197- Soins charmants (21FEV26 1/3) !

  Vous le savez déjà… je suis irrécupérable quand je tombe sous le charme d’inconnues qui traversent ma vie pendant, quoi, trois millisecondes et demie. Ouin. 
  Et vous savez aussi que ces inconnues-là, celles qui me versent un gallon complet de dopamine directement dans le système, ne ressemblent en rien à Paris Hilton ni à Jennifer Lopez. Ouf… non. On est dans un autre registre de… silhouette.
  Vous savez également que je ne résiste jamais longtemps avant d’ouvrir mon WordPad pour vous raconter comment une inconnue bien dodue a appuyé sur le gros bouton rouge de mon usine à fantasmes, celui qui me fait perdre temporairement l’usage de la raison. Résultat : vous lisez ce texte. Incorrigible, hein ? Ouin… j’assume.
  Je me demande souvent ce qui se passerait dans votre ciboulot si, par un concours de circonstances ou par cette intuition féminine qui fait parfois peur, vous découvriez qu’un dude ou une dudette parfaitement quelconque carbure à l’imaginaire juste parce que vous êtes exactement dans sa palette de goûts.
  Si vous pouviez lire dans ma tête à ce moment bien précis, j'ai deux scénarios bien précis du dénouement qui s'ensuivrait. Soit ton regard glacial provoque un tremblement de terre classé 10 à l'échelle de Richter, soit je sentirais ta claque monumentale classée catégorie 5 sur l’échelle Saffir-Simpson. Une vraie, du genre ouragan Katrina version joue étampée du main qui rase l’usine à fantasmes jusqu’aux fondations. 
  Mais en y pensant deux secondes de plus… peut-être que ça ferait l’effet inverse, ton sourire serait un investissement surprise, l'effet d'une expansion de mon usine à fantasme. Une nouvelle aile verrait le jour dans ton territoire fraîchement conquis à coups de négociations dopaminées. Qui sait. Hihihi !

  Tout ça pour vous mettre en situation que… j’ai dû aller à l’hôpital (respirez, votre blogueur est intact) une ennième fois. Chaque fois que je m'y rends, la misère des gens réellement malades me frappe en pleine face. Impossible d’y rester indifférent.
  Avouons-le quand même : un hôpital, c’est une mini-ville qui roule au quart de tour. Chacun a sa fonction, chacun tient un morceau de la machine et tout ce monde-là œuvre à remettre sur pied une clientèle qui préférerait clairement être ailleurs.
  Je peux affirmer que je commence à connaître les détours de mon hôpital. À force d’y accompagner des connaissances en quête de soins, j’ai fini par développer un sens de l’orientation presque inquiétant.

  Je me souviens d’une fois en particulier où j’ai été conquis malgré moi, alors que je traversais le secteur de la radiographie.
  Une femme sort de sa cabine de déshabillage et se dirige droit vers moi. Je la dévisage, sans trop comprendre pourquoi elle semble me cibler. Peut-être que c’est moi qui me fais des scénarios. Ou peut-être pas.
  — Cher monsieur, j’aurais besoin d’aide, me lance-t-elle d’une voix étonnamment assurée.
  Mon regard descend, fait le tour du propriétaire, puis remonte. Je comprends assez vite la nature du problème.
  — J'ai un peu de misère d’attacher ma jaquette d’hôpital.
  Mes yeux s’attardent un peu trop longtemps sur le ventre rebondi de cette femme qui doit frôler la fin de la cinquantaine. Je me ressaisis et reviens à son visage.
  — Heu… bien sûr.
  Elle se retourne et m’expose son V-cut, ce pli cutané qui suit la ligne naturelle entre l’abdomen et les cuisses, convergeant vers le mont de Vénus. C'est un choc totale… hooooolala… effet seau d’eau froide en pleine face ! La jaquette est trop ajusté pour couvrir toute la peau.
  Ooooh… si elle s’imagine une seule seconde que je suis dégoûté, elle se fourre royalement le doigt dans l’œil.
  — Je commence par en haut. Tu me diras si je serre trop les cordons.
  Elle penche légèrement la nuque vers l’avant et m’offre son cou plissé, sans filtre ni gêne. Dans ma tête, c’est l’alarme générale. Je me verse mentalement un baril de glaçons pour chasser les images où je l’enlace, où je dépose des baisers dans ce cou offert.
  — Ça va comme ça ? dis-je sans vraiment attendre la réponse. Je passe… aux… hanches maintenant.
  Si vous saviez la pression que je subis à ce moment-là dans ma boîte crânienne. Un truc du genre Will dans Stranger Things quand Vecna rôde tout près, les picotements au niveau du cou.
  Je descends les mains, tire sur les cordons et fais le nœud en regardant le tissu épouser les courbes pleines et assumées de cette tentatrice improvisée.
  — Merci. Vous êtes bien aimable, monsieur.
  — Tout le plaisir… est pour moi. Bon examen.
  Je repars en vitesse, en me demandant si elle a compris que je suis littéralement en train de me consumer de l’intérieur alors qu'une seule pensée me traverse l’esprit en quittant le secteur : « vite, une douche froide ».

