202- Frissons fiscaux (04AVR26 1/1) !
Ça fait un petit bout que je jongle avec l’idée d’écrire sur quelques petites « légèretés professionnelles » ! Je me lance dans un autre sujet un peu flou, mais pas à la façon d’un vaguepost Facebook mystérieux qui ne dit rien et fait semblant de tout dire.
J’ai plutôt envie de tergiverser sur une observation bien réelle et très… corporelle, hihihi ! Attention, c’est le genre de constat qui ne repose que sur mon expérience personnelle, qui n’a pas de propension à être scientifique, même si je vais m’amuser à bricoler un semblant de théorème.
C'est ça qui arrive lorsque vous accumulez des moments où trop de coïncidences finissent par cogner fort et qu’on se dise : « bon, il y a peut-être quelque chose là ».
Je serais bien incapable de dire quand j’ai commencé à remarquer une petite singularité dans les professions de mes charmantes rencontres, qu’elles aient été amoureuses, amicales ou simplement croisées au détour d’un corridor. Peut-être que c'était après la troisième ou la quatrième rencontre marquante. Ou bien, peut-être que c'est en faisant défiler distraitement mes réseaux sociaux un soir de semaine. Et encore, peut-être que c'est juste en ouvrant les yeux au boulot, dans les corridors, en réunion Teams caméra ouverte, café à la main et sourire un peu figé.
Toujours est-il que la question a fini par s’imposer en me tapotant l’épaule : « pourquoi y a-t-il autant de femmes rondes qui occupent une profession liée, de près ou de loin, à la comptabilité » ?
Coïncidence ? Peut-être que oui, peut-être que non. Je vous vois déjà préparer la réplique toute faite pour ce genre d'occasion : « Ben voyons, c’est parce que la comptabilité, c’est des heures assises et des journées à naviguer entre la machine à café et Excel… un métier de sédentaire. »
Franchement, c’est un peu trop facile comme explication. Pour tout vous dire, ça frôle le raccourci grossophobe de s’y accrocher sans réfléchir deux secondes.
La comptabilité est un univers cartésien fait de chiffres, de bilans et d’échéances n'attendent pas. Alors regardons ça ensemble la tête froide et tentons de déceler les secrets derrières ma question de base et les autres qui suivront.
« Est-ce que cette profession, qui ne tolère pas l’erreur dans une balance de résultats bien ficelée, attire vraiment un type de personne en particulier, peu importe la silhouette » ?
Les chiffres, c’est un langage à part entière. Certains le parlent comme une langue maternelle, d’autres l’apprennent avec application, d’autres encore préfèrent l’éviter comme un appel de numéro inconnu.
Maîtriser les chiffres ne dit rien sur la valeur d’une personne ni sur son intelligence. Cela dit, s’orienter vers un métier où les chiffres occupent le centre du jeu demande souvent un certain type d’élan mental, ressemblant au goût pour la structure, à une tolérance limitée au flou, à une pensée analytique qui aime démonter les problèmes pièce par pièce et à une minutie instinctive.
Déjà en partant, on saisit que les chiffres n’exigent pas un corps précis, ils attirent surtout des personnalités pour qui les nombres deviennent un choix de carrière par… osons le mot… affinité cognitive, comme d’autres personnalités sont happés par les mots, les relations humaines ou la création visuelle.
Des recherches en psychologie autour du modèle des Big Five (allez lire cette théorie sur internet, c'est trèèèès introspectif) montrent d’ailleurs que les domaines analytiques attirent un peu plus souvent des profils assez reconnaissables : des gens un peu plus introvertis que la moyenne, très à l’aise avec le travail autonome, capables de longues périodes de concentration et, disons-le, moins dépendants de la stimulation sociale constante.
En écrivant ça, je me revois en télétravail, caméra fermée, à me demander si quelqu’un va oser briser le silence… en me disant, « ouf. Mais il ne faut pas caricaturer non plus. Il existe des virtuoses d'Excel franchement extraverties, surtout en gestion, en consultation ou en fiscalité stratégique ». Puis, disons, Cynthia, cette collègue rondelette contrôleuse de gestion qui lance en riant, « bon, cé qui qui veut parler de déflation masculine aujourd’hui » ? Déclenchant des fous rires relayés aux travers les ondes.
