012- Ce premier french kiss (14DEC22 1/1)!

  Toi… cher lecteur, chère lectrice, est-ce que tu te rappelles de ton… premier french ? Moi… je peux te dire… mets-en. Même que j’irais jusqu’à dire oui à la folie. C’est probablement un peu trop pour ça que je suis encore en quête de ce feeling-là… bien précis.
  Ça fait quoi de se rappeler de son premier french ? C’est drôle, parce que ce n’est jamais juste un souvenir, peut être une machine à remonter le temps qui préserve la jeunesse éternelle ?
  Tu peux oublier le code de ton cadenas au gym, l’endroit où t’as stationné ton char hier… mais ce moment ? Il reste collé solide, vissé dans la tête comme un vieux tatouage que t’as jamais regretté.
  Le cerveau est fait de même. Les premières expériences intenses, surtout celles qui mélangent nervosité, désir et découverte, s’imprime profond. L’émotion agit comme de la colle.
  Quand tu y repenses, ça revient par flashes : le lieu, la proximité un peu maladroite, le petit moment suspendu où tu te demandes « ok… j’y vais-tu ? ». Pis ensuite… le temps qui ralentit, le cœur qui cogne trop fort pour quelque chose d’aussi simple que deux bouches qui se rapprochent.
  Après le fameux instant, le cerveau catch d’un coup que c’est ça, un french. Le concept flou, vu mille fois dans des films, devient le tien, ton premier comme celui tellement rêvé dans les films d'ados.
  Pendant que le monde autour disparaît, le volume sonore ambiant ayant baissé le volume, ton cerveau travaille en fou à enregistrer ce qui se passe, chaque détail, chaque sensation. Il sait que c’est une première, ne voulant rien manquer et en confectionne un souvenir indélébile pour l'éternité.

  Avec les années, ce souvenir change de texture, devenant romantique, des fois franchement drôle, d’autres fois un peu gênant. Les premiers french sont parfois loin d'être digne d’un film à l'eau de rose !
  Il y a de la maladresse, des hésitations, des petits coups de nez mal placés… et pour ceux avec des lunettes, un combat technique non négligeable si vous les gardez.
  Étrangement, on ne parle pas souvent des dents. Ouf, s'accrocher dents contre dents est tellement honteux et désagréable.
  Malgré tout ça… ou peut-être à cause de ça… ce premier french reste précieux. Tu peux essayer de le recréer tant que tu veux… ça ne sera jamais pareil. Ni avec une nouvelle flamme, ni en te faisant un scénario parfait dans ta tête.
  C'est i-m-p-o-s-s-i-b-l-e ! Si tu es célibataire endurci, tu pourrais être tenté de pratiquer l'art du french kiss avec les cochonneries douteuses que Temu essaie de me vendre des fois… des bouches en silicone, sérieusement. Non merci.
  Un french, ce n’est pas juste une affaire de lèvres et de langue, c'est un tout.
  Je peux te dire une affaire : même rendu à la cinquantaine, le plaisir d’embrasser… de frencher… est loin d’être mort. « Toujours vivant… » comme dirait Gerry Boulet.
  Je dirais même que c’est plus intime que bien des affaires qu’on classe comme « sexuelles ».
  Je ne suis pas un expert, loin de là, mais j’ai compris une chose : la mécanique, c’est peut-être la moitié du plaisir, l’autre moitié se passe dans la tête. Vous ne me croyez pas ? L’anticipation, les souffles qui se mélangent, la chaleur qui monte tranquillement, hooooolala… juste d’y penser en écrivant ça, j’ai des frissons qui font leur petit retour.
  Petit fait intéressant, un baiser profond déclenche une vraie tempête chimique dans le cerveau, dopamine, ocytocine, adrénaline… le trio parfait pour te rendre accro à quelqu’un sans même t’en rendre compte. Pas surprenant qu’on s’en souvienne toute sa vie, c’est une signature chimique bien rodée.

