217- Adjointe créative (08AOU26 2/3) !
Je viens tout juste de me rappeler que je dois absolument m'attaquer au deuxième volet qui traîne de la patte, d'une trilogie de type « fait vécu », une histoire authentique, certifiée conforme et vérifiable.
Oooooh oui, du vrai de vrai ! Mais vous êtes averti, c'est une aventure qui a emprunté la voie de l'explicite assez rapidement et qui n'a jamais vraiment quitté cette autoroute jusqu'au générique de fin.
Un vélo grince, je l'entends monter le trottoir derrière moi. Puis, viens une voix que je reconnais immédiatement. Mon cerveau fait le lien avec les vidéos où Clémentine me parlait avec ce sourire et… ses gros seins qu'elle faisait balancer sous l'œil de son téléphone, qui me faisait perdre toute concentration.
Ce qui suit se déroule dans l'espace restreint d'une banquette arrière de VUS, un environnement qui exige une certaine créativité et une bonne dose de souplesse, deux qualités que Clémentine possèder en abondance.
Raconter des histoires de cul, ça a le don de faire décrocher certaines personnes avant même qu'elles aient pris le temps de gratter la première couche de mots pour voir ce qui se cache dessous.
C'est probablement pour ça que j'éprouve toujours un léger frisson d'appréhension lorsque vient le temps de plonger tête première dans les passages plus crus. Non pas que le sujet me mette mal à l'aise, loin de là, mais j'ai l'impression que mon lectorat se situe davantage du côté de la « romance cochonne » que du « documentaire X » tourné caméra à l'épaule (vous pouvez répondre à cette question… svp).
Par bonheur, c'est aussi le terrain que je préfère explorer. Les émotions, les maladresses, les papillons, les espoirs un peu niaiseux et les élans du cœur m'intéressent souvent davantage que la mécanique qui finit par conduire deux adultes vers le même matelas.
Ça fait peut-être un peu quétaine en 2026, mais je vis très bien avec ce diagnostic, hahaha ! Si vous trouvez ça cucul, ne vous gênez surtout pas pour me le dire : les critiques, j'en mange comme des chips, incapable d'en laisser une seule miette au fond du sac.
Ce que vous avez sous les yeux, c'est donc le deuxième volet de mon histoire avec Clémentine alias Fraisinette, l'adjointe administrative rencontrée sur Placotez.ca.
Pour ceux qui auraient manqué le premier épisode, le billet 208, la version courte est assez simple : une femme qui semblait chercher un compagnon (sans le préciser réellement) avec qui partager un certain feeling... un peu comme un blogueur que vous connaissez peut-être de vue et qui continue de s'égrainer tranquillement, semaine après semaine, sur la blogosphère. Beaucoup de courriels furent échangé, énormément d'anticipation fut partagé, avant de ce solder d'une première rencontre dans un parc durant leur heure de dîner.
C'est précisément à cet instant-là que j'avais refermé le rideau sur le premier volet.
En parlant de feelings, je vais m'autoriser une petite parenthèse avant de replonger dans mes souvenirs avec Clémentine. Une parenthèse qui n'a absolument rien à voir avec les histoires de courriels coquins, mais beaucoup à voir avec ces petites émotions ridicules qui réussissent encore à faire battre mon cœur de quinquagénaire.
Si vous suivez mes chroniques régulièrement, vous savez déjà que je désespère à l'idée d'apercevoir madame M, ma bureaucrush, ne serait-ce qu'une microseconde de temps à autre. Eh bien, le mois dernier, j'ai complètement perdu ma contenance lorsqu'elle m'a appelé !
Bon, peut-on vraiment parler d'un appel quand la conversation passe par Teams, cette invention moderne choisie par l'employeur pour qu'on puisse se voir sans jamais se voir ? Peu importe. Tout ce que je sais, c'est que je bafouillais en entendant sa voix. Une voix qui semblait transporter suffisamment de chaleur pour traverser mes écouteurs et venir s'installer directement entre mes deux oreilles. Hoooolala !
Moi qui déteste Teams avec une passion presque religieuse depuis son implantation, cette courte conversation a presque réussi à me réconcilier avec la patente… j'ai bien dit presque.
