184- Bénévolat entre deux courbes (01NOV25 1/1) !

  Il faut que je vous raconte encoooore des bidules sans intérêt que j'ai monté en histoire. C'est le récit d'une journée où j'ai tellement caaaaapoté en faisant un don de soi par un beau dimanche ensoleillé et chaud pour la saison, assez pour établir des records de chaleur.
  Mais non, je ne suis pas allé donner une pinte de sang pour Héma-Québec, ni offrir ma tignasse au Défi têtes rasées de Leucan, ni même un rein pour sauver quelqu’un de la dialyse… non, j’ai donné de mon temps. Du vrai bénévolat, chères lecteurs et lectrices !
  Une fois par année (minimum), je m’offre corps et âme pour aider cet organisme sans but lucratif. Je vous le jure, je n’y tire aucun avantage pécuniaire, seulement des dividendes en feelings non imposables.
  Eh oui, telle est construite la petite bean qui me sert de cerveau !
  Parlant d’organisme de bienfaisance, je peux vous raconter que la job parrainait un souper bénéfice style méchoui sous chapiteau. Une collègue vendait des billets de l'événement à qui se sentait obligé d'y participer et à ceux qui voulaient venir profiter d’un moment de booooonne bouffe.
  Et cette collègue, vous l’avez deviné… elle est bien en rondeur, tout juste plus size… huuuum ! D’ailleurs, cette femme que j’ai surnommée Linda pour faciliter l’écriture, elle a eu son moment de gloire en 2024, dans une de mes « Confessions caféinées de cubicule », le numéro 121 pour être précis.
  « Dans la catégorie des chefs d’équipe, rondelette sans être obèse, jolie sans rayonner, à l’intellect du style matante (au sens figuré), plutôt vieux jeu que maternelle. Hihihi! Oui, matante par sa coupe de cheveux, ses choix vestimentaires, son placotage… et alouette ! »

  Pour la première fois depuis que je travail là, cette collègue est venue me voir sciemment, avec un sourire incroyable, pour m’inviter au méchoui qu’elle parrainait en vendant des billets.
  — Tu devrais venir souper. Ça fait des années qu’on travaille dans la même bâtisse sans se connaître. On pourrait en profiter pour placoter !
  — OMG, jeudi soir, c’est impossible pour moi, j’ai déjà un autre engagement. Mais offert de cette façon, j’aurais acheté un billet rien qu’avec les frissons que ton invitation me donne !
  — Tu manqueras quelque chose !
  — Aaaargh, ne m'en dit pas davantage, dis-je en affichant une déception évidente.
  Depuis cette journée-là, elle raconte à qui veut l’entendre que je serai du méchoui l’an prochain… ouf ! Je n’ai pas de misère à croire qu’elle ajoute dans ses placotages comment j’ai osé lui répondre.
  Vous allez me dire que c’est bizarre… que ça risque de devenir une histoire comme dans la série Netflix « Mon petit renne »… hooooolala… j’aimerais bien !
  Peu importe, tous mes collègues proches savent à quel point j’aimerais côtoyer cette Linda qui est un véritable phénomène en soi. D’après presque 100 % d’entre eux, l’écouter babiller plus de cinq minutes est la limite avant de perdre la raison… à suivre !

  En parlant de collègues qui ne m’avaient jamais adressé la parole à ce jour, pas plus tard que la veille d’écrire ces lignes, j’ai fait connaissance avec une nouvelle venue à la job depuis la fin de l’été, dans un département avec lequel je fais très peu affaire.
  Pour vous la décrire : tête rasée, lunettes, grande, allumée, calme et posée. Bien sûr, c’est une femme bien ronde, qui a osé se livrer totalement, jusqu’à m’offrir une chaude poignée de main, oooooh ! Elle a comblé d'émerveillement ma journée.
  Donc, ces histoires probablement insignifiantes pour vous, elles sont toujours à suivre pour moi, souhaitant toujours plus de feelings. Disons que ça me donne du matériel vécu à vous confier et à placoter.

