223- Poires et illusions (19SEP26 3/3) !
Nous revoilà pour… la troisième et ultime partie de cette mini-série tricotée autour de la sortie du documentaire « Big Girls Wanted: Escaping Pearadise » !
Vous devez être tannés de m'entendre placoter à ce propos, mais que voulez-vous… ma curiosité est ainsi faite et ma soif de détails croustillants est exponentielle !
Si vous voyiez comment votre humble blogueur se faufile un peu partout pour glaner quelques bribes d'histoires croustillantes dans la vraie vie, vous comprendriez que ce blogue en est tout simplement le reflet. Quand je commence à fouiller dans une histoire qui pique ma curiosité, j'ai de la misère à m'arrêter.
Vous débarquez sur cette page complètement par hasard, sans crier gare ? Je vous recommande, pour ne pas dire que je vous oblige, d'aller faire un petit tour du côté des numéros 221 et 222 avant toute chose.
Tsé, je me verrais mal commencer l'épisode trois d'une série Netflix sans avoir regardé les deux premiers… ça n'aurait pas de bon sens ! Alors, qu'est-ce que vous attendez ? Allez-y, ouste !
Pour ceux et celles qui sont des habitués de mes pages, vous vous attendez sûrement à mon petit résumé maison. Ça va être assez simple, juste pour cette fois !
Le premier épisode, le texte 221, c'est la naissance du projet Pearadise. Le deuxième, le texte 222, c'est la maturation de Pearadise. Et ce troisième et dernier volet, c'est… son déclin. That's it, that's all !
Je ne reviendrai donc pas longuement sur le fait que j'ai été complètement mystifié depuis les tout débuts du manoir Pearadise sur le Web. Je n'y ai vu que du feu pendant plus de cinq ans !
Il faut dire que j'étais pas mal occupé à brûler de passion pour toutes ces femmes dodues, quasiment en autarcie dans leur immense manoir du Nevada.
Leur univers, à mes yeux, n'était pas sans rappeler certaines téléréalités du genre Big Brother. Un grand manoir, des femmes rondes, des caméras qui tournent à différents moments clés, des personnalités flamboyantes qui cohabitent… franchement, qu'est-ce qui pouvait mal tourner ?
Tranquillement, la couche de vernis a commencé à craquer… sans même avoir besoin de sortir le dissolvant ! Sous la façade soigneusement léchée pour Instagram et TikTok, une réalité pas mal moins reluisante a commencé à apparaître. Et c'est justement par là qu'on embarque, ou qu'on débarque, pour ce dernier volet de l'aventure Pearadise.
Sous le regard de Tara Malone, la directrice du documentaire, les participantes, que l'on pourrait qualifier de « survivantes », racontent qu'elles étaient fortement encouragées à prendre part aux TikTok Lives, aux tournages et aux différentes activités destinées à faire contribuer financièrement le public.
Lorsque les dons ralentissaient ou que les objectifs, lisons entre les lignes « les objectifs financiers », n'étaient pas atteints, l'ambiance pouvait rapidement devenir plus tendue au sein du groupe.
Vu comme ça, ça ressemble à ce qui se passe dans n'importe quelle entreprise qui n'atteint pas ses objectifs. Le PDG regarde les chiffres, soupire, convoque son équipe et demande : « Bon… qu'est-ce qu'on fait pour redresser la situation ? » Rien de bien extraordinaire jusque-là.
Tant que tout roule sur des roulettes, personne ne se crêpe le chignon. Mais quand les chiffres commencent à piquer du nez, disons que l'atmosphère peut rapidement changer de ton !
Au manoir Pearadise, le contexte était toutefois un peu particulier. Un PDG d'une entreprise a quand même plusieurs leviers pour jouer sur le ratio entre les dépenses et les revenus : réduire les coûts, couper des postes, revoir les horaires, ralentir la production… bref, il a des options.
Pour un groupe dont le logement et le couvert sont fournis en échange de la participation au projet, c'est un peu plus rough. Dans ces circonstances, refuser de tourner, se faire plus discrète ou simplement démontrer moins d'enthousiasme pouvait être perçu comme un manque d'implication envers la communauté.
Après tout, quand votre travail, votre maison et votre vie sociale se trouvent tous sous le même toit, difficile de vraiment décrocher. Bref… pas le droit d'être marabout !