La comptabilité reste un monde de normes, de procédures et de cadres légaux, avec ce petit parfum de contrôle qui flotte dans l’air. Rien de croustillant ici, je parle du vrai contrôle, celui d'une saine gestion. C'est vraiment un univers où la rigueur est rassurante pour ceux qui y gravitent, où la précision des données est une forme de langage, et où certaines personnalités se sentent tout simplement à leur place.
Revenons donc à un postulat qui me trotte sérieusement dans la tête : « le besoin de contrôle, la sensibilité au jugement social, l’introversion et le besoin de structure… ces petits bidules psychologiques souvent associés aux domaines analytiques, est-ce qu'ils s'acollent davantage au profil des femmes rondes » ? Ouin, ouin, ouin, je vous entends déjà soupirer.
Vous savez autant que moi que le poids corporel n’est pas garant des traits de personnalité. C’est un état influencé par la génétique, la santé, le contexte socioéconomique, les hormones, le stress et tout le reste.
Rien ne permet d’attribuer un profil psychologique spécifique aux femmes bien en chair. Par contre, ce qui est bien documenté, c’est que les personnes en surpoids subissent davantage de stigmatisation sociale.
Cette stigmatisation peut entraîner, chez certaines, de l’anxiété sociale qui se manifeste tantôt par un retrait discret, tantôt par une forme d’hypercompensation où l’on s’affirme avec aplomb. « Oui, j’ai une opinion, et non, je ne vais pas me retenir de l’avoir », pourrait dire l’une d’elles en réunion.
En cherchant à répondre à mon postulat, je suis tombé sur le concept des quatre postures relationnelles : la passivité où je perds pendant que tu gagnes, l’agressivité où je gagne pendant que tu perds, la manipulation où personne ne gagne vraiment, et l’assertivité (la capacité de s'affirmer, d'exprimer ses opinions, ses émotions et ses besoins de manière directe et honnête, tout en respectant ceux des autres) où chacun trouve sa place.
Honnêtement, plus je lis là-dessus, plus je me dis que les méandres de la psychologie sont remplis de cadres qui me donnent autant de réponses que de nouvelles questions.
Ces explications sont moins satisfaisantes que je l’aurais voulu. Par exemple, deux personnes vivant le même shaming peuvent développer des trajectoires complètement opposées.
Alors, c’est quoi la patente ? Ça à l'air que suis encore beaucoup trop loin de résoudre mon postulat. Mon cerveau a probablement fait un raccourci du genre « rondeur plus chiffres égale patern repéré ».
Comme j’ai eu plusieurs connaissances et quelques expériences intimes avec des femmes rondes qui travaillent avec des chiffres, mon échantillon personnel peut bien être minuscule, mais il est chargé d’émotions et solidement ancré dans ma mémoire.
Mon cerveau, fidèle à lui-même, a dû déceler un modèle relationnel. D’un point de vue scientifique, mon échantillon n’est ni grand ni aléatoire, il est façonné par mon environnement et par mes propres préférences. Mon postulat parle donc de mon univers, impossible de le transposer sur une population entière.
Ce même cerveau d’intello un peu trop rationnel recherche une cohérence narrative, d’où l’énergie que j’ai mise dans cette idée de postulat. Si je reformule ma prémisse en disant plutôt « il existe un type psychologique chez ces femmes qui m’attire plus que d'autres », je m’approche peut-être d’une piste plus solide.
Peut-être que je suis naturellement attiré par des femmes intelligentes, structurées, compétentes, qui dégagent un certain sentiment de maîtrise ? Et peut-être que les femmes rondes que j’ai rencontrées incarnaient justement ces qualités.
L’équation que j’avais bricolée, « rondeur + chiffres », cachait peut-être en réalité d’autres variables comme « stabilité + maturité + intelligence + contrôle ».
Mon intellect a tenté d’en faire une catégorie, ce qui est très humain en soi. Transformer une préférence personnelle en loi sociologique, par contre, c’est une autre histoire… même si c’est franchement amusant d’y penser.
Quand on laisse de côté ma pseudo-science pour regarder les données réelles, le portrait devient plus nuancé et tout aussi intéressant. Au Québec, les professions de soutien administratif et de bureau demeurent très largement occupées par des employés du genre féminin.
Les données gouvernementales estiment que près de 95 à 97 pour cent des postes d’adjointes administratives et d’employées de bureau sont occupés par des femmes.