 Revenons à ce bénévolat, si vous voulez bien, au petit kiosque que je devais garder pendant toute la durée de l’événement. L'événement est classé dans le genre fête familiale, celle où les poussettes sont les bienvenues et où l’alcool se limite à quelques dégustations bien sages.
  Avant que l’ambiance ne devienne vraiment festive, il faut attendre que l’heure d’accueil des visiteurs ne sonne.
  Peu importe, c’est là qu’une jeune femme a traversé le terrain sous mes yeux… traînant l'effet d'un jab bien senti de feelings. Hooooolala, je n’ai absolument rien manqué de son passage devant mon kiosque, remerciant intérieurement l’univers d’avoir inventé le jean extensible,  non, mieux encore, le jeans stretch maximal !
  Si vous êtes familiers avec les acronymes qui peuplent l'Internet, imaginez-vous simplement qu’elle arborait une silhouette du type SSBBW.
  Woooow ! Ses longs cheveux flottent au vent, sa camisole noire tendue rivalisait avec son jean pour le titre du vêtement le plus sollicité de la journée. L’assurance de sa démarche, le regard sûr d’elle… je voyais bien qu’elle était imperméable à toute désapprobation et complimarde sur son apparence.
  Et si vous aviez vu ma tête quand elle est repassée devant moi, de face cette fois, vous auriez rigolé votre vie. Elle avait troqué sa camisole noire pour le chandail rouge des bénévoles, iiiiincroyable de la revoir avec son aplomb !
  Et j’avoue que mes yeux ont glissé, inévitablement, vers le pubis, là où le gras du ventre fait bomber le jean en retombant doucement de chaque côté de la couture.
  C'est… vraiment… un plaisir absolu d’être témoin de cette prouesse vestimentaire. Je c-a-p-o-t-e ma vie… derrière mon kiosque… figé par le scénario imaginaire qui se jouait dans ma tête.

  D’ailleurs, je vous raconterai ça une autre fois, un exemple de comment j’avais été ému (le mot n’est pas trop fort) lorsqu’une de mes correspondantes femme SSBBW assumée, s’était habillée devant moi. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je l’ai trouvée belle, sublime même, alors que ses bourrelets semblaient se fondre naturellement dans le tissu de son jean en gonflant des coins judicieux des vêtements.
  Bon, cette histoire-là, ce sera pour une autre fois… peut-être pour mon trois-centième billet, au rythme où je vais.
  Revenons à mon bénévolat. Ma surprise passée, la jeune bénévole avec le tour de taille trop grand pour mes bras, avait disparu de mon champ de vision. Si je la vois de nouveau d'ici la fin de mon « shift », j'aurai la confirmation de la raison de ma catalepsie aiguë.
  La fête bat son plein, l’après-midi a pris son envol, les groupes de participants placoteux se forment partout. Et là, une des « bonzes » du commanditaire principal fait son apparition : disons qu’elle semble être la tête d’affiche de tous les gens qu’elle croise.
  OMG ! Une beauté latine, toute en courbes, les bourrelets moulés dans un jean ultra extensible.

  Tout à l’heure, je vous ai parlé d’une silhouette SSBBW. Cette nouvelle crush du moment, qui a éclipsé la jeune bénévole ronde de mes pensées, elle incarne la taille sablier version voluptueuse au mont de Vénus bombé.
  Je suis tellement comblé qu’elle soit juste là devant, entourée de son fan club des « belles grosses fesses hautes », ooooh oui ! C’est clair qu’elle avait ce don rare d’attirer dans sa bulle, à la fois les hommes et les femmes.
  Son grain de beauté sur la joue suffisait à lui seul pour allumer la switch des feelings à ON.
  Je me demande si elle sait qu’on l’observe, si d’autres ont remarqué le petit collier de perles coincé dans la craque abyssale de ses seins. 
  En tout cas, quand la belle latine se déplaçait vers un autre groupe, trois hommes taciturnes la suivaient de près. Eux aussi, sans doute, sont des fans confirmés des jambes à grosses cuisses, celles dont le galbe s’affirme à chaque pas sur des talons hauts.
  J’ai déjà entendu un drag dire : « Être à l’aise sur des talons, c’est une question de chevilles et de mollets. »
  Cette latine-là, dans son jean si serré, elle me donne une parfaite démonstration de cette affirmation avec ses muscles gastrocnémien, la fameuse bosse du mollet (ben oui, j'ai fouillé l'Internet pour en trouver le nom) et ses quadriceps bien dessinés. L'ensemble semble littéralement me faire de l’œil à travers le tissu.
  Ouf… son petit manège de PR pour Public Relations, pas pour Polyarthrite Rhumatoïde, qu’on s’entende, il n’inclut visiblement pas les bénévoles masculins derrière un kiosque.