Les journées pouvaient s'étirer interminablement, parfois jusque tard dans la nuit, simplement parce que c'était le moment où l'audience était la plus nombreuse et les dons les plus généreux. Ouf… elles n'étaient visiblement pas syndiquées !
C'est donc sous l'œil de Stefan Wilhelmy, le fondateur de Pearadise, que les participantes devaient démontrer qu'elles étaient capables de jouer les vedettes et de soutirer les précieux « pourboires » d'un auditoire étonnamment mixte.
Ce même Stefan semblait cumuler les fonctions de metteur en scène, scénariste, vidéaste, monteur… bref, l'équipe de production au grand complet ! C'est lui qui choisissait les thèmes des vidéos, organisait les activités, gérait la dynamique du groupe et décidait quelles participantes seraient davantage mises de l'avant.
Quand on y pense, ça fait beaucoup de chapeaux sur une seule tête. Quand cette même personne semble avoir son mot à dire sur le contenu, l'organisation de la journée, la visibilité des participantes et, ultimement, sur la machine qui fait rouler le manoir… disons que ça commence à faire pas mal de pouvoir concentré au même endroit.
Plusieurs ex-résidentes ont comparé cette dynamique à une forme de contrôle coercitif, où l'intimidation, l'obéissance et les contraintes auraient pris une place importante. Boys… c'est plate à entendre.
Pour maintenir l'intérêt de l'auditoire, certaines participantes disent avoir été encouragées à repousser progressivement leurs limites, que ce soit en relevant des défis de plus en plus embarrassants ou en portant, par exemple, des tenues plus révélatrices.
Vrai ou faux, je vous laisse vous faire votre propre opinion. Mais si les témoignages reflètent réellement ce qui se passait au manoir, on comprend mieux pourquoi plusieurs anciennes participantes parlent aujourd'hui de fatigue émotionnelle, d'isolement et d'un climat où il devenait difficile de séparer la vie personnelle… du travail.
Je vous parlais plus tôt de la pression de performer devant les caméras pour s'afficher sur TikTok. C'est un peu ici que j'ai compris que, lorsque les caméras des réseaux sociaux s'éteignaient, d'autres semblaient prendre le relais.
Au sein de l'univers Pearadise, la sexualité et la sensualité occupaient une place centrale, mais d'une façon plutôt ambiguë… et soigneusement calculée, si l'on se fie aux témoignages rapportés.
— Je vous le jure, ces femmes qui sortent complètement des standards auxquels on est habitués, ça frappe l'imaginaire !
— TON imagination, tu veux dire.
— Oui, c'est vrai, merci de me le rappeler. Je ne peux quand même pas mettre tous mes lecteurs et toutes mes lectrices dans le même manoir ! En tout cas, les Pearadise Girls, comme elles se faisaient appeler, savaient comment m'attraper. Elles n'avaient qu'à être assises là, à scroller sur leur téléphone, pour me faire virer sur le top !
— Coudonc… où est donc cette sensualité que tu nous fais gober depuis tantôt ?
— Ben… s'asseoir en crop top avec tous les plis de peau qui apparaissent, se dandiner en legging… vous ne pouvez pas comprendre ! Tout est dans la suggestion.
— On te comprend, mais il n'y a rien là pour capoter !
— Jaaa !
— Dis-toi que, selon toutes ces histoires, c'est Stefan qui te montrait tout ça… pas uniquement ces femmes.
— Guuuurlp !
Oups ! Mon admiration vient de prendre une petite débarque. Ce que je pensais être une fenêtre ouverte directement sur le quotidien des Pearadise Girls était aussi une vitrine soigneusement contrôlée par quelqu'un qui savait exactement quoi montrer… et surtout, quoi me montrer !
D'un côté, l'hypersexualisation semblait être LE moteur économique de Pearadise. L'image publique reposait sur le body positivisme, la beauté des formes généreuses et un flirt ludique avec les admirateurs. On montre les courbes, on joue avec la séduction, on entretient le fantasme.
Tranquillement, ce contenu gratuit pouvait servir de passerelle vers des plateformes payantes où les publications devenaient plus intimes, plus suggestives et, carrément explicites.
Plusieurs membres ont ainsi participé à des séances photo boudoir, à des vidéos érotiques ou à du contenu davantage axé sur certains fétichismes.