  Le french est souvent le premier vrai geste amoureux, bien avant les caresses, le sexe et les grandes déclarations, hihihi. C’est une exploration qui prend son temps, un partage de salive, oui… mais surtout un partage de désir.
  Les égoïstes et les impatients n’ont pas grand-chose à faire là-dedans. Ça se ressent vite ce genre de monde-là. Et ça casse le trip tout aussi vite.
  Si je vous disais que mon premier french ne s’est pas donné à 16 ans, ni à 18, ni même à 20… mais à 23 ans. Me croyez-vous ? Ben oui… je sais, c’est tard.
  J’entends déjà les « hein ? voyons donc ! Tu branles dans le manche ». Que voulez-vous… j’étais en plein dans ma phase nerd assumée.
  Ma gang et moi, on vivait dans un univers parallèle comprenant du Donjons et Dragons le vendredi soir, Nintendo le dimanche, et entre les deux, des soirées à rire devant des films douteux de Bleu Nuit dans un sous-sol un peu louche.
  Disons que la proximité des femmes n’était pas exactement en haut de la liste. Et moi, ben… je ne réalisais pas encore tout ce que je mettais sur pause.
  Au Québec, on parle souvent d’un premier french autour de 14-15 ans et d'une première relation sexuelle vers 16-18 ans… guuuurlp… moi j’arrivais neuf ans en retard.
  Je ne me souviens pas avoir subi une grosse pression pour « me trouver une blonde ». Par contre, la jalousie, elle, était là, bien installée, mais sans virer en drame. C’était plus subtil.
  Je voyais mes meilleurs amis disparaître un à un dès qu’une fille entrait dans leur vie. Ils changeaient de planète sans me donner l’adresse. Il y avait aussi les histoires qu’on me racontait, les petits détails croustillants qu’ils laissaient traîner comme des miettes, juste assez pour nourrir mon imagination.
  Je me souviens même, chose jamais raconté à personne, avoir déjà monté un genre d’autel improvisé pour demander à une puissance mystique, à Dieu, dans le fond, parce qu’on était pas mal pieux à la maison, d’avoir moi aussi une amoureuse. Résultat ? Rien. Zéro. J’aurais peut-être dû demander à… Satan… hihihi.
  Bon, si je continue dans les chiffres, entre 17 et 26 ans, environ 80 % des hommes ont eu leur première relation sexuelle… isssh. Merci les statistiques pour le petit coup de pied au cul gratuit.

  Ok, j’arrête de me faire un procès. Je sais bien que ce n’est pas une compétition. Même si, mettons, certains films m’ont donné une autre version de la réalité… disons que ça poussait fort sur l’idée de « devenir un homme » le plus vite possible.
  Sans que je sois obsédé, c’était là pareil, en arrière-plan, une petite voix fatigante qui revenait avec la même question « pis… quand est-ce que tu te trouves une blonde ? »
  Comment répondre à ça quand tu ne sais même pas à quoi ça ressemble, pour vrai, des sentiments partagés ? Mais enfiiiiiiin… j’allais finir par comprendre. Et surtout… par goûter à ce fameux partage de salive.
  Un soir… un après-bal de finissants de cégépiens, pas le mien évidemment, tout bascule.
  Je me souviens d’amis, d’un vieux bungalow perdu dans une petite ville, une grande cour, une piscine hors terre, de la musique rock beaucoup trop forte, des bouteilles et des canettes qui circulent sans arrêt.
  Le genre de soirée où tu te demandes si quelqu’un est en charge et la réponse, c’est non. Ça me fait penser à une ambiance de film années 90, avec du monde qui arrive de partout, genre les films The Hangover et American Pie.
  Ce n'est pas la banlieue propre avec des haies bien taillées style quartier cossu de ville de Laval. C’est plus une rue un peu oubliée, bordée de champs de maïs, avec un vibe légèrement « fin du monde, mais on fait le party pareil ».
  Dans mes souvenirs un peu flous, ça ressemblait à un open house. Du monde de tous les horizons, invités ou non, qui débarquent avec leur six-pack comme billet d’entrée. La règle semblait simple : tu remplis le vieux bain plein de glace avec ce que t’as apporté… pis t’es bienvenue.
  Ouf. Je n’avais jamais vécu ça avant. Et honnêtement… même aujourd’hui, ça reste unique.
  Il y avait de tout. Des jeunes, des moins jeunes, du monde clairement trop vieux pour être là… mais présents pareil, ayant trouvé la faille dans le système pour être là. Toute la pyramide des âges réunie autour d’un même objectif : boire, rire et faire la fête.
  L’ami qui nous y avait amenés nous a présentés à un homme très bavard. Apparemment fraîchement sorti de prison, si on se fiait à ses histoires racontées avec beaucoup de détails et peut-être un peu d’imagination.
  Le gars avait le look complet du motard des années 90, soit la barbe, le bandana, la veste de cuir patchée, la voix rauque d’un gars qui a vu des affaires, une cigarette toujours en place, des bras tatoués et, contre toute attente, super sympathique.