  En cherchant le nom exact de cette fameuse ligne de bourrelet qui me fait tant défaillir, j’ai mis la main sur quelques informations intéressantes.
  Je crois en avoir déjà parlé dans un autre texte, le 158 si ma mémoire est bonne, mais pas avec ces mots-là. À ce moment-là, je parlais plutôt de la bavette de filet mignon, hihihi… ou, pour être un peu plus formel, du tablier abdominal qu’on appelle en anglais le belly apron.
  Vous ne voyez toujours pas ? Je vais vous éviter l’aller-retour vers l’autre texte : le belly apron, c’est cet amas de chair abdominale qui se replie sur le mont de Vénus.
  Et accrochez-vous. J’ai appris un autre terme courant pour désigner cette délicieuse bavette de filet mignon. Tenez-vous bien : FUPA, pour Fat Upper Pubic Area. Ouin.
  Ça désigne précisément la zone de gras abdominale située juste au-dessus de l’espace pubien. Est-ce plus clair maintenant ? Comprenez-vous enfin que votre blogueur cuisine la bavette de filet mignon avec un enthousiasme certain ? Hihihi !
  En découvrant cet acronyme, je suis aussi tombé sur un autre terme associé au belly apron, un peu plus médical en apparence : panniculus, ou panny pour les intimes. Ça décrit ce tablier de chair qui retombe sans demander pardon.
  Par curiosité, j’ai poussé la recherche jusqu’à l’étymologie. Pannus, en latin, signifie étoffe, chiffon ou tissu. Et le suffixe -culus sert de diminutif. Donc, littéralement… un petit morceau de tissu. Faites-en ce que vous voulez.

  Je sais, je sais, tout ça ressemble à un détour littéraire un peu long pour en venir à l’essentiel. Mais voilà : c’est précisément ce détail anatomique qui m’a complètement conquis chez la femme de la radiographie.
  J’écrivais plus haut que je voyais le « V-cut » ou le « V-line » sous la jacquette. Chez les athlètes, on appelle cette ligne la ceinture d’Apollon, ou Apollo’s Belt, connue aussi sous le nom de sillon iliaque en termes anatomiques. Chez les femmes bien en chair, cette structure en V est inévitablement dessinée par le faaaameux belly apron.
  Et oui. Ma bavette de filet mignon, en retombant sur les hanches, crée ce pli latéral. Et ce pli-là, allez savoir pourquoi, me rend complètement gaga de désir.
  Pour en rajouter une couche, cette ligne porte aussi un nom officieux : la panny line !
   Ooooh my curves… vous n’avez pas idée à quel point ce sillon pourtant banal me fait littéralement tomber dans les pommes.
  Dans la vraie vie, les femmes que j’ai connues qui portent une ceinture d’Adonis le savent très bien : cette zone de leur anatomie est érogène au possible pour moi.