Par curiosité, pour mon œil scientifique, je suis allé jeter un coup d'œil aux pages des Pearadise Girls, et c'est effectivement ce qu'on y retrouve : des liens qui dirigent vers des plateformes où l'on propose, par exemple, des vidéos du genre « Suis-je capable de tout manger ? » ou encore « Je vous montre le résultat de ma dernière pesée ». L'image de ces femmes devenait ainsi un produit à forte valeur marchande.
Si ce type de contenu est réellement présenté comme une condition implicite ou explicite pour demeurer au sein de la communauté, on ne parle plus simplement d'un choix personnel ou d'une stratégie marketing. Je commence plutôt à m'interroger sur la liberté qu'avaient réellement les participantes de dire… « non ».
La frontière entre ce que certaines femmes du manoir souhaitaient réellement partager et ce qu'elles pouvaient se sentir obligées d'accepter aurait été drôlement floue.
L'incitation à produire un contenu toujours plus suggestif ou plus dénudé aurait créé une pression constante. Dans un tel contexte, dire « non » n'est probablement pas aussi simple qu'on pourrait le croire.
Mettons que c'est assez… troublant. Si les témoignages sont exacts, le problème ne serait pas simplement d'avoir proposé du contenu érotique ou d'avoir monétisé la sensualité. Après tout, des adultes peuvent très bien choisir de le faire librement.
Le véritable malaise apparaît lorsqu'une personne commence à se demander si un refus risque de lui faire perdre sa place dans la maison, son logement ou même son sentiment d'appartenir au groupe. À partir de ce moment-là, le consentement devient beaucoup plus difficile à évaluer et à décortiquer.
C'est peut-être là toute la nuance. Entre faire un choix librement et avoir l'impression qu'un refus pourrait tout remettre en question, il existe une frontière parfois bien mince. Si cette frontière a réellement existé à Pearadise, on comprend pourquoi autant d'anciennes participantes ressentent aujourd'hui le besoin de raconter leur version des faits.
L'organisation Pearadise ne vendait donc pas qu'un simple manoir rempli de femmes bien rondes. Elle vendait un rêve, une communauté, un sentiment d'appartenance… et, pour certains admirateurs, l'illusion d'une certaine proximité avec ces femmes.
Derrière ce paradis de courbes, de sourires et de TikTok Lives, la frontière entre la liberté de choisir et la pression de performer pouvait devenir aussi mince qu'une feuille de papier.
La dynamique relationnelle au sein du manoir semblait, elle aussi, graviter presque entièrement autour de Stefan. Il occupait plusieurs rôles à la fois : mentor, protecteur, gestionnaire… et, pour certaines participantes, véritable figure d'attachement affectif.
Quand une seule personne devient à la fois votre patron, votre propriétaire, votre ami, votre protecteur et quelqu'un dont vous recherchez constamment l'approbation, les frontières entre les différents rôles finissent par s'estomper.
Sans même s'en rendre compte, cette personne peut alors devenir une véritable figure d'autorité dont il devient difficile de s'éloigner ou de remettre les décisions en question.
Dans un tel environnement, la séduction, la jalousie, les affinités personnelles et les petites faveurs pouvaient forcément influencer les relations entre les membres du groupe.
Qui avait droit à plus d'attention ? Qui était davantage mis de l'avant dans les vidéos ? Qui bénéficiait de certains privilèges ? Qui se retrouvait soudainement un peu plus à l'écart ? Difficile de savoir exactement ce qui se passait derrière les portes du manoir, mais les témoignages laissent croire que les relations intimes et affectives auraient joué un rôle important dans la dynamique du groupe.
Je ne suis pas ici pour faire le procès de Stefan, ni pour décider à la place des tribunaux de ce qui s'est réellement passé derrière les portes du manoir. Mais le portrait dressé par certaines anciennes résidentes et dénonciatrices en dit long sur le personnage qu'elles décrivent. Ça me fait réfléchir en tabarouette.
Parce que moi, au départ, qu'est-ce que je voyais, pensez-vous ? Des femmes très rondes, émancipées, qui semblaient s'amuser devant les caméras, assumer pleinement leurs formes et profiter de la vie. Rien de bien inquiétant là-dedans. Au contraire, c'était exactement le genre d'images qui attirait mon attention.