Comme si ce n'était pas assez, ma bureaucrush a récidivé. Bon, quand vous lirez ces lignes, l'information sera déjà passée date, mais je peux vous raconter qu'elle m'a demandé à quel moment commençaient mes vacances. La raison avouée ? Elle voulait pouvoir me souhaiter de bonnes vacances en personne. Wow… double wow… centuple wow !
Finalement, on s'est manqués comme deux trains qui empruntent des rails parallèles sans jamais arriver à la même gare. Pour compenser mon manque chronique de la voir, je lui ai laissé un petit dessin sympathique lui souhaitant un bon retour lorsqu'elle reviendra pendant que de mon côté, je serais parti profiter de mes vacances.
Je vous l'accorde, ça ne représente probablement pas grand-chose pour le reste de l'humanité. Mais pour votre blogueur, ce fut un moment extraordinairement riche en feelings. Le genre de petite affaire qui pousse des feelings vers le bas-ventre. Ça va faire hein ? On revient illico Clémentine, le programme principal de ce texte !
Après s'être convaincus pendant un bon mois que, Clémentine et moi, devions enfin partager des feelings bien réels, le grand rendez-vous est fixé dans un parc, à mi-chemin entre nos deux lieux de travail.
Une pause dîner qui promet d'être chaaaaude, même si cette journée de printemps a davantage les allures d'un début novembre gris, humide et boudeur.
C'est moi qui ai imaginé que l'endroit pourrait offrir un second souffle à notre histoire. Un parc que je ne connais absolument pas, situé juste en face d'un immense complexe de type RPA. En cette période de l'année, les installations sportives sont encore assoupies, attendant patiemment que la belle saison vienne les tirer de leur léthargie.
Je stationne ma voiture près de la piscine municipale qui est en mode hibernation complète, les chaises longues empilées et enchaînées derrière le bâtiment de service.
Personne ne traîne dans les environs à cet heure, à l'exception d'une dame du troisième âge qui attend sous l'abri-bus de l'autre côté de la rue, le regard perdu quelque part entre deux pensées. Disons qu'elle a probablement autre chose à faire que de s'intéresser à un gaillard assis seul sur une balancelle, à patienter comme un adolescent nerveux.
Zippant ma veste jusqu'à la pomme d'Adam, je regarde les minutes passer. Je résiste à l'attrait facile du téléphone, préférant observer le parc vivre à son rythme de basse saison. Des enfants surgissent de nulle part, courent quelques minutes puis disparaissent comme s'ils venaient de recevoir un rappel urgent que l'heure du dîner est arrivée. Des marcheurs âgés me saluent au passage, une politesse qui masque élégamment le fait que je suis un parfait étranger sur leur territoire. Plus loin, un employé municipal stationne son camion pour casser la croûte, complètement indifférent au drame romantico-hormonal qui se déroule dans ma tête.
Pourtant, malgré tous mes efforts pour paraître détendu, mon cerveau tourne à plein régime. Est-ce qu'elle va être comme sur les photos ? Est-ce que la chimie va survivre à la réalité ? Est-ce qu'on va se reconnaître immédiatement ou vivre ce moment gênant où deux personnes se croisent trois fois avant de comprendre qu'elles se cherchent mutuellement ?
Je me surprends même à jeter un coup d'œil à mon reflet dans la vitre d'une voiture stationnée. Trop tard pour corriger quoi que ce soit, mon vieux.
— Mon bel homme, on se rencontre enfin.
Je me retourne, elle est exactement comme je l'imaginais, emmitouflée dans un manteau dont la fermeture éclair travaille fort pour accomplir on travail. Pendant un instant, tout le reste disparaît : plus de parc, plus d'abri-bus, plus de camion municipal… juste Clémentine… mon rêve en personne… en chair, en courbes et en sourire.
Les joues légèrement rougies par le froid et l'effort du vélo, les yeux pétillants d'amusement, savent déjà exactement l'effet qu'elle est en train de produire. Je descends de la balancelle avec une grâce toute relative et je me retiens pour ne pas courir dans ses bras.