  Ouf ! Revenons à l’hôpital. Je prends l’ascenseur, me voilà sur un étage de chambres de convalescence, disons à moyen et long terme, à ce que j'en comprends. Je passe devant le poste des infirmières et… gaaaaasp… « j'ai besoin d’une injection d’Ativan… immédiatement ». Oui, c'est encore un épisode aigu d’excitation bourrelesque qui me frappe de plein fouet.
  Assise à son poste informatique, une infirmière en uniforme est occupée à transférer des données, je pense bien en égard à sa façon de pianoter sur le clavier. Qu’on se comprenne : l’uniforme « infirmière moderne » en tant que tel n'alimente pas ma production de… salive. Policières, pompières, même combat, ça me laisse plutôt froid.
  Mais là… recroquevillée sur sa chaise, son uniforme deux pièces rose, ultra moulant, laisse apparaître des plis de peau qui ne passent pas inaperçus. Oh non. C’est tout simplement… magique dans ma tête. Imaginez les reliefs du bonhomme Michelin, mais incarnés par une infirmière bien en chair. En chair et en chair, évidemment. Les os, on repassera.
  Elle se lève, l’uniforme permapress retrouve sa rigidité quasi militaire, sauf pour la zone du mont de Vénus, qui pousse le pantalon jusqu’à son point de rupture.
  J'en suis hypnotisé, parole d’honneur, juré craché ! Pendant que je fixe cette infirmière aux cuisses qui ballottent à chaque pas et aux bras charnus qui gonflent les manches quand elle fouille dans le pigeonnier, une femme âgée, clairement en mode hospitalisation prolongée, passe près de moi. Elle tient la main d’un homme en jaquette d’hôpital. Je me dis : « soit ils sont mari et femme, soit ils se sont datés sur l’étage ».
  La réponse, je l’ai eue un autre jour et elle est aussi surprenante qu’inattendue. Tenez-vous bien : la femme, une patiente qui n’a manifestement pas toute sa tête, amène régulièrement des hommes dans sa chambre. Et quand je dis des hommes, on s’entend, ce sont d’autres patients de l’hôpital.
  Woooow. On aura vraiment tout vu. Rassurez-vous, aucune partouze n'est officiellement confirmée entre les murs. Hihihi. Cela dit, rien ne dit qu’il n’y a pas quelques frenchs discrets ou des jeux de mains sous les couvertures.

  À ce moment-là, je me suis posé une méga grosse question que peu de gens peuvent ou osent aborder : qu’en est-il de la sexualité consentante à l’hôpital ?
  Pour obtenir une réponse un tant soit peu sérieuse, je n’ai pas eu le choix de demander à l’intelligence artificielle de me trouver des études réelles et sourcées.
  Alors accrochez-vous. Je vous résume tout ça et je vous avertis : vous risquez d’être surpris. Disons que la sexualité à l’hôpital est un tabou immense… pas uniquement dans les hôpitaux en repensant à ma phrase.

  L’environnement hospitalier, avec ses lits rapprochés, ses chambres partagées et ses patients aux idées bien arrêtées, peut devenir un terrain fertile pour des comportements sexuels ou des avances, volontaires ou non.
  Un sondage, qui date un peu, Ipsos Paris 1987, révèle que 62 % des soignants estiment que l’environnement hospitalier peut favoriser une certaine forme d’érotisme. De l'autre côté, 38 % des patients disent se sentir mal à l’aise d’aborder la sexualité en milieu de soins. On voit bien le décalage entre la perception professionnelle et le vécu des malades.
  Et là où ça devient franchement croustillant, c’est dans certaines réponses du sondage. Celle-ci, par exemple, a été pour moi une révélation : « En tant que soignant, cela vous gêne-t-il de susciter parfois des fantasmes chez vos patients ? » Réponse : « non, à 75 % ». Je fonds.
  Selon certaines études en psychiatrie portant sur l’activité sexuelle en unités d’hospitalisation, notamment par le rapport Carlat 2022, jusqu’à 5 % des patients en unité psychiatrique auraient des relations sexuelles entre eux.
  Ce taux grimpe jusqu’à 70 % chez les patients en long séjour. On s’entend que ça ne veut pas dire qu’il y a des scènes porno dans les corridors entre deux chariots de médication.
  Ça veut simplement dire que des relations consensuelles existent, qu’elles sont connues et qu’elles sont, tant bien que mal, gérées à l’interne.
  Passons maintenant au volet des relations entre patients et visiteurs. Il faut être honnête : il n’existe pas de statistiques précises publiées dans des revues scientifiques récentes.
  Par contre, les politiques hospitalières reconnaissent clairement que des relations intimes entre patients et visiteurs se produisent. La recommandation générale est toujours la même : évaluer le consentement, surtout lorsque le patient est vulnérable ou présente des capacités cognitives altérées. En gériatrie ou en psychiatrie, c’est loin d’être rare apparemment.
 Disons simplement que ce que j’ai été témoin s’inscrit parfaitement dans ce flou-là. L’absence de chiffres ne signifie pas que ça n’existe pas, seulement que personne ne sort son calepin pour le mesurer.