Tsé… une femme ronde qui cuisine, son ventre qui vient s'appuyer contre le comptoir, comme s'il avait été fabriqué juste pour épouser ses courbes…
— Hey, hey… tu t'égares un peu, monsieur le blogueur.
— Oups… ouais. Mon imagination a parfois tendance à partir au galop quand il est question de certaines… figures de style.
— Des figures de style ? Tu veux plutôt dire des figures… adipeuses !
— Hahaha ! Je plaide coupable. Je l'assume complètement !
C'est seulement aujourd'hui que je m'aperçois que derrière chaque bourrelet exposé se cachait peut-être une stratégie destinée à captiver le public… moi en l'occurrence. Attirer autant ceux que l'abondance de chair rebute que ceux qui en sont complètement émerveillés.
Eh oui… je me sens un peu visé ! Ce qui me fascinait comme admirateur était peut-être devenu, pour quelqu'un d'autre, un formidable outil de marketing.
Avec les vagues de dénonciations qui se sont propagées sur les réseaux sociaux, la communauté Pearadise s'est progressivement retrouvée divisée en deux camps. D'un côté, les anciennes résidentes qui dénoncent aujourd'hui certaines pratiques et cherchent à sensibiliser le public à ce qu'elles disent avoir vécu. De l'autre, les loyalistes, qui continuent de soutenir Stefan Wilhelmy et de défendre le concept original de Pearadise comme un refuge body positif pour les femmes rondes.
Malgré la perte de certains partenariats et la démonétisation de certains canaux, notamment de leur compte TikTok, le projet semble vouloir poursuivre sa route. Du contenu continue d'être diffusé et de nouvelles participantes seraient encore attirées par la promesse initiale de cette communauté.
Voilà donc la situation telle que je la comprends à l'été 2026 : des accusations de dérives sectaires, d'exploitation et de contrôle… ouf ! Ce sont des mots particulièrement lourds de sens.
Pour en finir avec ce que je sais des Pearadise Girls, devenues créatrices de contenu parfois malgré elles, plusieurs ont poursuivi dans cette voie après avoir quitté le manoir.
Certaines semblent avoir repris le contrôle de leur image et développé une relation plutôt positive avec cette célébrité… disons, assez particulière.
Tant qu'à avoir découvert qu'il existe un public prêt à les suivre et même à payer pour leur contenu, pourquoi ne pas continuer à exploiter un créneau qui peut, avouons-le, être plutôt lucratif ?
Je vous ai déjà expliqué dans un autre texte que la communauté des FA demeure particulièrement fidèle envers les femmes charmantes qui savent mettre leurs atouts épidermiques en valeur.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, elles n'ont absolument pas besoin de migrer vers du contenu explicite pour attirer une véritable horde d'admirateurs. Parfois, un petit coup de hanche bien dodue par ici, un judicieux clin d'œil par là… et hop ! C'est gagné !
Pour certains admirateurs, je précise que je ne parle pas de moi du tout, une Pearadise Girls dégustant une douzaine de beignes peut presque avoir l'effet d'un striptease bien ressenti.
La grande nouveauté, c'est qu'elles peuvent maintenant le faire à leur façon, sans être associé au manoir. Pas besoin d'un metteur en scène derrière la caméra pour leur souffler quoi faire, ni d'un gestionnaire qui leur rappelle que chaque minute passée sans tourner représente une occasion de revenus perdue.
À mon humble avis d'admirateur de courbes, c'est peut-être ça, le véritable esprit du body positivisme, pouvoir décider soi-même de la façon dont on veut être regardée, admirée et mise de l'avant.
Pendant que Pearadise traverse une période pour le moins mouvementée, Stefan semble malgré tout pouvoir compter sur un noyau dur de supportrices qui continuent l'aventure avec lui. Sumi, Alex, Audrey et Rissa font partie des Pearadise Girls encore actives en mi-2026, poursuivant leur chemin dans l'univers des créatrices de contenu de charme et des camgirls.
De l'autre côté, plusieurs anciennes participantes ont choisi de raconter leur propre version de l'histoire. Savannah, alias Savvy, ne s'est pas seulement retirée de l'aventure, elle a offert son témoignage dans la série « Escaping Pearadise », comme plusieurs autres.