L'accolade arrive naturellement, mes bras passent sans subtilité autour de sa taille, hoooolala ! Toutes les photos, toutes les vidéos, toutes les heures passées à imaginer cette rencontre, me font vivre un moment incroyable. La chaleur de son corps m'irradie même au travers son manteau.
Mes bras viennent de recevoir leur confirmation officielle : les courbes sont là, les hanches sont là, les rondeurs sont là. Mon cerveau effectue un inventaire complet sans même me consulter et surtout … rien ne manque.
— T'es encore mieux qu'en photo, que je lui murmure près de l'oreille.
Son sourire s'élargit.
— Toi, t'es cute en vrai, dit-elle en me serrant un peu plus fort. J'avais peur que tu sois un mirage.
— Un mirage qui sent le Axe des années 2000. Je m'excuse d'avance.
Elle éclate de rire qui existe uniquement pour mon bonheur.
On finit par relâcher notre étreinte, mais à peine de quelques centimètres. Aucun de nous deux ne semble avoir envie de créer de la distance. Elle penche alors légèrement la tête vers moi et sans préavis, m'embrasse.
On est loin de la petite bise prudente des premiers rendez-vous ou du bec rapide qui sert à tâter le terrain. Ce baiser annonce que le stade des présentations est terminé depuis longtemps.
Mes mains glissent sur son dos, traversant les rouleaux de chair… ooooh ! Clémentine se rapproche encore un peu, écrasant doucement son ventre contre le mien. Le temps ralentit pour permettre à la scène de s'imprimer pour l'éternité quelque part dans ma mémoire.
Et probablement aussi dans celle de la dame qui attend toujours son autobus de l'autre côté de la rue. Si elle avait besoin d'une histoire à raconter à son chauffeur en montant à bord, nous venons gentiment de lui en fournir une.
On finit par s'installer côte à côte sur la balancelle, encore un peu tiède depuis que je me suis levé. Son épaule trouve naturellement la mienne, son manteau frôle le mien et quelque part entre deux phrases banales, nos mains se rencontrent sur le composite froid du siège.
Les doigts s'entrelacent sans réflexion, sachant comment faire sans répétition.
— T'es donc ben doux pour un gars, dit-elle en baissant les yeux vers nos mains jointes.
— C'est ma grande qualité cachée. Je ne la montre pas à tout le monde.
— J'suis chanceuse, alors.
Je souris. Pour une raison que je ne m'explique pas, ce simple commentaire me fait presque plus d'effet que toutes les vidéos échangées au cours du dernier mois.
Je profite d'un moment de silence pour observer ses cheveux de plus près. Une forêt de boucles serrées, certaines partent à gauche, d'autres à droite, mais forment un ensemble unique.
— Tes cheveux sont quelque chose, que je laisse échapper sans réfléchir.
Elle tourne la tête vers moi avec un sourire amusé.
— Dans le bon sens du terme, j'espère ?
— Dans le meilleur sens du terme possible.
— Ouf. Parce qu'ils font à leurs têtes.
— Tant mieux. Ça leur donne du caractère.
Son sourire s'agrandit, une invitation à continuer de jaser, de tout et de rien : des collègues de travail, des clients fatigants, des petites absurdités du quotidien. Les sujets vont et viennent sans lien.
Ce n'est même plus ce qui est dit qui compte, mais simplement le plaisir de l'entendre parler pour vrai plutôt que par écran interposé.
Sa voix se mélange au bruit discret du parc pendant que nos souffles dessinent de petits nuages blancs dans l'air humide.
Ses rondeurs appuyées contre moi dégagent une chaleur étonnante que la température grise peine à effacer. Tout semble facile et naturel, comme si nous avions sauté plusieurs étapes sans nous en rendre compte.
Je réalise alors quelque chose d'un peu étrange, je ne suis plus nerveux. Toute l'anticipation accumulée depuis des semaines, toutes les questions que je me posais, toutes les inquiétudes ridicules qui occupaient mon cerveau quelques minutes plus tôt se sont évaporées sans faire de bruit. Je suis simplement troooop bien !