  Maintenant, attaquons le vrai tabou, les relations entre patients et personnel soignant. Ici, les données sont plus solides.
  Une étude citée par la National Library of Medicine, via PubMed 1993, rapporte qu’environ 11 % des médecins auraient eu un contact sexuel avec un patient à un moment ou un autre de leur carrière.
  C’est énorme quand on prend deux secondes pour réfléchir au déséquilibre de pouvoir entre celui qui soigne et celui qui est soigné. Évidemment, ces chiffres reposent sur des données auto-rapportées, ce qui laisse croire que la réalité pourrait être encore plus large.
 Et surtout, ce ne sont pas que des statistiques, les codes de déontologie sont limpides. Toute relation sexuelle ou romantique entre un professionnel de la santé et un patient est considérée comme un abus, consentement ou pas.
  Au Canada, la loi va même plus loin. Une infirmière qui entretient une relation sexuelle avec un patient se place automatiquement en situation d’abus professionnel, justement parce que le rapport de pouvoir rend le consentement extrêmement fragile.
  Autre angle qu’on préfère souvent éviter, le harcèlement et les comportements sexuels non désirés. Une méta-analyse récente relayée par The Guardian en 2024 révèle qu’environ 45 % des médecins ont subi du harcèlement sexuel de la part de patients. Ça va de commentaires déplacés jusqu’à des contacts physiques non désirés, avec une prévalence encore plus élevée chez les femmes médecins, à 52 %.
  C’est l’autre versant de la sexualité à l’hôpital, celui dont on parle peu. Hooooolala… il y a clairement des patients qui dépassent allègrement la ligne entre fantasme intérieur et comportement inacceptable.

  Un simple détour par l’industrie du porno confirme d’ailleurs l’existence d’un imaginaire collectif bien ancré orienté vers les scénarios du type « infirmière sexy », « médecin autoritaire » ou « rendez-vous en chambre d’hôpital » exploitent sans gêne ce fantasme.
  Ce n’est pas une statistique scientifique, mais c’est une réalité culturelle. Si l’industrie adulte capitalise là-dessus, c’est parce que ça fonctionne. Ça ne doit pas être trop loin d'une influence de notre perception du mélange entre soins, autorité et pouvoir. Hihihi.
  Quand on observe ce petit univers hospitalier dans son ensemble, entre patients qui se rapprochent, les visiteurs qui glissent un baiser clandestin et le personnel soignant qui frôle parfois la ligne rouge, on réalise que la sexualité à l’hôpital n’est ni absente ni exceptionnelle, elle est surtout très taboue.
  Le fantasme du duo « docteur / infirmière », au Canada comme ailleurs, n’est peut-être pas le numéro un des fantasmes dans les classements de PornHub, mais il est omniprésent dans les films, les jeux de rôle et l’imaginaire collectif. Il nourrit cette tension entre l'uniforme, l'autorité et le désir.

  Alors oui, même dans un décor aussi sérieux que les corridors de gériatrie ou les chambres partagées, l’image de l’infirmière attentive, un brin très dodue et dotée d’un bagou irrésistible, capable de charmer autant que de soigner, trouve facilement sa place dans mon imaginaire.
  Derrière les chiffres froids, les pensées silencieuses et les anecdotes médicales, il y a la chaleur humaine et ce charme très concret qui transforme un uniforme banal en véritable personnage de fantasme.
  Ouf. Ma visite dans mes histoires d’hôpital n’est pas terminée. On se retrouve dans une deuxième partie, où je continue de rêver comme moi seul en suis capable. Hihihi. À la revoyure chère lecteurs et lectrices !



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Commentaires

  1. Non elle n'a pas lu tes pensées xxx non non hi. Donc je te donne le bronze pour ce texte car je n'ai pas été exciter à le lire et retourne au curling olympique pour la médaille d'or! Hi!!!

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