Elle y décrit ce qui ressemble, selon son propre récit, à une dynamique d'exploitation. Kimberly, connue sous le nom de Xiomara, parle quant à elle d'un contrôle qui aurait pris, toujours selon son témoignage, des allures presque sectaires. Alejandra, ou Alexandria, serait même allée jusqu'à déposer des documents judiciaires en 2021.
Franchement, quand je pense au nombre de femmes qui sont passées par Pearadise au fil des années, je ne peux m'empêcher de me demander si tout ce qui est sorti jusqu'à maintenant ne représente pas seulement… la pointe de l'iceberg.
Il y a aussi l'histoire particulièrement triste de Kassidy, surnommée « Kass the Blast », qui a été la compagne de Stefan. Sa mort, survenue en 2024, ajoute une dimension encore plus sombre à cette histoire déjà passablement troublante.
Selon les informations que j'ai pu trouver en ligne, elle serait décédée à la suite d'une détresse respiratoire, notamment associée à un caillot sanguin. Son décès aurait ensuite nécessité le rapatriement de sa lourde dépouille vers la Californie, une opération qui aurait été rendue possible grâce à la générosité de donateurs ayant contribué à une campagne GoFundMe.
Une histoire profondément triste, qui laisse malheureusement encore plusieurs questions sans réponse autour de cette mystérieuse aventure qu'a été Pearadise.
Ça, c'est la version brute de l'histoire de « Kass the Blast ». En creusant un peu plus loin, je suis tombé sur des informations beaucoup plus troublantes concernant son état psychologique, des épisodes de grande détresse et même des tentatives de mettre fin à ses jours.
Selon certains de ces récits, Kass traversait une période de grande vulnérabilité lorsqu'elle est entrée dans l'univers de Pearadise. Elle aurait ensuite développé avec Stefan une relation intime qui aurait pris une dimension liée au feedism, cet univers où une personne peut ressentir du plaisir ou de la gratification à nourrir son ou sa partenaire et à la voir prendre du poids.
Encore une fois, je rapporte ici ce qui ressort de certains témoignages et non des faits que je suis en mesure de confirmer de ces histoires difficiles à démêler.
Moi-même, je suis un admirateur de femmes rondes et je ne vais certainement pas prétendre que le feedism est quelque chose qui m'est complètement étranger.
Entre deux adultes qui choisissent librement de vivre cette dynamique et une personne fragilisée qui pourrait se retrouver entraînée dans une relation qui ne lui fait pas nécessairement du bien, il y a un énorme fossé.
Cette nuance-là, à mes yeux, mérite qu'on s'y attarde sérieusement, parce qu'elle touche directement à la question du consentement, de la liberté de choisir… et de la vulnérabilité humaine.
Ouin, je n'étais pas exactement un observateur complètement neutre de Pearadise. Voir les filles du manoir en action devant mon écran m'a assurément donné bien des feelings.
Évidemment que j'avais envie d'en savoir davantage sur ces femmes, de connaître leur histoire et de découvrir ce qui se cachait derrière ces sourires et ces courbes qui m'attiraient tant.
J'ai même parfois imaginé ce que ça aurait été d'être là, tout près d'elles, à la place de Stefan, de pouvoir admirer leurs silhouettes à quelques centimètres de moi, de les regarder dans les yeux plutôt qu'à travers un écran, de partager leurs joies et, peut-être, de mieux comprendre aussi leurs peines.
C'est justement ce qui rend ma réflexion un peu particulière aujourd'hui. À l'époque, je regardais surtout ce que l'on voulait bien me montrer. Aujourd'hui, je me demande plutôt ce que je n'ai pas vu. Une caméra peut montrer énormément de choses… mais elle peut aussi en cacher tout autant.
Est-ce que je me suis déjà demandé si Stefan pouvait exploiter ses locataires lorsque je voyais les caméras s'allumer et que, soudainement, tout le monde se lançait dans une gigantesque orgie de bouffe à minuit ? Pas une miette !
Pour moi, c'était simplement une « content house », une maison de créateurs de contenu où tout le monde vivait ensemble, produisait des vidéos et divertissait une communauté de fidèles.
Rien de plus. Je regardais ça en me disant : « Maudit que ça doit être le fun de vivre là ! »
C'est seulement lorsque j'ai commencé à m'intéresser sérieusement à la structure financière de Pearadise que les petites lumières rouges s'allumèrent dans ma tête.