Le froid finit par rappeler qu'il joue les troubles-fêtes. Mes doigts commencent à s'engourdir malgré nos mains entrelacées. Clémentine frissonne en remontant légèrement les épaules.
Je lève les yeux vers le ciel gris, puis vers le parc pratiquement désert.
— Mon auto est à deux pas, que je dis en désignant la carrosserie noire d'un mouvement de tête. La banquette arrière est pas si pire pour continuer à jaser au chaud.
Elle tourne les yeux vers moi, puis vers l'auto et de nouveau vers moi.
— La banquette arrière, hein ?
— Pour jaser, que je précise avec un sourire qui se veut parfaitement innocent. Je dis bien « qui se veut ».
Un petit rire lui échappe, le genre qui indique que mon explication vient d'échouer lamentablement.
Clémentine se lève, récupère son vélo et le pousse vers une petite haie à proximité. Je la regarde faire en me demandant si elle réalise à quel point que j'aimerais glisser mes doigts sur sa chevelure pendant qu'elle flotte sous le vent.
Arrivée à la clôture, elle dissimule son vélo derrière les arbustes avant de se retourner.
— Ben amène-toé, mon bel homme.
Ooooh. Je ne sais pas exactement ce que j'espérais entendre, mais ça se situe très haut dans le classement.
Je me lève à mon tour et la rejoins, incapable de réprimer un sourire qui doit probablement être visible depuis la Station spatiale internationale.
La banquette arrière d'un petit VUS, c'est généreux dans les publicités. Dans la vraie vie, avec deux adultes qui n'ont pas exactement la silhouette de mannequins de catalogue, c'est une autre histoire.
On pousse les sièges avant jusqu'au tableau de bord, ce qui nous accorde un territoire à peu près équivalent à... pas grand-chose, au final.
Disons simplement que si un ingénieur avait observé la scène, il aurait probablement conclu que nous utilisions ce véhicule d'une façon qui ne figurait pas dans le manuel du propriétaire.
Avant de refermer ma portière, je jette un coup d'œil circulaire sur la rue : l'employé municipal est reparti avec son camion, la dame de l'abri-bus a finalement eu son autobus et les marcheurs âgés ont regagné leurs quartiers. Le parc s'est vidé comme par courtoisie. Ce petit monde s'est discrètement entendu pour nous laisser quelques minutes de tranquillité.
Je referme la portière, les bruits extérieurs s'étouffent instantanément. Les vitres commencent déjà à s'embuer, réglant avec une efficacité remarquable la question de l'intimité.
— C'est cosy, dit-elle en souriant, les épaules remontées par manque d'espace.
— C'est exactement le mot que j'allais utiliser.
On reprend là où le banc de la balancelle nous a laissés. Les mots se font moins nombreux, les gestes prennent tranquillement la relève.
Mes mains retrouvent son dos, ses hanches et la douceur de sa taille. Les siennes explorent mes épaules, mon cou et ma nuque d'une aisance qui fait oublier que nous nous rencontrons pour la première fois en chair et en os.
Le temps d'une pause dîner, toutes ces heures passées à écrire, imaginer, espérer et anticiper convergent vers cette banquette arrière étroite.
Je l'embrasse avec la fougue d'une gars qui redécouvrent quelque chose qu'il croyait pourtant bien connaître. Chaque centimètre gagné sur la distance qui me séparait de mon rêve bien en chair il y a quelques minutes, ressemble à une méga victoire.
Marquant une pause, elle recule légèrement et plonge son regard dans le mien.
— J’ai tellement regardé ta queue en photo… qu’elle… m’obsède. Je… je la veux.
Je pourrais vous raconter que j'ai répondu quelque chose de brillant, de spirituel ou de particulièrement séduisant. Mais la vérité, c'est que mon cerveau rationnel vient de subir une panne de système complète.
Depuis des semaines, Clémentine et moi échangeons des messages, des confidences, des photos et une quantité impressionnante de fantasmes. Pourtant, entendre certains désirs prononcés à voix haute produit un effet complètement différent. Et hoooolala...
Il y a quelque chose de particulièrement déstabilisant à entendre une femme verbaliser aussi clairement ce qu'elle veut, sans aucun sous-entendu.