  Disons qu'avec nos faces de geeks un peu perdus, on ne fittait pas exactement avec le décor. Mais en même temps… c’était la beauté du party. Personne ne fittait vraiment, alors tout le monde fittait pareil.
  Il y avait du monde qui fumait des trucs que je ne reconnaissais pas à l’époque ou que je n’avais jamais vus en vrai à 23 ans. Pour vrai, mes expériences avec la drogue sont pas mal restées à ce niveau-là depuis.
  Je regardais ça intrigué, les joints qui passaient de bouche en bouche à une époque où le mot COVID sonnait encore comme un mauvais film d'horreur série B.
  On m’offrait des cigarettes roulées avec du hasch que je refusais poliment avec un éternel sourire nerveux. De toute façon, je n’avais pas besoin de ça pour être euphorique, l’ambiance faisait déjà la job.
  Ma curiosité était à son maximum en voyant ce qui se tramait dans le fond de la cours. Sur le bord de la clôture, juste avant le champ de maïs, certains couples, pas si vieux que ça, étaient déjà rendus ailleurs.
  Disons qu’ils n’étaient plus dans le petit bec timide. Et moi, ben j’assistais à ça pour la première fois, pour vrai. Même si ces gens pensaient être cachés dans la noirceur, les lumières de la cour avaient un œil sur les fellations.
  Je ne savais pas trop où regarder, à la fois fasciné et mal à l’aise, les regards autour me disaient « relaxe man… c’est normal ici ». Ouf… ma pudeur maladive n’était pas tout à fait au même party.
  Mais bon, je n’étais pas là pour jouer au voyeur. J’ai ramené mon attention à contrecœur, sur la boisson et mes amis.

  À l’époque, j’avais une bonne tolérance avec l'alcool. Je pouvais en prendre pas mal avant que mon corps décide de me rappeler à l’ordre. Parce que quand ça commence… ça arrête rarement proprement.
  Ce n’était clairement pas une soirée où tu veux te retrouver à chercher un coin sombre pour te soulager comme un gars de bois. J’avais quand même un minimum de décence… comparé à certains spécimens sur place.
  Il fallait y aller pour la salle de bain. Ouf. Je n’étais pas prêt pour ça.
  Je peux tolérer pas mal d’affaires. Une cuisine de party en fin de soirée, aucun problème, une montagne de déchets digne d’un collectionneur compulsif, ça passe. Mais la porte de l’unique salle de bain grande ouverte, avec un trafic constant d’humains… et de canins… j’avais de la misère.
  Dans cette salle de bain, il y avait une dynamique particulière. Des filles entraient pour se recoiffer en riant pendant que des gars pissait comme si de rien n’était. Ça circulait, ça parlait, ça rigolait.
  J’étais planté dans le cadre de porte, à observer ça comme un anthropologue qui a clairement choisi le mauvais terrain d’étude. Bloqué, pudique et pas mal dépassé. « Ciboire… qu’est-ce que je fais icitte ? »
  Impossible pour moi d’imaginer aller aux toilettes pendant que quelqu’un me regarde. Encore moins quelqu’une, tant qu’à y être.
  Ce qui est drôle aujourd’hui, quelques années plus tard, certaines femmes m’ont fait comprendre que je n’avais peut-être pas tant de raisons de stresser de ce côté-là. Mais à l’époque… aucune idée.
  Pis je n’allais certainement pas commencer à me comparer en regardant autour dans cet obscur bungalow.
  Par miracle, la salle de bain s’est vidée. J’ai pu respirer et me soulager la vessie. Le chien est entré.
  Un gros chien gris débarque, fait son tour comme s’il était chez lui, ce qui est probablement le cas, et manque de me faire dévier de trajectoire. Je tente de rester concentré, de finir ça dignement. « Ne te dérange pas, jeune homme, je fais juste me refaire une beauté. »
  Pardon ?
  Je lève les yeux. WHAT ? Qu’est-ce qu’elle fait là ? Elle voit bien que c’est occupé ! Moi qui redoutais ce moment depuis tantôt… voilà qu’on m’ajoute un public.
  Évidemment, une femme. Petite jupe, top sport, assurance totale pendant que je fige grave. Un mélange de panique et de distraction, elle devait le voir dans le miroir.
  — Lise ? T’es icitte ? Viens-t’en, on t’attend !
  Une deuxième femme débarque, coupe garçonne, énergie pressée.
  — J’arrive, répond Lise en se regardant dans le miroir, ajustant tranquillement son affaire. Tu sais, jeune homme… j’en ai déjà vu d’autres. Tu peux continuer.
  — Heu… o… ok…
  Je réussis à sortir ça comme si je passais un examen oral.
  — Allez… accouche, Lise !
  — Moi c’est Lise, dit-elle en se tournant vers moi, me tendant la main comme si on était dans un 5 à 7 professionnel. À plus tard !
  Et elle repart, comme ça, naturellement. Je reste là deux secondes à essayer de comprendre ce qui vient de se passe… avant de me pincer question de savoir si je ne suis pas dans un cauchemar.