Des liens, j'en ai faits pas mal après avoir écouté tous les épisodes du balado « Fidèles sous emprise » sur Ohdio. Certains des mécanismes décrits dans cette série m'ont fait réfléchir : une mission qui séduit des fidèles › une communauté qui se rassemble autour d'un lieu et d'une figure centrale › une vision qui évolue tranquillement avec le temps › un pouvoir qui se concentre de plus en plus entre les mains d'une seule personne › l'argent et l'admiration prennent plus de place › des membres quittent le groupe et racontent une tout autre histoire › les autorités commencent à s'intéresser à ce qui se passe derrière les portes closes.
Je ne dis pas que Pearadise correspond exactement à ce modèle. Je n'en ai ni les preuves ni les compétences pour l'affirmer. Mais disons que certains parallèles m'ont fait sourciller… et quand un Intello Coquin commence à sourciller devant son écran, c'est généralement mauvais signe… ou alors c'est simplement qu'il vient de trouver une nouvelle affaire à décortiquer et à raconter dans un texte.
Il faut que je garde quand même mes propos nuancés. Je ne dis pas que Pearadise est une secte, mais je comprends pourquoi certaines personnes utilisent ce mot. Et c'est probablement la partie de toute cette histoire qui me donne le plus froid dans le dos.
Parce qu'au départ, je ne voyais qu'un paradis de femmes rondes qui s'amusaient devant une caméra. Je voyais des fous rires, de la bouffe, des courbes généreuses et une gang qui semblait vivre leur best life bien différente de la mienne.
Jamais, je n'aurais imaginé qu'il pouvait y avoir derrière cette façade colorée, une dynamique d'emprise aussi complexe. La seule chose dont je suis certain aujourd'hui, c'est que mon regard sur Pearadise n'est plus du tout le même qu'avant.
J'espère sincèrement que la suite de cette histoire, hors de mon blogue, ne nous réservera pas une conclusion encore plus sombre. Malgré toutes les controverses, j'aimerais bien que le mot « paradis » puisse retrouver un jour un peu de son sens dans cette histoire, au lieu de cette vision de… « l'enfer ».
Et voilà ! Je pense que j'ai fait le tour de Pearadise. Il ne me reste plus qu'à regarder le fameux documentaire, si jamais il réussit un jour à s'évader de sa petite niche payante de HBO et Discovery !
Ne vous en faites pas, votre blogueur est loin d'être un « Stefan Wilhelmy » qui, tenez-vous bien, aurait eu des critères très arrêtés concernant les femmes admises dans son manoir : elles devaient peser au minimum 500 livres et mesurer au moins six pieds !
Tabarouette ! Avec de pareils critères, il était encore plus sélectif que mon annonce Télé-Rencontre au texte précédent ! Moi qui pensais être difficile…
Le temps est venu de refermer les portes du manoir… du moins pour aujourd'hui, ou jusqu'à ce qu'il y ait du nouveau dans cette histoire.
Je vais laisser tout ça mijoter tranquillement dans ma petite tête d'Intello Coquin et, qui sait, peut-être que le fameux documentaire me fera changer d'avis sur certaines des réflexions que je viens de partager avec vous au sujet de ce mystérieux « paradis des poires ».
Merci encore une fois de me faire méga confiance en venant me lire ici, semaine après semaine. Votre fidélité me touche sincèrement et me donne toujours le goût de continuer à fouiller dans les recoins les plus curieux de mon univers de rondes, de BBW et de ces petites histoires qui, à première vue, semblent parfois bien simples… jusqu'à ce qu'on gratte un peu le vernis.
Également merci de m'avoir accompagné dans cette drôle d'aventure en trois volets. Et maintenant… rideau sur Pearadise.
En passant, ne vous gênez pas pour me l'écrire si, de votre côté, vous avez vu le documentaire ou si vous connaissiez, ne serait-ce qu'un peu, l'existence de Pearadise. Je suis toujours curieux de connaître le point de vue de mes lecteurs et lectrices… surtout quand un sujet me fait autant réfléchir ! À la revoyure !
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Quand l'envers du décor s'avère bien plus sombre que la vitrine... Fin du voyage au cœur de Pearadise. Le dernier chapitre est à lire pour terminer la saga !
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