209- Jeunot assumé (06JUN26 1/1) !

  Parce que vous avez ce texte sous les yeux, j’ai donc réussi à pondre une publication qui résume bien ce que j'ai à vous raconter. Ce n’était vraiment pas gagné d’avance, ne sachant pas trop comment vous conduire vers le fond de ma pensée.
  Ne vous faites pas de soucis, je suis très loin du symptôme de la page blanche. Mon but est de créer quelque chose de différent à chaque processus de création et parfois, le suspense traîne jusqu'au dernier mot sur la direction que prendra mon écriture.
  Le sujet que je me suis imposé traîne derrière lui un souvenir de correspondance avec une correspondante, dit ainsi, ça sonne un peu grandiloquent pour une histoire qui tient presque sur un coin de phrase.
  Et pourtant, c’est exactement ça. Une petite phrase anodine qu’elle m’a écrite, lancée pour clore un questionnement que j'avais (oublié depuis).
  Sur le coup, je n’ai pas réagi. J’ai probablement lu ça en diagonale, entre deux placotages avec de collègues, en me disant « ouais, correct ». Mais visiblement, quelque part dans ma tête, ça a accroché suffisamment pour remonter à la surface aujourd’hui et me pousser à vous servir une analyse en bonne et due forme.
  Vous commencez à me connaître hein ! Ce blogue, c’est mon prétexte préféré pour m’offrir des séances d’introspection en public. Une sorte de psy à ciel ouvert, sans facture ni diagnostic à la fin, où je pense tout haut et où je me permets de revenir sur des détails qui, à l’époque, n’avaient pas l’air de mériter qu’on s’y attarde.
  Forcément, je vous vois lever un sourcil, « tout ça pour une phrase ? » Oui, tout ça pour une phrase. Vous allez voir, elle a fait plus de remue-méninges que prévu.

  Avant d’aller plus loin, vous me voyez venir si vous êtes un habitué du blogue. Je peux bien vous le dire, chaque jour je fais mon petit tour des nouvelles canadiennes et québécoises sur les sites de nouvelles.
  C’est rendu un réflexe, presque un vice alors que Trump monopolise l'année 2026. La politique provinciale et fédérale m’intéresse surtout quand ça brasse, quand ça sent le scandale à plein nez.
  Psssst, je ne vous parlerez pas du petit 200 $ lancé par Trudeau fils pour calmer la grogne face à l’inflation et se faire du capital politique. Je parle d’autre chose, d’un remaniement plus… savoureux.
  Une députée transfuge claque la porte des Conservateurs de Poilievre pour aller se réfugier chez les libéraux de Carney. Déjà là, on a un bon début de chicane de corridor.
  Que les libéraux se retrouvent à un siège de la majorité (les libéraux sont majoritaire depuis que j'ai écris ce paragraphe) avec ce petit déménagement politique, je vous dirais que ça me fait ni chaud ni froid. Mais alors, pourquoi en parler ? Pourquoi s’attarder là-dessus plus que nécessaire ?
  Ben, c’est parce que… la députée ayant changé son allégeance, c’est… Marilyn Gladu. Sans tourner autour du pot comme un attaché de presse nerveux, elle est à l’origine de tout ce tohu-bohu.
  Puis, vous allez me dire qu'il y a anguille sous roche pour que je vous en parle… ouin, parce que… physiquement, elle ne me laisse pas trop indifférent.
  Elle a ce petit quelque chose qui fait lever un sourcil… et peut-être même un peu plus que ça. Disons simplement qu’elle est… délicieuse, et qu’elle ne rend pas la politique moins intéressante à suivre.
  Vous allez me trouver pas mal bizarre de focuser sur madame la députée. Je sais bien que ce n’est pas la plus jolie femme de la planète, on a tous des références plus consensuelles. Mais elle est venue chercher quelque chose en moi qui sort de l’ordinaire, un petit déclic que je n’explique pas complètement.
  Au-delà de ses courbes qui sont bien visibles et qu’elle ne cherche pas à camoufler sous des vêtements trop classique, elle dégage, pour votre humble blogueur, un contrôle presque dérangeant.
  Marilyn offre ce genre de présence qui impose le respect sans lever la voix. Celle qu’on dit « dure à gérer » chez les conservateurs, je vois surtout une femme qui sait exactement où elle s’en va, usant de sa driiiive !
  Je me surprends à la regarder à l’écran, à suivre ses interventions et me demander « pourquoi elle me fait cet effet » ?
  Ses longues jambes qui s’étirent dans le cadre, son aplomb, son regard de fauve… c’est fou pareil même à travers des pixels.
  Humpf ! Je me reprends. Mes feelings pour madame Gladu restent bien terre à terre. Celle qui a été ingénieure chimiste chez Dow et Suncor, impose déjà un respect.
  Son image respire la stabilité et le professionnalisme, sans donner l’impression qu’un scandale va lui tomber dessus demain matin. Elle expire un profil bien rangé qui cadre avec une image parfaite de famille traditionnelle. C’est peut-être ce qui rend le tout encore plus intriguant lorsque je l'observe.

