puis, cet imaginaire est plutôt bien nourri d'un amour pour les infirmières aux formes très dodues. Ouin. Chacun ses traumatismes culturels.
En écrivant ces lignes, un souvenir ancien m’est revenu. Une expérience scolaire traumatisante… enfin… enrichissante… disons marquante.
Retour en secondaire III, dans les années 80. Je suis un nerd boutonneux, mal assis sur ma chaise, pendant un cours d’éducation sexuelle donné en biologie.
On y parlait de tout ce qui était jugé important à l’époque, sauf de ce qui le deviendrait plus tard : consentement, plaisir, relations affectives, orientations sexuelles, pornographie. Tout ça n’existait pas encore, ou du moins pas dans les manuels du ministère de l'éducation.
Ma professeure de bio, toujours en sarrau blanc, était populaire. Non. Très populaire. Disons qu’elle faisait salle comble dans l’imaginaire masculin de l’école.
Un jour, elle fit ce qu’on ne voit que dans les films. Elle s’assit sur son bureau, face à nous, jupe aux genoux. Silence dans la classe. Et là, dans un mouvement qui a marqué une génération entière, elle croisa et décroisa les jambes.
Les gars de la première rangée, donc moi, avons vu la petite culotte blanche… hooooolala !
La question qui est restée en suspens toute l’année n’était pas pédagogique. Elle était existentielle : « Si on a vu la culotte… est-ce qu’elle avait des jarretelles ou des bas-culotte ? » Ma grande référence de l'époque pour les jarretelles était Benny Hill !
Ces histoires énormes en feelings, ça façonne un imaginaire. Le sarrau, la jaquette d’hôpital, l’uniforme d’infirmière… tout ça finit par se charger d’un aura bien particulier chez ceux qui, avec le temps, s'avoue des penchants secrets.
Toujours est-il que, aussi niaiseux que ça puisse paraître, quand on n’est pas soi-même le patient de la carte d'assurance maladie, une visite au CLSC (Centre Local Services Communautaires) est presque toujours une mine d’or sensorielle pour un blogueur amateur de rondeurs.
À l’accueil, l’agente administrative me frappe de plein fouet. Ouf. Ses mèches de cheveux rouges attirent sans doute l’œil de toute la file, mais moi, je ne vois qu’autre chose. Son ventre gonflé, plissé, installé là pour la journée, comprimé entre la chaise et le bureau.
— Bonjour ! Avez-vous rendez-vous ce matin ? dit-elle de sa voix un peu éraillée.
Derrière l’écran de plexiglas, mon regard fait semblant de se perdre dans sa chevelure de feu… mais il décroche aussitôt vers le débordement de son ventre débordant sur le bord du comptoir.
— Oui, avec madame Bérubé.
— Parfait. Votre carte d’assurance maladie, s’il vous plaît.
Je fais mine de la chercher dans mes poches, alors que je sais exactement où elle est. Chaque fraction de seconde devant elle est un petit cadeau.
Voir son gras de triceps se balancer doucement pendant qu’elle manie la souris suffit à me faire glisser, sans résistance, dans mon univers de fantasmes.
— Voilà, c’est confirmé. Madame Bérubé viendra vous chercher à la salle d’attente.
À contrecœur, je quitte l’agente aux cheveux de feu et aux bourelets débordant pour rejoindre la salle d’attente. C'est un endroit où tout le monde, les plus âgés surtout, semble se connaître tant ils racontent leur condition médicale à voix haute, sans retenue.
Si cette salle était une application de chat, tous les usagers auraient tous coché la case « consentir à partager les renseignements personnels » avant même de s’asseoir.
En tout cas, mon radar à rondeurs est toujours en alerte maximale. Il scanne, il capte et il vibre à la moindre alerte. Je vous jure que plus l’écho est large, plus je perds toute dignité sur ma chaise de salle d’attente. Hooooolala… ça ne manque jamais.
La preuve, voilà qu’entre une petite femme dans la quarantaine, manteau à la main, ronde comme… ouf… un petit miracle administratif. Elle balaie la salle du regard, clairement à la recherche d’un endroit où elle n’aura pas à négocier l’espace vital de ses gross hanches avec deux chaises collées.
Sans avertissement, elle me regarde. Pourquoi ? Aucune idée. Mais elle choisit de s’asseoir pile à ma perpendiculaire, moi, bien campé le long du mur, elle, au centre de la rangée. Assez proche pour se présenter, assez loin pour être observée.
OMGOOOOD ! Tout passe au ralenti dans ma tête. Elle appuie ses grosses fesses sur le siège et s’y laisse tomber avec aplomb.
Le legging ne cache rien. Les hanches s’étalent, les cuisses prennent leurs aises, la cellulite assume sa présence, le ventre glisse vers l’avant pour s'appuyer où il y a de la place. Je ne bouge pas, je ne cligne pas des yeux, je capote solide à l'intérieur de moi.
Mes mains deviennent moites, la sueur me pique le dos, la pression monte dans le crâne. Je suis figé… p-a-r-a-l-y-s-é.