En parallèle, les statistiques de santé publique rappellent qu’une proportion notable de la population adulte vit avec un surplus de poids, autour d’un quart des travailleurs selon certaines estimations.
Autrement dit, il n’est pas surprenant de croiser des femmes de toutes morphologies dans les milieux de bureau. Cela reflète simplement la diversité réelle de la société.
Les bureaux et les professions ne fabriquent pas un type de corps ni un type de personnalité ; ils rassemblent surtout des emplois stables et accessibles largement occupés par des femmes, ce qui suffit à expliquer mes impressions sans invoquer une théorie plus exotique.
Bon, je réalise que ce qui me fascine n’est pas le fantasme facile, mais bien l’archétype. Cette figure de femme qui voit clair, qui tranche sans hésiter, qui assume ses formes comme elle assume des décisions d'affaires, avec cette assurance qui donne un petit frisson, un genre de fourmillement difficile à ignorer.
Je me dis en souriant tout seul que je peux bien vous donner une petite liste bien chaaaaude pour continuer à rêver à ces univers où un bilan qui ne balance pas devient un défi personnel, où la prise de contrôle des états financiers dépasse un peu la simple tenue de livres. Parce que oui, mon budget imaginaire pour ces femmes dodues a toujours eu tendance à… dépasser les prévisions !
D’aussi loin que je me souvienne, ma première rencontre avec une femme issue de ce milieu administratif matheux remonte à une adjointe administrative qui faisait aussi de la technique comptable, gérait l’accueil et jonglait avec les rendez-vous de la clientèle, dans tout petit un cabinet médical.
Une femme… ouf… encore aujourd’hui, un souvenir impérissable. Je n’ai pas encore raconté son histoire sous la forme d'un texte, mais ça viendra, promis. Disons simplement qu’elle incarne l’archétype qui s’est gravé dans mon imaginaire, avec une présence qui… débordait de confiance.
Elle savait exactement ce qu’elle voulait, et moi je savais très bien que je ne pouvais pas toujours répondre à l’intensité de ses attentes, même en organisant nos rencontres au quart de tour. Sans voiture, jouer au chauffeur improvisé compliquait les choses, mais ça ne change rien au fait qu’avec elle, j’ai croisé un idéal qui m’habite encore.
Pas besoin d’entrer dans les détails pour comprendre que cette adjointe au tempérament affirmé n’en était pas à ses premières aventures… elle savait comment me conduire par la… hem… peau du cou. Les rencontres se déroulaient avec une aisance qui me laissait à la fois admiratif et un pas mal essoufflé. Ouf !
Ma deuxième histoire, que j’ai déjà racontée par fragments ailleurs, concernait une technicienne comptable un peu plus jeune que moi, mais tout aussi déterminée. Encore une fois, je vais vous épargner la description physique, disons seulement que mes préférences étaient largement comblées.
Drôle d’aventure que celle-là, où elle m’avait choisi pour explorer un fantasme bien précis, ce fameux trip à trois qui fait lever bien des feelings. L’histoire s’est arrêtée avant même que je commence à chercher la troisième roue, comme quoi la théorie et la pratique ne marchent pas toujours main dans la main.
Ce que je retiens surtout, c’est sa façon de me pousser hors de ma zone de confort, parfois avec un simple geste, parfois avec un regard qui en disait long. « T’es capable de plus que tu penses, toi et ta queue », me glissait-elle, et je la croyais volontiers.
Au boulot, il y a une technicienne à la paie, qui ne sort presque jamais de son antre, mais suffit à faire dérailler mon calme rien qu’en la croisant dans un corridor.
Un simple « bonjour » de sa part réveillait instantanément les papillons et apercevoir sa silhouette hors norme dans une robe d’été au décolleté assumé déclenchait chez moi un véritable feu d’artifice intérieur.
Sérieusement, je n’avais d’autre choix que de me rendre à l’évidence, sa présence avait sur moi un effet difficile à ignorer chaque fois qu’elle mettait les pieds dans le département.
Je me rappelle très bien son arrivée il y a quelques années. Je m’étais présenté avec un sourire trop enthousiaste pendant qu’elle plongeait déjà tête première dans ses chiffres dès l’instant où elle avait obtenu ses accès informatiques.