  J’ai des ti-feelings quand même, pour sa drive et pour cette silhouette qui sort du moule habituel des sphères politiques. Marilyn me fait penser à une autre députée de la scène politique, une Québécoise cette fois, qui m’a fait regarder au-delà des discours partisans : Claire Samson. Woooow.
  Il faut croire que j’ai un faible pour les personnages hauts en couleur, avec une petite tendance… dominante, disons-le sans trop me mentir.
  Claire, à l’époque de la CAQ, devait elle aussi être du genre pas facile à gérer. Je l’imagine très bien en réunion, quelqu’un lance une idée, puis elle coupe sec : N-O-N NON
  Une série de mésaventures a fini par provoquer son expulsion du parti à grand fracas. Aujourd’hui retraitée, elle continue de faire quelques apparitions dans le paysage médiatique, une vraie diva québécoise dans l’esprit d’une Michèle Richard… ouf, je m’emballe un peu trop.
  Madame Samson affirmait que la politique est un milieu trop austère pour y partager des anecdotes intimes. Pourtant, petit clin d’œil croustillant à son passé, elle a contribué à ramener Bleu Nuit dans la programmation télé dans les années 90, alors qu’elle était cadre chez TQS. Woooow… merci Claire, certains souvenirs télévisuels ne meurent jamais, même si tu l'as fait pour l'argent.
  Côté stature des députées, j’ai trouvé d’autres noms qui méritent un mini hommage dans mon panthéon personnel. Mini, parce que je les connais un peu moins que Marilyn et Claire, mais assez pour reconnaître qu’elles ont su pimenter leur parcours politique d’une présence qui ne passe pas inaperçue.
  Une petite dose de rondeur assumée, ça ajoute quelque chose… pour mon plus grand bonheur. Accompagnez-moi pour quelques paragraphe, pour visiter quelques carrières mémorables pour des politiciennes d'exceptions. 

Chantal Rouleau est sans doute l’une des figures les plus marquantes de mon panthéon version 2026, alors ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal pour la CAQ. Carrure solide et présence qui impose le respect dès qu’elle entre dans une pièce, on parle d’un style de gestion direct, efficace, pas du genre à tourner autour du pot. Je vous le dis candidement, sa soixantaine lui va très bien !
  Il y a aussi Diane Lemieux, ancienne ministre péquiste et leader parlementaire, surnommée la « lionne ». Chez elle, les courbes font partie d’un ensemble plus large, une image de femme de tête dure comme le bouclier canadien. Elle est une vraie force de la nature qui a brassé la cage autant en politique qu’à la tête de la CCQ. Franc-parler, convictions solides et… teeeeellement désirable !
  Sylvie Roy, la défunte députée de l’ADQ, elle fut une figure indomptable de l’Assemblée nationale, un vrai chien de garde contre la corruption. Et oui, je vais le dire comme je le pense : son bagout bien assumé, combiné à une présence qui remplissait la pièce, ça m’a marqué. Ajoutez-y de l’attitude… je deviens complètement gaga.
  Il y a Christine St-Pierre ayant marqué ma scène politique en tant que ministre de la Culture puis des Relations internationales. Elle est reconnue pour sa prestance, ouin ! Chers lecteurs, je vous vois sourire… elle attirait l’attention autant par ses prises de position que par sa manière de se présenter. Aujourd’hui dans une soixantaine avancée, elle dégage encore quelque chose de très assumé. Je pourrais vous dire que le désir ne prend pas de retraite !
  Je continue avec une femme qui fait plaisir à l’amateur de rondeurs en moi, Carole Poirier. Ayoye ! Figure importante du Parti Québécois dans Hochelaga-Maisonneuve, elle portait des dossiers lourds sans trembler, logement, locataires, pauvreté, du concret. En tant que whip de l’opposition officielle, elle incarnait la rigueur avec une aura qui ne laissait personne indifférent. Disons que ça donnait un mélange… redoutable.
  OMG, Mona Fortier, vous la connaissez ? Oui ou non, peu importe. La cinquantenaire est canon, voilà. Figure bien installée sur la scène fédérale, elle s’est taillé une place stratégique jusqu’au sommet, notamment comme présidente du Conseil du Trésor. Avec sa silhouette qu'elle assumait, elle ne semblait pas avoir peur de mettre en valeur ce qu’elle a. Disons que ça n’a pas nui à capter mon attention. Merci madame la ministre.