« Monsieur… monsieur… ça va? Vous faites un SAAR. »
Un quoi?
« Syndrome d’adoration aiguë des rondeurs. »
Oui. Exact. Diagnostiqué. Incurable.
Je suis là, cloué sur mon siège, devant ce que je considère comme un cadeau « en direct de l’univers ». Mais il faut toujours que la réalité intervienne trop vite.
Madame Bérubé, ou plutôt mademoiselle, a fait son apparition pour notre rencontre. Encore une femme que je trouve magnifique. Oui, je suis constant et incorrigible, j'en conviens.
Pour une fois, détrompez-vous. Madame Bérubé n’est pas ronde. Elle est bâtie sur un frame de chat comme on dit. Ni mince, ni grosse. Juste enveloppée là où il faut.
Est-ce qu’on dit curvy dans ce cas là ? J’ai appris récemment que big, c’est corpulent, curvy serait plantureux et thick, voluptueux. Voilà. Madame Bérubé, au milieu de sa trentaine, est voluptueuse. Woooow. Juste le mot fait quelque chose, me chatouille la zone feelings.
Pantalon capri, souliers plateforme, crop top, soutien-gorge qui fait clairement sa job et cette longue chevelure bouclée, sombre, qui se démarque dans un milieu clinique.
Impossible de ne pas tomber sous son charme pendant qu’elle parle, explique, enseigne. Surtout, je ne peux pas passer sous silence ce fameux bourrelet de taille, bien assumé grâce à son amour du crop top. Huuuum. Même ici, même maintenant, je reste fidèle à moi-même.
Bien sûr, je ne peux pas passer sous silence les infirmières au prélèvement que l'on croise au passage. Ouf.
Un rêêêêve éveillé. J’en ai presque la larme à l’œil chaque fois que je longe la salle des prises de sang.
Même si je suis incapable de dire « y’a rien là, une piqûre », ces femmes mûres, rodées à l’aiguille, sans filtre et sans patience pour les simagrées, incarnent quelque chose de très désirable dans mon imaginaire.
Elles n’ont pas leur langue dans leur poche, seulement la satisfaction du patient dans leur trousse et ça suffit largement à en faire des archétypes de mes désirs.
Belles et rondes, ces infirmières donnent à votre blogueur toutes les raisons du monde de s’inventer des syndromes rares juste pour justifier une prise de sang.
Malheureusement pour moi, elles n’y verront jamais qu’un taux d’hémoglobine, malgré l’overdose de dopamine qui me traverse quand arrive mon tour de tendre le bras.
BING. « D124 ».
VNon, je ne suis pas au bingo des Résidences Soleil, c’est simplement mon numéro de client qui s'annonce.
Je me lève, requête à la main, j’abandonne ma chasse visuelle aux femmes dodues de la salle d’attente pour poursuivre mon braconnage dans la salle des prélèvements. Enfin… je crois.
Je comprends très vite que je me suis trompé de rôle en suivant la trajectoire jusqu’au comptoir D.
Dès que j’aperçois la lettre, je saisis que ce n’est plus mon territoire. Mon permis de chasse n’est pas valide aujourd’hui. Le gibier, c’est moi. Elle, c’est la prédatrice.
La chasseuse est là depuis toujours, c’est l’impression qu’elle donne. Une infirmière qui fait partie des meubles, du décor, de l’ADN du lieu.
Je l’imagine à cinquante-sept ans, parfaitement réconciliée avec son corps massif, solide, assumé et sans excuse. Ouf.
Son survêtement d’infirmière est serré, non pas pour séduire, mais parce qu’elle est LA prédateur. Tant pis pour ceux qui oseraient commenter son poids, je leur souhaite prompt rétablissement.
Vous comprenez que je n’ai aucune plainte à formuler. Les bourelets font partie de l’expérience. Le décolleté, ouvert juste assez pour enlever toute ambiguïté, achève de me convaincre que cette femme mérite amplement son poste au comptoir… D. OMG !
« Ok », me dis-je intérieurement, « un peu de self-control ».
Elle ne me salue pas tout de suite. J’ai l’impression très nette qu’elle me jauge, lentement, comme on évalue un morceau de viande avant de décider où planter le couteau.
— Assieds-toi.
Ooooooh. Aucun « s’il vous plaît ». Avec ce genre de femme, je m’exécute comme un soldat bien drillé.
— Alors, monsieur, qu’est-ce qui nous amène aujourd’hui ? dit-elle d’un ton neutre, presque plat.
Je lui tends ma requête pour la prise de sang. Officiellement, toute mon attention est là. Officieusement, elle est happée par son décolleté. Elle comprend tout de suite pourquoi je suis ici. Ses yeux quittent le papier pour revenir sur moi.
— Une formule sanguine de routine, commente-t-elle. Pas d’inquiétude ?
— Non, non. Juste un contrôle, dis-je surtout pour me calmer moi-même.
Elle rassemble les tubes, ajuste son plateau, puis relève la tête.
— Première prise de sang ici ?
Je hoche la tête.