Elle est encore à l’emploi au moment où j’écris ces lignes, même si les réorganisations ont transformé son secteur en espèce de territoire quasi secret où l’on ne s’aventure que pour des raisons sérieuses… ou avec une bonne excuse.
Je pense aussi à une autre femme, professionnelle et gestionnaire dans une grande entreprise québécoise, une vraie jongleuse de ratios, de quotas et de prix de revient.
J’ai déjà raconté son histoire quelque part dans le blogue, mais il faudrait que je la revisite avant de vous y renvoyer. Ce qui me frappe encore, c’est qu’elle pouvait perdre tous ses moyens pour un simple french, alors que dans le travail son esprit restait aussi tranchant que ses analyses.
Ses désirs suivaient une logique presque méthodique, planifiant aussi bien ses élans que ses équipes. Je me suis souvent dit en riant qu’il valait mieux pour moi ne pas être dans sa ligne hiérarchique, parce qu’elle n’aurait eu qu’à écarter les genoux pour que je m’exécute sans discuter.
La dernière anecdote que j’ai envie de partager est toute récente et franchement savoureuse. Lors d’un événement professionnel un peu mondain, un collègue a croisé par hasard la comptable qui s’occupe des livres de son entreprise.
Quand je l’ai rencontrée à mon tour, poignée de main ferme et regard assuré, j’ai senti mon aplomb vaciller de façon presque comique. Elle était plus petite que moi, mais occupait l’espace avec bourrelets et menait la conversation avec une autorité dominatrice.
Pendant qu’elle discutait fiscalité avec mon collègue, je me surprenais à écouter avec un intérêt beaucoup trop attentif, rendant chaque phrase plus importante que la précédente et à reluquer son belly apron bien rond.
Encore aujourd’hui, je taquine mon collègue en lui demandant de lui glisser ce petit mot, qu’elle compte un admirateur discret quelque part.
Au fond, ce texte n’est peut-être pas tant une enquête sur la comptabilité qu’un miroir tendu vers mes propres fascinations. Derrière mes pseudo-théorèmes et mes clins d’œil aux statistiques, je remarque davantage ce qui me touche déjà.
Je sais que mon regard n’est pas neutre, il est chargé d’expériences et de souvenirs qui colorent ma réalité bien plus qu’un état financier pourrait le faire.
Il y a quelque chose de très humain dans ces envie de relier les points, de tracer des lignes entre des patchworks qui n'existe probablement pas et d’y voir une logique qui rassure. Peut-être que mon « pattern détecté » n’est rien d’autre qu’un fil narratif (lien logique et cohérent qui relie les événements, les personnages et les actions d'une histoire du début à la fin) que je tricote pour comprendre pourquoi certaines… humaines… me marquent plus que d’autres.
Si je suis demeure honnête jusqu’au bout, ce qui me captive n’est ni un titre d’emploi ni une statistique, mais cette rencontre entre compétence, structure et personnalité puis le tout saupoudré d'une pincée de domination.
Je ne prétends pas avoir découvert une loi cachée entre deux colonnes de chiffres, je m'aperçois surtout avoir confirmé que mes attirances parlent souvent davantage de nous… beaucoup plus qu'on y croit.
Ma vraie conclusion est simplement d'accepter que « même les réflexions les plus sérieuses peuvent naître d’un simple frisson ».
La prochaine fois que vous aurez entre les mains un bilan parfaitement équilibré, derrière ces états de compte il pourrait y avoir, par coïncidences, une technicienne en comptabilité aux bourrelets avenants qui n'attend qu'à combler ses fantasmes… huhuhu… gardez l'esprit ouvert !
Encore un énorme merci pour votre passage sur le blogue. À la revoyure !
#comptabilité #bureau #fiscalité #chiffres #excel #rencontres #réseauxsociaux #corridor #réunion #travail #québec #statistiques #psychologie #bigfive #introversion #structure #analyse #bilans #taxes #profession #administration #collègues #événement #conversation #emploi #carrière #données #gestion #tableur #entreprise
#comptabilité #bureau #fiscalité #psychologie #québec
Et n'oublie pas de faire tes impôts hihihi à Montréal j'ai payé ma dette de 755$ vendredi et je vais mettre 50$ de côté par mois pour payer l'année prochaine car je n'ai plus d'or à vendre dans mon coffre à bijoux hihi. Mange du chocolat avec moi hummmm
RépondreEffacer