  À vrai dire, je ne pensais pas me retrouver à explorer avec vous ces femmes de la politique qui assument leurs courbes et leurs lignes bien à elles. Ce n’était pas du tout mon idée de départ.
  J’étais simplement en train de lire les nouvelles sur TVA, d’abord, la défection de Marilyn Gladu, ensuite, un reportage sur de fausses certifications de secourisme dans une vraie garderie.
  Comme une notification de messagerie vocale, ce message d’une correspondante refait surface dans ma tête : « les femmes n’osent peut-être pas t’aborder parce que tu as l’air trop jeune… on a peur de passer pour une cougar ».
  Je reviens au site de TVA et tombe sur la photo de ces éducatrices flouées par un formateur en secourisme. Encore la phrase qui me revient en pleine face… non… la photo…
  Mon attention se fixe sur la femme à gauche de l’image… ouf ! Je pense que je suis encore tombé en amour ! C'est averti qu'on est loin du cliché de la femme fatale marque les esprits, alors que pour votre blogueur, c'est tout comme.
  Coincée dans son cardigan, lunettes bien ancrées sur le nez, son regard est chargé de découragement face à leur mésaventure. Rien de flamboyant pour allumer la flamme. Ça ne m’empêche absolument pas que mon foyer brûle pour elle, malgré moi.
  Je sais bien que je ne suis pas un gars ben ben représentatif, un extraterrestre même. Tout le monde ne regarde pas cette femme en sentant une chaleur vibrer dans ses entrailles.
  Son corps a du vécu, du relief. Je ne m'en cache pas qu'elle m’accroche. Dans ma tête, je pars déjà loin à m'imaginer dans un rôle de prince charmant investi qui ferait tout pour conquérir la belle.
  Son tissu de blouse qui tombe juste comme il faut… ça attire l’œil et fait tourner ma machine à fantasme, ça travaille en dedans, huhuhu !
  Je dois remercier les deux journalistes pour m'avoir présenté cette éducatrice qui m’est rentrée dans la tête et elle refuse d’en sortir.
  Elle a tout ce qui me déstabilise : ce côté sérieux, un peu sévère, presque dur, la façon dont elle se tient, des lunettes, des courbes, du rêve ! Elle devient une obsession qui me chatouille l’esprit… oui, elle ressemble à… hum… mon désir ultime… une femme de mon boulot. Chuuuut !

  Revenons à cette phrase d'une correspondante, trois ans plus jeune que moi, avec son histoire de cougar. Donc, il y aurait réellement des femmes qui se retiennent, pas par manque d’intérêt, mais parce qu'on pourrait avoir l’air trop jeune pour elles. Sérieusement ? Ça voudrait dire que j'envoie, sans le vouloir, le signal d’un gars pas encore dans leur ligue.
  J’ai souri en lisant la fameuse phrase. Un sourire un peu mêlé entre la flatterie et le léger malaise. Pendant que certaines hésitent à cause de cette étiquette de jeunot collée dans le front, je suis déjà ailleurs à les imaginer dans mes bras.
  Mon petit péché mignon inavouable, c'est exactement ce type de personnalité : mûre, autoritaire, assumée, décidée, fière. Juste écrire ces mots-là… ça vient me chercher plus fort que je voudrais l'admettre.
  Mon « pattern » n’est pas compliqué à lire. Les femmes qui m’allument, ce sont rarement celles qui jouent à la séduction légère, où tout repose sur des sous-entendus un peu flous.
  J'adoooore me faire prendre par du vécu et d'une forme d’autorité naturelle. C'est exactement le genre de femme qui entre dans une pièce et qui n’a pas besoin de parler pour qu’on comprenne qu’elle tient le plancher.
  Ce petit côté direct, assumé, parfois légèrement intimidant… et intimidant, disons que ça me rentre dedans.
  Pendant que je fantasme sur des femmes dominantes dans la dynamique, de leur côté, elles se disent peut-être : « lui… pas sûr que j’ai envie d’élever un autre enfant, mon ex m’a déjà donné assez de fil à retordre ».