  Mais qu’importe, je suis déjà conquis d’avance, jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle sirène. Ou plutôt… de Ursula en personne, venue m’ensorceler avec son chant.
  « Bonjour tout le monde! Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Nathalie, directrice à la production. J’espère que vous vous amusez tous. Au nom du groupe, je suis fière de vous présenter la suite… »
  Même si le soleil de l’après-midi rendait les lunettes fumées pratiquement obligatoires, mes pupilles dilatées trahissaient un émoi impossible à cacher. Cette directrice-là, elle est… comme une offrande tombée du ciel pour cette journée où je cuit littéralement sous la chaleur et les visites incessantes des guêpes.
  Dès les premières notes filant dans le micro (on dit, selon l’Odyssée d’Homère, que le chant des sirènes n’était pas une mélodie mais un bruit), j’ai su que je suis foutu. Le pouvoir des sirènes est bien réel, je suis instantanément tombé amoureux de madame la directrice. Hooooolala… elle est pratiquement l’archétype de mes désirs!
  Je la devine dans la cinquantaine, asoiffée de contact humain. Je vous le confirme, elle est grosse… très grosse.
  Si chaque centimètre cube de son corps pouvait contenir un feeling, j’en aurais pour la vie entière à explorer son offre de passion.
  Conquis, j’ai dit ? Envoûté aussi. Dans ma tête, mes yeux deviennent rayon X, mes bras s’allongent comme des élastiques et mon envie de Nathalie… lui, n’a plus de limite.
  Le look fermière, ça vous dit quelque chose ? Bottillons de sécurité, casquette de trucker, blouse fleurie, coat de jeans, grandes lunettes pour bien voir, grande bouche gourmande… hooooolala ! Ma machine à fantasmes est emballée, le frein à main brisé, impossible de l’arrêter.
  Sa voix ! C’est fou comment les notes de pouvoir qu’elle y fait vibrer imposent le respect et l'admiration. Je ne sais pas pour les autres, mais moi, je suis en écoute solennelle de chaque sylable de son discours à la nation… à la fête plutôt.
  Ni grande ni petite, je devine très bien sa poitrine qu’elle laisse reposer sur son gros ventre, comme si elle conservait ce pouvoir d’attraction pour celui qui aura le loisir de tomber sous ses tentacules.
  Je vous laisse imaginer son ventre rond poussant la blouse à adopter une silhouette en A. 
  Je ne le dirai jaaaaamais assez : merci à l’inventeur du jeans extensible ! Je suis convaincu que celui-ci était un homme, admirateur de courbes, un vrai mécène des rondeurs… comme votre blogeur. 
  Justement, Nathalie portait un jeans extensible en format capri, laissant deviner… oups, désirer… des mollets dodus habillés de tatouages, si nombreux qu’ils ne laissaient entrevoir que des éclats de peau.
  Le clou de ma découverte de madame la directrice ? (Note à moi-même, lui remettre mon CV avec la mention « soumis professionnel pour femme bien en chair ».) Ce fut l’énorme renflement de son ventre, caché dans le jeans, la blouse incapable de tout recouvrir.
  C’est déééébile à admirer sans fétichisme, son ventre débordant de chaque côté de la fermeture éclair, la seule partie non extensible du vêtement.
  Peu importe les visiteurs qui s’approchent de mon kiosque, je n’étais plus de ce monde.

  Mon corps astral étant parti rejoindre celui de Nathalie dans une danse de french kiss pleine de caresses, ça j'en ai rêvé.
Monsieur… monsieur ?
  Je redescends sur terre, les yeux vitreux, pour découvrir deux petits garçons qui attendent, leur mère derrière eux poussant une poussette. Ses énormes seins, trop parfaits pour être vrais, me font de l’œil, mais je fais tout pour faire semblant que je n'ai rien vu de charnel.
  Je suis sûr que vous ne doutez pas du pouvoir quasi mystique qu’ont les seins sur… l’humanité !
Oui oui, mes petits garçons ! C’est pour vous tout ça. Amusez-vous bien !