C'est Clémentine qui me regarde avec ses yeux pétillants et qui vient de transformer plusieurs semaines d'anticipation en quelque chose de beaucoup plus… charnel. À cet instant précis, la partie de mon cerveau responsable de l'analyse, de la réflexion et des décisions intelligentes prend un congé sans solde.
Je découvre rapidement que certaines situations paraissent beaucoup plus simples dans les films. Malgré tout, l’enthousiasme de Clémentine transforme chaque maladresse en moment de complicité.
Au prix d’efforts qui me donnent vaguement l’impression de participer à une épreuve olympique en espace confiné, je parviens à me défaire suffisamment d'une contrainte vestimentaire pour répondre aux besoins de la chair.
Très vite… mon membre déjà bien dressé, dur et pulsant, devient le centre de l'univers pour les deux occupants de la camionnette.
Pousser mon pantalon jusqu’aux chevilles m’a laissé à bout de souffle… mais rien ne m’avait préparé à ce que je découvre en relevant les yeux.
Clémentine, le manteau ouvert, la blouse déboutonnée, un sein libéré du soutien-gorge, offert sans détour à ma vue. Ouf ! L’image s’imprime instantanément, avec une netteté sans équivoque. Impossible de détourner le regard, impossible même de prétendre que je suis en train de regarder d'autre chose.
Sans la moindre hésitation, Clémentine s’empare de ce qui l’obsède depuis le début, avec une assurance qui me sidère.
Elle explore chaque veines, s’attarde sur les rugositées et visite les douceurs. Elle prends le temps de vérifier en détail quelque chose qu’elle connaissait déjà très bien sur le plan virtuel… mais qu’elle pouvait maintenant expérimenter en version réelle.
Au milieu de tout ça, je perds rapidement mes repères, figé, incapable de jouer le moindre rôle de contrôle ou de retenue, complètement submergé par des vagues de plaisir qui arrivent sans prévenir et s’enchaînent sans logique.
Alors que je suis complètement envahi par cette succession de caresses, Clémentine augmente d'un cran son niveau de détermination. Elle prend les choses en main, littéralement, avec une assurance qui ne laisse plus aucun doute sur ses intentions.
Quand elle se penche et prend mon sexe en bouche, tout bascule d’un coup. Plus de nuance, plus de réflexion, le rythme des jeux de langue et de succion me font perdre immédiatement toute capacité à faire semblant de contrôler quoi que ce soit. Les sensations montent par… tsunami, de plus en plus incontrôlables, jusqu’à occuper toute ma conscience.
J'en reste là, complètement submergé, incapable de penser à autre chose qu'à la fellation dont Clémentine fait preuve d'une maîtrise sans équivoque. Woooow !
C’est fou comme tout peut se transformer d'un seul coup, en un tourbillon de sensations qui prend toute la place. Il n’y a plus vraiment de pensée structurée, juste des vagues qui montent, qui redescendent à peine, puis qui reviennent encore plus fortes.
Ce qui rend tout encore plus intense, c’est Clémentine elle-même, sa manière d’y être totalement dedans, son plaisir évident, assumé, affiché dans ses traits. Ajoutons cette façon qu’elle a de prendre le contrôle, m'oblige à me laisser complètement dominer.
« Je ne veux pas que ça s’arrête… Merci l’univers, faites que ça dure encore longtemps. » J'apprends assez vite que les prières faites dans ce genre de moment ont une efficacité très… relative.
Clémentine se redresse, une lueur espiègle dans le regard, elle venait de décider que ses caresses méritait une petite variation.
Au vu de son non-verbal, je comprends que je ne suis pas sur le point de reprendre le contrôle de quoi que ce soit. Au contraire, elle est sur le point de s’assurer que je me souvienne précisément de cette séquence.
Je n'y étais pas préparé du tout, ooooh ça non. La voir attraper un de ces seins, c'est une chose, à mon avis, trèèèès sensuel ! Mais utiliser son mamelon gonflé pour caresser là où la peau est le plus sensible, c'est franchement trop érotique !