  Bon, si mon visage me trahit, si mon apparence envoie le mauvais message… est-ce qu’il y aurait moyen de corriger le tir un peu ?
  Je vous sors un petit cours maison en trois étapes pour paraître plus mûr, ou au moins brouiller les cartes dans le flirt.
  Premièrement, ralentir le débit. Rien ne trahit plus l'étiquette jeunot que de parler trop vite pour se prouver. Un gars mûr prend son temps… même pour dire une niaiserie.
  Deuxièmement, assumer le silence. Pas besoin de remplir chaque blanc comme si c’était une entrevue radiophonique. Un regard tenu quelques secondes, un demi-sourire, et voilà… tu viens de gagner quelques chances sans forcer.
  Troisièmement, arrêter de se retenir d’exister, lancez-vous. Au fond, ce que dégagent ces femmes que j’aime tant observer, c’est qu'elles sont les seules maîtresses de leur destinées, point.
  Ajoutons un quatrième point, tant qu’à y être. Ce n’est pas tant de paraître plus vieux avec une barbe ou quelques cheveux gris, c’est plus subtil. C’est dans l’attitude je pense, comment mettre ton interlocuteur sur le même niveau que soi.
  Ironiquement, ces femmes mûres ne cherchent pas forcément un homme plus dominant qu’elles. J’ai plutôt l’impression qu’elles recherchent quelqu’un de posé et capable de se tenir à côté sans se dégonfler.
  Ce mélange de nervosité, d’excitation et d’impression d’être testé peut facilement faire perdre ses moyens et elles le ressentent vite.
  Le type de femmes que je décris, soit pleines d’assurance, directes et ayant une présence forte, ne laissent pas beaucoup de place au flou. Soit tu es pleinement là avec tout tes moyens, soit tu perds le premier rôle.

  Mon fantasme, tel que je l’écris, repose beaucoup sur leur domination tranquille. Mais dans la vraie vie, ça me renvoie directement à moi-même. Si j’arrive avec une énergie trop impressionnée, trop admirative, je me place tout seul en position perdante.
 Ça vacille instantanément parce qu’une évidente immaturité s'en ressortirait. Je chercherais à plaire à tout prix, je deviendrais hésitant et je me réduirais.
  Si j’assume, si je reste ancré, toute les perceptions changent. Ça devient du charisme, une tension intéressante, une statique entrd deux personnes.
  Mon petit woooow intérieur peut gonfler sans me faire perdre mes moyens, tant que je garde mon regard, mon rythme, mon humour… bref, ma maturité.

  Question de donner une vraie chance à celles qui hésitent de réaliser que derrière le jeunot… il y a peut-être quelqu’un qui joue déjà pas mal dans leur ligue.
  C’est probablement la pratique qui va me donner raison. Se pratiquer à devenir plus mature, c’est une chose, l’apparence physique, c’en est une autre.
  Que ce soit la magnifique éducatrice pour laquelle je me découvre une dévotion inattendue, ou une de ces ministres dans la soixantaine avancée qui viennent brouiller mes repères, il y a peut-être une seule vraie constante dans toute cette histoire… moi.
  Moi avec mon regard qui s’allume vite, avec un désir qui ne suit pas toujours les codes habituels, avec cette drôle de position entre l’image de jeunot que je projette et ce que je ressens intérieurement, quelque chose de plus dense que ça laisse paraître.
  La suite ne passera pas par un changement de façade, c'est bien ailleurs que ça va se jouer. Il faut que je déniche une façon de loger une maturité sans chercher à compenser. Ouin… comme si j’avais besoin d’ajouter une couche d’introspection à tout ça.
  Psssst, c'est drôle à dire, mais quelques jours après avoir écrit ces dernières lignes, j'ai eu droit à une loooongue placote avec ma crush du boulot (celle que je considère comme mon désir ultime). J'ai essayé de démontrer une maturité sans davantage de ride, soit d'éviter de tomber dans les compliments surfaits. À suivre si sa a changé quelque chose !
  Si certaines hésitent à faire un pas par peur de l’étiquette cougar, il suffirait d'un échange simple, sans flafla, pour que l’impression tombe. Le jeunot deviendrai autre chose. Quelqu’un de moins facile à classer… et peut-être un peu plus intéressant à découvrir.
  Si ça crée une étincelle, tant mieux. Sinon… ben au pire, ça me fera encore du matériel pour un prochain texte, hihihi ! À la revooooyure !


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