  Pour le reste de l’après-midi, mon radar, réglé sur la fréquence « Nathalie », il a suivi ses moindres déplacements. Elle aussi semblait magasiner des relations professionnelles parmi les petits groupes de gens tirés à quatre épingles, pour un événement qui, pourtant, n’avait pas grand-chose d’un gala d’affaires.
  Je voyais bien que Nathalie et la Latina n’étaient pas les meilleures amies du monde. Disons que madame la directrice devait faire aller son clapet plus fort que tout le monde pour exister, tandis que la Latina n’avait qu’à faire rouler une hanche pour se faire remarquer.
  Toutes ces belles personnes ont fini par disparaître dans un anonymat poli, me laissant poireauter à mon kiosque, pataugeant dans mes souvenirs bourrelesques… huuuum.

  Le lendemain, en écrivant ces lignes, il faut que je vous dises que j’ai aussi participé à un souper de bienfaisance dans une salle des Chevaliers de Colomb. L’organisme qui tenait l’événement célébrait la fin de ses activités de l’année.
  Je vous laisse deviner qui était assise à deux chaises de moi… eh oui… un rêve en chair et en beaucoup beaucoup beaucoup de chair !
  Je vous le jure, c’était une beauté super plus plus plus size, j’en ai presque versé une larme en la regardant tant elle expirait la douceur.
  Elle n’était pas en face de moi, je n’avais d’yeux que pour elle quand-même : sa coiffure, son teint, ses lunettes, son choix de vêtements, ses énormes bras gras… huuuuum ! 
 Tout en elle dégageait une aura telle que j’aurais pu m’asseoir en tailleur à ses pieds pour l’écouter, la regarder, la désirer. Assurément, elle était la « chouchou du public », celle qui dégage une chaleur qui attire les esprits sans même s’en rendre compte.
  Et sa mère, assise à ses côtés, je ne pouvais pas l'ignorer. Ses rondeurs offertes au voyeur attendri que je suis, elles affichaient une silhouette « muffin top » : vous savez, cette pâtisserie qui déborde du moule et dont le bourrelet est la première chose qu’on croque… le meilleur pour commencer.
  La mère et sa fille, adorables et adorées, elles catchent l'attention d’un inconnu dans la salle. Ce pauvre homme trouva soudainement sa nourriture insipide ! Je ne sais pas si ce genre de tension silencieuse arrive souvent pour d'autres, c’est toutefois très commun chez moi. 
  Je vous épargne les scénarios que mon imagination a pondu ensuite… ces aventures imaginaires se rangent sans gêne sous le vocable de pornoromantisme… hooooolala.

  Pour conclure, je souhaite que mes mini péripéties insignifiantes avec mes collègues et inconnues rondes auront tout de même éveillé un peu d’électricité entre les lignes. En tout cas, je vous en reparlerai si le courant repasse.
  Alors voilà, merci d’être passé sur le blogue… mais attendez un ti-peu avant que j’oublie. C'est une genre de montée de lait. 
  Sur mes réseaux sociaux, je tombe de plus en plus de story d'un type assez pathétique : des hommes publient juste pour se plaindre. Se plaindre de quoi ? Des derniers déboires du Canadien ? Des frasques de François Legault ? Du dernier album de Taylor Swift ? 
  Non, pire… ils se lamentent qu’aujourd’hui, les femmes ne veulent plus de gars fidèles, gentils, travaillants et tout le tralala.
  Mettons que c’est la « complainte du célibataire en maudit ». En plus, ces messages se terminent presque toujours par une morale classique du style « je suis mieux de rester seul qu’être en couple mal accompagné. » Hihihi !
  Vous pouvez bien vous plaindre en ligne, poser devant votre pick-up géant et récolter un milliard de réponses compatissantes de d’autres gars dans le même bateau… mais, entre nous, ça ne fait pas très séduisant. J’ajouterais même un petit red flag clignotant au-dessus de vos têtes.
  Psssst… je sais, je ne suis probablement pas mieux avec mes histoires de bourrelets et de fantasmes mal assumés… guuuurlp ! Allez, je vous laisse sur cette réflexion. À la revoyure !



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