C’est tellement fou que je ne peux plus retenir mes soupirs de satisfaction. Ooooh ça non. Elle prend ce qu'elle veut, elle provoque ce qu'elle attend et je perds complètement la capacité de suivre. Je capoooote ma vie !
Je lâche des soupirs étouffés sans même chercher à les retenir, ma réponse directe, brute et est impossible à filtrer. Clémentine, au milieu de mon maelstrom de sensations, garde le sourire.
Tous mes sens sont tendus vers une montée de plaisir qui devient de plus en plus difficile à contenir, et Clémentine ne perd rien de ce qui est en train de se jouer. Elle sent la tension, elle la lit, elle la nourrit. À certains moments, j'ai même l'impression qu'elle est devenue la tension elle-même.
Elle sait exactement où appuyer, exactement comment me faire réagir. Lorsqu'elle relève les yeux vers moi, c'est avec ce même sourire que dans ses vidéos. Sauf qu'en vrai, à cette distance-là, il possède quelque chose de beaucoup plus déstabilisant.
Merci la vie. Le paradis sur Terre se situe peut-être quelque part dans l'univers de Clémentine. En tout cas j'y crois !
— J'ai d'autres choses à te demander, cher ami, m'annonce Clémentine d'une voix qui me ramène brutalement à la réalité.
— Vas-y, belle et juteuse Clémentine. Je t'écoute.
— Ben... c'est que...
Le texte est devenu beaucoup plus long que je l'avais imaginé. Suffisamment long pour refuser de se copier en entier dans le presse-papier de l'application.
Oui, c'est une raison extraordinairement moderne de couper un récit en deux, même si la tension est à son paroxysme.
Après mûre réflexion et un certain nombre de raisonnements douteux effectués durant un réveil nocturne, j'en suis venu à la conclusion que cette histoire méritait davantage d'espace.
La trilogie prévue deviendra donc officiellement une tétralogie. Et me connaissant en tant que blogueur, je ne serais même pas surpris qu'un cinquième billet finisse par se faufiler dans la série.
J'ai tout de même tenu une promesse que je m'étais faite au départ : éviter de sombrer systématiquement dans le cru pour le cru. J'ai plutôt essayé de raconter ce que je ressentais, ce qui demeure mon domaine d'expertise le plus fiable. Hihihi !
Croyez-moi, ma première version de ce qui s'est déroulé dans l'habitacle du VUS ressemblait davantage au script détaillé d'un film pour adultes qu'à une chronique de blogue.
Mission accomplie. Dans le prochain volet, il sera évidemment question de la suite des événements, mais aussi de notre virée découverte au motel.
Disons simplement que mon aventure porno-romantique gagnera alors quelques luxes appréciables : davantage d'espace, un vrai matelas et une porte qui barre de l'intérieur.
En attendant, si je me fie aux grands principes énoncés au début de ce texte, ce ne sont pas les vitres embuées qui me reviennent d'abord en mémoire lorsque je repense à cette journée. C'est plutôt le moment où j'ai rencontré Clémentine pour vrai.
Ses boucles qui partaient dans toutes les directions. Sa main dans la mienne sur la balancelle. Cette étrange sensation de ne plus être nerveux du tout après des semaines passées à me monter la tête.
Comme quoi, même dans les histoires qui empruntent rapidement le chemin de l'explicite, ce sont souvent les petits détails qui s'accrochent le plus longtemps à la mémoire.
Du côté de ma bureaucrush, rien de révolutionnaire à signaler. Madame M. et moi poursuivons notre existence parallèle dans les couloirs du boulot. Je continue de collectionner les microsecondes de conversation, les bonjours qui durent une seconde de trop et les coïncidences de calendrier qui nous placent au même endroit au même moment.
C'est peu, mais c'est suffisant pour alimenter votre blogueur en feelings jusqu'au prochain épisode.
À la revoyure, chères lectrices et chers lecteurs ! Ne vous gênez pas pour me le dire si vous avez apprécié le « montage » de nos jeux… entre adultes consentants !
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J'espère que le texte ne vous a pas trop… fait tourner des yeux… 😂! Aaaaah Clémentine 🤩!
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