— J’évite de devenir un habitué… disons que je préfère collectionner les cafés gratuits plutôt que les cartes de fidélité du CLSC.
Elle sourit. Ooooh ! Victoire personnelle. C'est un sourire de femme qui en a vu passer des clients, des malaises improbables, des bobos imaginaires et des mensonges mal ficelés pour un congé de travail.
— T’es tendu.
Ce n’est pas une question. Elle attrape le plateau et se lève. Je regarde son corps se déplacer, surtout l’abdomen lourd qui cède à la gravité terrestre de chaque côté de la fermeture éclair.
Quand elle se penche pour vérifier les codes-barres, l’angle joue en ma faveur. Je plonge sans retenue dans son soutien-gorge.
— Oui… je sais où tu regardes.
Elle ne lève même pas la tête en disant ça. Elle continue, précise, rodée: coton, élastique, aiguille.
— C’est correct. J’ai passé l’âge de faire semblant de pas comprendre comment marchent les yeux d’hommes.
Je ravale ma salive. Elle pose l’élastique autour de mon bras, serre sans brutalité, pas plus de délicatesse non plus. Désinfectant, puis elle pique, droit au but.
— Ton sang circule bien.
Elle change de tube, calme, efficace.
— Très bien, même.
Cette fois, elle me regarde droit dans les yeux.
— C’est le genre de sang qu’on aime voir au labo.
Elle approche sa chaise à roulettes, trop près pour rester neutre, pas assez pour que la réalité dépasse mes scénarios. Sa voix baisse légèrement.
— Ça veut dire que ton corps répond bien. Pas paresseux.
Son pouce suit une veine de mon avant-bras et s’arrête à mon poignet.
— Relaxe. Ton pouls est rapide. Je le vois.
Elle hoche la tête, satisfaite.
— Bon garçon.
Le mot reste suspendu. Hoooolala ! Juste ça, suffit à faire grimper l’excitation d’un cran. Elle observe le tube qui se remplit.
— Y’en a qui tombent dans les pommes. Toi, non.
— Non… mais ça n’a pas toujours été le cas.
— Normal. T’as de l’énergie. Ça se sent.
Elle retire l’aiguille, applique le coton et appuie fermement.
— Appuie là.
Je m’exécute. Elle ne recule pas tout de suite. Elle reste devant moi, jambes bien plantées, occupée à coller les autocollants sur les tubes.
— Reste assis une minute.
Un sourire lent.
— J’aimerais pas que tu te lèves trop vite.
Elle pose alors sa main sur ma cuisse. Une main lourde, chaude, dominante.
— Reste tranquille.
L’effet est immédiat. Je bande sans aucun contrôle. Elle retire sa main, sans empressement.
— Voilà. C’est fini. Tout est dans la boîte. Et je peux te rassurer… ton sang est en parfaite santé pour tes érections.
Je reste bouche bée, vidé. L’infirmière se lève avec mes échantillons et disparaît je ne sais où. Je me redresse enfin, les mains bien enfoncées dans les poches pour masquer la bosse obscène qui déforme mon pantalon.
Woooow ! Ooooh boy… je n’ose même pas imaginer ce genre d’histoire dans la vraie vie. Trop surréaliste. De la fabulation pure. Pourtant, le fantasme, lui, est bien réel.
À part la main sur la cuisse, disons-le franchement, une visite au CLSC ressemble pas mal à ça : l’agente administrative, la salle d’attente, les professionnelles, le centre de prélèvement. Tout y est.
Avant d’avoir des enfants, et avant d’être aussi… âgé… les seuls souvenirs que j’avais des CLSC venaient d’une connaissance infirmière en santé sexuelle.
Pour elle, faire une démonstration de condom sur un gode-michet en bois, c’était aussi banal que d’expliquer comment remplir un formulaire. Rien de mystérieux. Elle me racontait ça il y a trente ans, en riant.
J’imagine que la démonstration est encore d’actualité dans les cliniques jeunesse d’aujourd’hui et… choque beaucoup moins notre jeunesse.
Bref, voilà mon petit tour en CLSC. Il y a de bonnes chances qu’après avoir lu ce texte, vous ne regardiez plus jamais ces lieux de la même façon. Ou bien vous allez, vous aussi, scruter la salle d’attente à la recherche de celui qui semble vibrer un peu trop fort pour les courbes plantureuses. Hihihi !
Peu importe. Je n’ai clairement pas suivi la ligne directrice littéraire que je m’étais donnée au départ. Je pensais rester collé au premier volet pour en faire une suite bien sage.
Mais voilà, mon euphorondeurs m’a fait dévier vers d’autres avenues. Résultat : on se retrouve avec un troisième volet : encore des histoires, encore des infirmières à bourrelets qui sont venues m’emballer dans un monde de désir.
Comme d’habitude. Toutefois, j'ai décidé de ne pas m'en plaindre et de profiter de mes états d'âme en essayant de vous vendre l'idée que l'uniforme d'infirmière est électrisant… essentiellement lorsque ce n'est pas lisse comme une planche à repasser… huhuhu ! Merci encore pour votre visite sur le blogue et à la revoyure !
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