  Dehors, je faisais tout pour éviter de me retrouver dans le champ de vision de Lise, qui avait beaucoup de fun avec sa gang. On m’avait glissé à l’oreille qu’elle était une très bonne amie du « libéré ». J'ai saisi le message !
  Je faisais tout ce qu'un nerd un peu anxieux fait dans un party intense : prendre des bières, jaser avec des gars saouls et espérer que le temps fasse son œuvre.
  Sans avertissement, une petite blondinette bien ronde fait son entrée magistrale dans mon champ de vision.
  Je l’ai remarquée avant même de la voir, à cause de son rire cristallin. Un rire clair, franc, qui coupait à travers le bruit. Elle s’est assise à côté de moi, la chose la plus normale au monde dans un party, et elle m’a jasé, avec moi, l'introverti.
  — T’as l’air sage pour cette soirée.
  Je me suis mis à rire nerveusement, un réflexe automatique encore bien fonctionnel aujourd’hui.
  — Je pense que je suis un peu perdu.
  — Wow, nous sommes deux dans le même néant.
  C'est ainsi que mon histoire de feelings débute pour le vrai, les péripéties de la salle de bain ne comptent plus.
  Je me souviens de son rire, de son parfum, de la chaleur de sa main. Les souvenirs demeurent… flous, mais l'essence est bien vivante. À un moment donné, on s’est retrouvés sous la pergola, main dans la main, pour placoter. De quoi ? Aucune idée.
  Fascinant ! Parce que quand tu tombes dans une bulle d’attirance, ton cerveau enregistre surtout les sensations… pas le contenu. Mais bon… si je me fie à l’énergie du moment, ça devait ressembler à quelque chose comme… ouin…
  — T’es venu avec qui ?
  — Des amis… là-bas… dis-je en pointant vaguement sans regarder. J’essaie de survivre plus que d’avoir du fun.
  — Survivre ? Dis-moi en plus !
  — Ouais… je suis pas bâti pour les partys comme ça. Trop de monde, trop de bruit, pas assez de coins tranquilles.
  — Ben t’es tombé sur le bon coin, alors.
  — Ouin… j'avoue.
  Elle rit. Encore, je reste tellement accroché à ses éclats.
  — Et toi ?
  — Moi ? Je me promène, je parle à du monde, je ris fort… pis j’évite les gars trop collants.
  — Ah ! Bon… je suis pas dans cette catégorie-là au moins.
  — Non… toi t’es dans la catégorie intriguant calme. J'avais besoin d'enquêter !
  Je souris, un pas mal content finalement, de l'intérêt qu'elle manifeste envers ma personne.
  — Intriguant… j’vais prendre ça.
  Évidemment… Carl.
  — OOOOOH mon gars !! T’étais iciiii ! Tu nous avais abandonnés !! Pis là t’es avec une belle madame en plus !
  — Belle madame ? qu’elle répète en riant.
  — Ouais madame, prenez soin de lui, s'tun fragile !
  — Ok ok, laisse-nous, dis-je en essayant de garder un minimum de calme.
  — NON NON attends ! Il a jamais de fun d’habitude, fait que si vous le faites sourire de même… continuez !
  Je lui mets une main dans le dos.
  — Décâlisse…
  — J’vous laisse ! MAIS JE REVIENS !
  Il repart en criant quelque chose d’incompréhensible. Silence obtenu avant qu'on éclate de rire.
  — Tes amis sont…
  — Un peu beaucoup funny quand ils ont bu.
  — J’adore.
  — Désolé pour l’interruption.
  — Non, ça me rassure.
  — Comment ça ?
  — Ça veut dire que t’es vraiment comme ça. Pas juste un gars weird qui joue au calme.
  — Wow… merci… je pense ?
  — C’est un compliment.

  Un autre « ami » passe en arrière.
  — HEYYY le romantique sous la pergola !!
  Je lève les yeux au ciel. Elle rit encore, mais plus doucement cette fois.
  — On était rendus où, nous deux ?
  — Aucune idée…
  — Parfait. On recommence.
  Sa main se rapproche de la mienne.
  — Ok… t’aimes quoi dans la vie, à part survivre aux partys ?
  — En ce moment ?
  — Ouin ?
  — Être ici.
  Petit silence. Elle me regarde autrement.
  — Bonne réponse.
  La musique devient plus lointaine. Ou peut-être qu’on l’entend juste moins. Nos visages se rapprochent.
  Personne ne m’avait expliqué comment faire, je n’avais jamais pratiqué. Rien. Zéro. Mais quand nos lèvres se touchent, c'est l'illumination, je comprends tout.
  Les lèvres, la langue, le rythme, les respirations, mon cerveau décroche complètement. Hoooolala… la première fois, c’est quelque chose. Des longs, deeees trèèèès loooongs frenchs, c'est débile !
  On rit entre deux baisers, on se murmure des niaiseries qui ne veulent rien dire, mais qui ravivent chaque fois l'envie de se frencher. On se touche timidement… et dans ma tête, « OK… c’est donc ça. »
  Évidemment, la soirée finit par me rattraper. Mon groupe voulait quitter pour aller finir la nuit dans un bar dont j’ai complètement oublié le nom… et qui n’existe plus aujourd’hui.
  Mais avant de partir, moi et elle avons échangé nos adresses courriel. Oui oui… le courriel, une autre époque. Avant de se quitter pour de bon… un dernier baiser. Le genre qui te donne envie d’annuler tes plans et de rester là.

  On s’est revus quelques fois par la suite. Juste assez pour qu’elle reste bien ancrée dans ma mémoire et que je vous en parle avec plaisir.
  J’ai compris cette chose, que s'embrasser, ça ne s’apprend pas, ça se ressent. Le reste, sucoter, mordiller, lécher… ça s’apprend en chemin, avec plaisir disons-le.
  Évidemment, j’ai tout raconté à mes amis. Le trajet jusqu’au bar n’a pas été de tout repos. Une vraie enquête, version gars saouls.
  L’expérience ne s’est pas répétée dans le bar, déjà que la première fois était sortie de nulle part… on ne va pas trop en demander à l'Univers. J’imagine que l’alcool aide à enlever certaines barrières… même si ça n’aide pas toujours pour l’haleine, mettons.
  Pssst… entre toi pis moi… j’ai souvent pensé que les rondes avaient ce petit quelque chose de plus… celui qui fait partir les feux d’artifice sans avertissement. Mais ça… on y réfléchira dans une autre histoire. À la revoyure et mille mercis pour votre passage sur le blogue. 


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